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26 avril 2007

Il n'y a qu'un choix pour la France : Ségolène ROYAL

medium_cerisier.jpgSégolène Royal est la seule, des deux candidats encore en lice, capable d'ouvrir et de tracer un horizon à la société française. Elle incarne seule une voie d'ouverture vers le progrès social, les réformes dont la France a besoin pour affronter la mondialisation.

 Elle offre une nouvelle perspective de gouvernance politique dont la France a besoin pour sortir de la crise de confiance politique dans laquelle elle se trouve depuis de nombreuses années.

Face à un candidat qui met son "moi" en avant et dit en permanence "je ferai...", Ségolène Royal ose affirmer qu'elle n'a pas encore toutes les clés, toutes les solutions et qu'elle a besoin des Français et des Françaises pour construire les solutions. Elle revigore la politique en montrant qu'elle n'est pas porteuse de la vérité, mais d'une dynamique de construction...

Alors, il y a ceux qui mettent en vant le coût du programme socialiste. Pour la première fois, dans une élection, un candidat socialiste ose parler des devoirs qui assortissent les droits. Là où le candidat de la droite promet la suppression de droits, Ségolène Royal prône la responsabilité. Pas de droits sans devoirs. C'est une avancée fondamentale pour redonner du sens à notre société, trop prisonnière de la poursuite de la croissance et de la consommation. C'est un ingrédient essentiel pour promouvoir le vivre ensemble que nous avions oublié.

16:25 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

25 avril 2007

pour une pratique citoyenne du sport...

medium_2711854735.jpgAvec nos impôts, nous payons des installations sportives coûteuses tant en investissement qu'eun fonctionnement : gymnases, courts de tennis, piscines, stades...

Pourtant ces installations sont sous-exploitées. Dans la plupart des communes elles sont, en dehors des piscines, réservées aux scolaires et aux clubs sportifs. La pratique sportive des clubs est un moyen de promotion de l'image d'une ville par le sport. Mais un club sportif, au regard de la population totale d'une ville, ne compte que très peu d'adhérents.

Il est néanmoins une autre manière de concevoir le sport: une pratique citoyenne tournée vers l'amateurisme et le sport comme source de détente, de lien social et de politique de santé publique pour lutter contre l'obésité notamment.

Les installations sportives, toujours fermées, en dehors des heures d'utilisation par les clubs ou les scolaires, pourraient parfaitement être mises à disposition de la population qui souhaite faire du sport de manière ponctuelle, sans forcément s'inscrire dans un club. Des plages de sports collectifs peuvent être programmées dans ces installations : volley, basket, badmington... reposant sur une participation libre et gratuite des citoyens de la commune.

Avec un encadrement fourni par la commune, cette pratique nouvelle du sport permettrait de diffuser le sport comme loisir, comme espace de rencontre et de lien social dans la ville et comme un accroissement de l'utilisation d'installations coûteuses et sous utilisées.

Cette pratique existe déjà pour les piscines (moyennant participation financière). Elle pourrait tout aussi bien se diffuser, avec une politique de communication adaptée, aux autres sports pouvant se pratiquer en stade ou en gymnase.

11:02 Publié dans Prairie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24 avril 2007

La faute à la participation...

medium_3876272967.jpg"La faute à la participation exceptionnelle"! (source Le Monde du 24-04-2007) Voilà l'argument trouvé par la municipalité d'Issy pour expliquer le fiasco de ses machines à voter. C'est quand même un comble, on organise des élections avec un gadget ultra moderne qui permet de supprimer toute forme de transparence et le contrôle démocratique... et les citoyens se déplacent en masse.

Cela en dit long sur la conception étriquée de cette droite raliée à Nicolas SARKOZY par intérêt... Il faut de l'abstention pour valoriser les gadgets.

Au contraire de ces élus, saluons la participation, le retour aux urnes des citoyens. C'est une belle et grande chose que de pouvoir voter. Certains ont payé de leur vie la conquête ou le maintien de ce droit. D'autres luttent toujours pour l'obtenir.

09:50 Publié dans balcon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23 avril 2007

Sarkozy, l'imposture de la rupture.

medium_2217225666.jpg J'ai un sentiment bizarre, une espèce d'incrédulité devant le score de Nicolas Sarkozy hier soir. Je ne comprends pas comment toute une partie de la population française a pu se laisser abuser par un homme qui manie populisme, revirements de position (comme Jacques CHIRAC il y a quelques années). Les Français ont mis au coeur de leurs priorités l'emploi. Ils ont pourtant porté en tête du 1er tour de l'élection présidentielle, un homme qui incarne le libéralisme économique sauvage du modèle américain, la régression sociale et le recul des libertés citoyennes.

 Il est paradoxal de constater que les Français se sont massivement exprimés, faisant vivre une démocratie que l'on croyait moribonde, mais en plaçant en tête un homme qui revendique un amenuisement des libertés d'expression, de circulation...

 Nicolas SARKOZY prétend incarner la rupture. Or, il a été membre des différents gouvernements sous le quinquennat de Jacques CHIRAC. Il a surtout ravi aux chiraquiens le parti le plus puissant que la France n'ait jamais connu. Pendant 5 ans, il avait à ce titre, fort d'une majorité parlementaire écrasante, les moyens d'imposer à un chef de l'Etat si mal élu, une autre politique. Il avait les moyens, si la situation de la France est telle qu'il la décrit, d'agir en forçant le chef de l'Etat à le nommer Premier Ministre. Rien de cela ne fut pourtant...

C'est donc que Nicolas SARKOZY a laissé la situation se détériorer sciemment, avec en seule ligne de mire la conquête de la magistrature suprême. Il porte une responsabilité encore plus lourde alors, dans le bilan de Jacques CHIRAC. Il a laissé faire, pire il a cautionné une politique qu'il dénonce aujourd'hui.

Et il ne peut s'appuyer sur son légitimisme pour excuser cette perte de temps.

Par ailleurs, on ne peut rester insensible aux thématiques qu'il a développées pendant sa campagne. Il restera l'homme qui a mis à bas le mur que Jacques CHIRAC avait érigé entre la droite et le Front national. Il restera l'homme qui a cassé ce rempart dans notre système démocratique.

La rupture, si elle est de cette nature, est d'autant plus inquiétante, repoussante.

Il reste quelques jours pour repousser cette droite qui reprend Jaurès alors qu'elle ne fait que faire revivre Maurras et Barrès!

14:40 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Machines à voter: l'illusion de la modernité.

medium_foret.jpg Au nom de la modernité, nous avons subi à Issy-les-Moulineaux l'élection présidentielle par voie électronique... passons les péripéties autour de la mise en place de ces machines (celles qui firent florès en floride). je vous renvoie pour ça vers des sites amis (http://www.josephdion.com/ ou http://pieuchot.blogs.com/)

Au nom de la modernité, le maire d'Issy-les-Moulineaux a imposé à ses administrés de faire jusqu'à 1h30 de queue pour qu'ils puissent s'exprimer!

 En démocratie, ce qui importe dans le vote, ce n'est pas la modernité du moyen, c'est la capacité donnée au peuple de s'exprimer.

En l'occurrence, il fallait attendre, braver les contraintes familiales, ne pas renoncer comme ce fut le cas pour de nombreuses personnes âgées...

Ce qui compte plus que tout, c'est que le système de vote français permet un contrôle de tout le processus par les citoyens (ce qui n'a jamais exclu les fraudes, certes), mais il y a transparence du fait de la matérialité du bulletin dans l'urne jusqu'à son dépouillement par des citoyens. Tout reste sous contrôle démocratique. Là, on s'en remet à une expertise externe qui échappe au contrôle démocratique, puisque même la commission d'appel d'offres de la ville n'a pas décelé que les machines acquises n'étaient pas agrées par le ministère de l'Intérieur.

Le citoyen vote, son choix est stocké dans la machine. Mais il ne sait rien du traitement informatique de son vote. Il est aisé de faire déporter une voix toutes les x voix sur un autre candidat sans que personne ne s'en aperçoive.

Le recours à la machine à voter est peut-être un outil d'avenir, mais pas sans choix démocratique. Les outils de référendum locaux existent pour solliciter l'avis de la population. En matière de démocratie, il ne sert à rien de passer en force, il ne sert à rien d'entretenir le doute sur les intentions, sur la transparence des scrutins en n'organisant pas de débat, en ne donnant pas sa place au citoyen dans la décision politique.

Gageons que dans quelques années, le vote papier retrouvera ses lettres de noblesse.

12:40 Publié dans balcon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note