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29 juin 2007
Rapport de la CRC sur Issy
La CRC d'Ile-de-France a rendu public son rapport d'analyse de la gestion de la ville d'Issy-les-Moulineaux. Ce rapport, dont on ne peut nier le sérieux, pointe des anomalies sévères dans la gestion de la commune.
1 - Les magistrats de la CRC estiment que la commune n'a pas respecté toutes les règles en matière de passation de délégations de services publics (DSP).
2 - Certains contrats passés par la ville sont dénoncés pour leur longueur excessive. Il en est ainsi de la SEM Issy Média qui a obtenu un contrat de 29 ans pour la gestion de la communication! Ce genre de durée est réservé à des infrastructures lourdes comme des réseaux d'adduction d'eau potable, pas des prestations qui s'apparentent à du fonctionnement. Idem pour la gestion du PACI ce somptueux palais des arts et des congrès dont le contrat de délégation a été conclu pour une durée de 30 ans!
3 - La CRC estime encore que les externalisations pratiquées par la Mairie sont chères. Leur efficacité économique n'est pas démontrée. La CRC pointe notamment le coût très important d'externalisation de la gestion des ressources humaines. Or on connaît le caractère sensible de ce domaine pour maintenir une administration performante, au niveau, motivée et convaincue de ses missions.
Depuis des années, nous dénonçions dans l'opposition le caractère hasardeux de certaines expérimentations du Maire en matière de services publics locaux. Le rapport de la CRC confirme ces analyses.
Il reste maintenant aux Isséens à prendre conscience que l'heure du changement est venue. Il n'est pas sain que les mêmes gèrent aussi longtemps les affaires d'une ville.
Afin de vous faire une idée non partisane, je vous livre en pièce jointe ce rapport public de la CRC.
Bonne lecture!
10:26 Publié dans balcon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Issy, CRC, rapport, alternance, services publics locaux
28 juin 2007
Une exigence de compétence!
Bientôt, nous allons entrer dans la phase active de préparation des élections municipales. Cette échéance sera cruciale pour nous à Issy-les-Moulineaux. Depuis trop longtemps nous supportons la même équipe marquée par la confiscation du pouvoir et des services publics locaux.
Cette ville a besoin d'un nouveau souffle, jeune, dynamique, ouvert, au service de la population. A quoi servent des équipements high tech s'ils ne sont pas utilisés par les citoyens, ou alors que moyennant un prix élevé. PACI, équipements sportifs, Halle de sports Robert Charpentier, Musée de la Carte à jouer... autant d'exemple d'une absence de démocratisation des services publics de la commune et de la Communauté d'Agglomération Arc de Seine.
En face, nous n'avons pas l'habitude d'exercer le pouvoir. Nous sommes enkylosés par 25 ans d'opposition.
Nous allons devoir nous réveiller, sortir de cette habitude de présenter des candidats qui font plus de la figuration que du fond.
Pour ma part, je souhaite ardemment que le critère de la compétence soit celui qui prévale dans le choix de nos candidats. Nous avons besoin de quelqu'un qui puisse incarner une alternative au Maire en place, qui soit capable de diriger une majorité, de proposer un programme aux isséens, de diriger une administration qui a subi tant de coups ces dernières années.
la gauche doit mettre en face du Maire sortant un décideur. C'est la seule option dont nous disposons pour sortir de l'opposition : la compétence au service des citoyens dans la proximité!
09:50 Publié dans balcon | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Issy, compétence, municipales 2007
refondation en marche...
Je vous fais partager cette intervention de mon camarade Benoît HAMON, lors du dernier conseil national du PS, dont je partage l'avis sur la droitisation que Sarkozy tente de nous imposer:
08 - Cn du 24 juin 2007 - Benoît Hamon
Benoît Hamon « Bonjour. Je n’avais pas tout à fait prévu de commencer de la manière dont je vais commencer. Comme beaucoup d’autres, je n’ai pas peur des militants, j’appartiens à la minorité de ce parti, au moins jusqu’au congrès du Mans. Et les orientations que j’ai défendues, je les ai défendues devant tous les militants, et au terme de leurs choix, j’ai été minoritaire lors de deux congrès. Je pense pourtant qu’aujourd’hui, une personne nous manque et qu’on ne peut pas se plaindre ou reprocher que le débat se déplace à l’extérieur du parti s’il relève désormais de l’exploit de mettre tous les dirigeants socialistes dans une même salle pour débattre.Je n’ai pas peur des militants et je suis d’accord avec François Rebsamen, le Parti doit continuer une campagne d’adhésion, il doit d’autant plus le faire que le processus qu’il ouvre et que nous soutiendrons à l’initiative du premier secrétaire est un processus qui doit être ambitieux, et qui pour qu’il le soit véritablement et qu’il soit utile, doit être en porosité avec le reste de la société et en particulier, les habitants, les citoyens de ce pays, et les hommes et les femmes qui voudraient nous rejoindre. Donc oui à une nouvelle campagne d’adhésion, une campagne d’adhésion en faveur de ce processus qui doit s’ouvrir à la gauche intellectuelle comme à la gauche sociale, comme à la gauche associative.
Pour autant, tout le monde nous parle maintenant de rénovation, je suis heureux, et on pourrait tranquillement ouvrir le grand robinet à eau tiède, laisser couler à flots, faire le grand numéro du grand baratin sur la rénovation et s’arrêter là, considérant que finalement, on pourrait s’accommoder d’un processus qui est un processus qui permettra, au bout du compte, de ne rien changer. Je lis comme vous la presse, on nous encourage tous les jours à une modernisation trop longtemps retardée, au fait que nous rompions avec le socialisme de jadis, que nous changions comme vient de le dire Gaétan Gorce de logiciel, mais moi, j’aimerais bien savoir de quoi on parle. J’aimerais bien savoir de quoi on parle quand aujourd’hui nous sommes caractérisés comme des archaïques. J’aimerais bien savoir de quoi on parle quand j’entends par ailleurs un Nobel d’économie, Joseph Stiglitz dénoncer la politique libérale de l’Union européenne et la caractériser comme archaïque par rapport à toutes les restrictions qui sont aujourd’hui posées au libre-échange en Amérique du Sud ou en Amérique du Nord. Ayons ce débat sur la modernité et l’archaïsme, ayons-le pleinement. Sachons aujourd’hui le prendre dans toutes ses dimensions et en tout cas refuser ce discours simpliste qui nous est répété à force d’éditoriaux selon lesquels les socialistes devraient rompre avec le tout état, comme si nous n’étions pas ceux qui avaient tiré le meilleur parti du marché justement en ayant les meilleurs résultats en termes de croissance sous le mandat de Lionel Jospin. Comme si nous n’étions pas ceux qui avaient organisé la décentralisation. Nous devrions aussi rompre avec cette culture de la dépense, quand jamais aujourd’hui les déficits n’ont été aussi élevés et que ces déficits publics ont d’abord été creusés, comme les déficits sociaux, par une droite qui prétend nous donner des leçons en matière de politique budgétaire. Nous devrions rompre avec cette redistribution irresponsable en laquelle nous croyons, quand nous constatons là encore chaque jour que la répartition capital/travail n’a jamais été aussi défavorable à celles et ceux qui vivent de leur travail. Voilà des terrains sur lesquels on nous demande de rompre, comme si pour que le PS soit moderne, il fallait qu’il devienne de droite. Et bien, mes chers camarades, de cette modernité, moi, je ne veux pas, pas davantage que celle qui prétend qu’aujourd’hui, il n’y aurait plus de conflit dans cette société, que les salariés n’auraient pas des intérêts contradictoires avec les actionnaires ; qu’en réalité, aujourd’hui, le principal conflit qui existerait serait entre une classe parasite, oisive, qui vivrait des mécanismes de solidarité irresponsables et ceux et celles qui se lèvent tôt pour aller travailler. Voilà le clivage que la droite veut installer dans la société, voilà celui qu’on nous demande, nous, de résoudre quand par ailleurs, nous constatons tous les jours que les revenus de la rente, ces revenus augmentent. En raison de quoi ? Du fait que la droite, elle, fait une politique de classe. Elle fait une politique de classe et le démontre et l’a démontré dès ses premiers pas en organisant 14 milliards de cadeaux fiscaux ; 14 milliards qui iront soulager les revenus des ménages les plus aisés, comme soulager les cotisations patronales pour que cela se répercute ensuite sous forme de TVA payée par tout le monde. Voilà ce sur quoi nous devons rentrer dans ce débat. Nous devrons dire aussi qui nous voulons représenter par priorité. Et le débat sur l’analyse de la défaite sera utile pour nous éclairer. Moi, je vous donne mes réflexions comme ça. Je pense que l’électorat Modem dont on a beaucoup parlé a montré que sans qu’il y ait d’accord politique, se reportait assez naturellement sur nos candidats, et que nous ne devons pas nous fixer sur une forme de rapport de force politique statique, nous devons réfléchir à qui nous a manqué pour justifier que nous ayons une nouvelle fois perdu l’élection présidentielle et l’élection législative. Qui nous a manqué ? Les personnes âgées qui à plus de 70 % votent à droite et pas de chances pour nous, chers camarades, elles seront de plus en plus nombreuses dans le temps. Donc nous devrons d’abord regarder ce que nous voulons dire à ces hommes et ces femmes-là. Nous devrons aussi regarder ces classes populaires, ouvrières, employées qui n’ont pas voté autant que nous l’aurions souhaité ou nous l’avons attendu pour nous. Pourquoi ? Parce qu’ils ne se sentent plus tout à fait, ou aussi bien, représentés par nous que nous les représentions avant. C’est vers cela que nous devons faire porter notre effort. Moi, je pense que fondamentalement aujourd’hui, notre responsabilité sera de nous ouvrir pour construire quoi ? Ce que Henri Weber a évoqué en quelques mots : « Ce grand parti de la gauche ». C’est cela que l’on entend aujourd’hui sur le terrain : d’être en capacité de dépasser nos identités respectives pour trouver ces solutions qui nous permettent justement d’être efficaces et utiles. De dépasser nos identités respectives avec les autres grands courants politiques historiques de la gauche comme avec la gauche intellectuelle et sociale. Il faudra d’abord être quoi ? Les interprètes d’une protestation. Car si Nicolas Sarkozy s’est empressé de vouloir liquider l’héritage de mai 68, c’est moins en raison de ce fameux relativisme culturel que portent bon nombre de ceux qui l’ont soutenu ou ont fait sa campagne, c’est en raison de ce qu’était l’esprit de subversion de mai 68. Et pourquoi veut-il liquider cet héritage-là ? C’est qu’il sait que sa politique va avoir des conséquences sur le corps social et que ces résistances, cette protestation va s’exprimer et qu’à ce titre, notre responsabilité sera d’abord d’être l’interprète politique de ses résistances et de ces protestations à travers un groupe qui soit un groupe homogène qui pratique une opposition décomplexée, puisque c’est un mot à la mode, et résolu à la droite. Alors, j’en terminerai par une dernière remarque. J’ai écouté attentivement Gaétan Gorce et je trouve qu’il est cohérent en démissionnant du secrétariat national. Je ne suis pas d’accord avec bon nombre des propositions qui sont les siennes aujourd’hui, mais je trouve que c’est cohérent et je voudrais le saluer ; il n’est pas de ceux qui vibrionnent à l’extérieur pour ensuite continuer à tranquillement s’asseoir au secrétariat national en étant en désaccord total avec les orientations qui y sont défendues. Donc, je salue cette cohérence. Mais je veux te dire, Gaétan, nous allons avoir un débat sérieux sur une question : le fameux changement de méthode qu’on appelle au Parti socialiste. Moi, je soutiens le processus ouvert par François Hollande. Je le soutiens parce que je pense qu’aujourd’hui, il est important de se remettre au travail. Mais si l’objectif est d’emballer les choses, de les emballer pour faire en sorte que nous nous reposions ou nous remettions en cause un des piliers qui fondent la synthèse politique au Parti socialiste, c’est-à-dire la proportionnelle, là, nous allons avoir un débat sérieux. Et je termine sur ce point : je n’ai pas combattu depuis quatre ans, et je remercie Arnaud Montebourg de m’avoir éclairé sur ces questions démocratiques-là, je n’ai pas combattu depuis quatre ans la présidentialisation de la Ve République, observé dans quels excès elle nous conduit aujourd’hui pour être de ceux qui iront achever la présidentialisation du Parti socialiste en substituant le scrutin majoritaire au scrutin proportionnel. Moi, je suis prêt à beaucoup de choses, à me mettre au travail, je crois qu’aujourd’hui c’est l’urgence et je nous invite tous à le faire avec générosité et ambition, comme le suggérait Alain Bergounioux. » Cn du 24 juin 2007
09:20 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : refondation PS, Benoît HAMON, opposition
20 juin 2007
Fonctionnaires, gare à nous!
Lu ce matin dans la presse cette formidable phrase du nouveau Secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique et maire d'Issy les Moulineaux : "Je profiterai de mon expérience de maire pour dialoguer plus facilement avec les fonctionnaires".
Justement, c'est cette expérience qui fait peur. Rappelons juste que le Maire d'Issy les Moulineaux depuis sa première élection a délégué une grande part de la gestion de ses services municipaux au privé : ordures ménagères, nettoyage des rues, parc informatique, crèches et même la gestion des ressources humaines!
La sécheresse prévaut dans ses relations avec son personnel. On rapporte ces propos qu'il prononça lors du pot de départ d'un de ses anciens DGS : "je vous avais embauché pour dégraisser les effectifs, vous montrez l'exemple en commençant par vous!"
C'est une gestion pour le moins drastique du capital humain qui tient peu compte de la qualité que les fonctionnaires sont capables de produire dans leur travail, qui tient peu compte des relations de proximité avec la population et de la connaissance du terrain.
Comme rien n'est dû au hasard dans les choix de M SARKOZY, ce choix-là relève sans doute d'une conviction partagée sur la manière de gérer la fonction publique.
12:28 Publié dans balcon , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 juin 2007
Le cadeau empoisonné de M SARKOZY aux emprunteurs
Un beau cadeau pour ceux qui veulent acheter un logement. Voilà ce que M SARKOZY a promis aux Français en proposant de déduire de l'impôt sur le revenu des emprunteurs 20% des intérêts versés pendant 5 ans pour leur prêt immobilier.
Pourtant, ce n'est pas aux Français que ce cadeau va profiter, mais aux banques. Là où on espérait un tassement de la hausse des prix de l'immobilier permettant de compenser la hausse des taux d'intérêts par la BCE et les organismes prêteurs, les mesures annoncées vont renforcer la demande, avec une offre à niveau équivalent. Il ne sera pas intéressant de vendre, dès lors qu'un prêt de moins de cinq ans est en cours, à cause notamment des plusvalues sur les investissements.
Le marché immobilier va donc continuer une hausse des prix, concomitante avec celle des taux d'intérêt, contribuant à renchérir le coût de l'achat d'un bien immobilier à usage de résidence principale.
En fait, ce sont surtout les banques qui vont en profiter. Car les intérêts vont continuer à être versés par les acheteurs. Indirectement, M SARKOZY a choisi de financer un secteur qui se porte déjà très bien.
Il aurait mieux valu agir sur la BCE en mettant en place une vraie gouvernance économique de la zone euro et baisser les taux d'intérêt.
En réalité, ce que souhaite M SARKOZY, ce n'est pas faire un cadeau fiscal aux Français, c'est jouer sur les peurs. Il appelle de ses voeux une France de petits propriétaires, soucieux de la pérennité de leur bien immobilier, donc plus tournés vers un conservatisme social que vers le changement, dès lors que ce niveau de besoin aura été satisfait pour eux. Il assure seulement l'assagissement d'une partie de l'électorat par l'emourgeoisement que constitue l'accès à la propriété.
Nous sommes bel et bien dans cette bataille culturelle entamée par la droite pour asphyxier la citoyenneté et fabriquer une société de petits rentiers.
11:40 Publié dans Potager | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11 juin 2007
Nos enjeux pour demain.
Oui, nous allons perdre les élections législatives, comme nous avons perdu les présidentielles. La casse sera peut-être limitée ou sera plus rude encore...
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Pour autant, cette défaite nous aurions dû l'anticiper, la voir venir, tous les ingrédients étaient là, tant le PS est atone, tant il a laissé Nicolas SARKOZY partir seul en tête.
Alors que faire? Surtout ne pas tomber dans les petites phrases, dans la querelle entre les anciens et les modernes, les tenants du socialisme à la suédoise, à l'allemande, à l'italienne ou à l'anglaise. Assumons-nous. Assumons notre capacité collective à inventer le socialisme français du 21ème siècle. Pour ce faire quatre grands axes de réflexions seront incontournables : la mondialisation, l'environnement, le vieillissement et notre rapport au pouvoir.
Ces quatre thèmes sont étroitement liés et forment une chaîne cohérente aux maillons imbriqués.
La mondialisation est l'enjeu majeur des rapports internationaux de ce début de siècle. Le développement d'une économie mondialisée est sans doute seulement en gestation. La Chine ou l'Inde n'ont pas encore atteint leur croissance économique maximum. La question de la gestion de l'eau sur la planète sera cruciale dans les 20 qui viennent pour garnatir la paix. L'Afrique est un des continents sur lequel l'humanité doit porter son attention. Son développement est un enjeu majeur pour la France et pour l'Europe. L'Europe doit également constituer notre espace pertinent pour développer notre économie et maintenir la paix.
Lié étroitement à la mondialisation se pose la question de l'environnement et du réchauffement climatique. Trop longtemps, le parti socialiste a délégué la question environnementale aux Verts. Pourtant, il est urgent de se saisir de l'enjeu majeur que constitue la survie de notre espèce dans un biotope diversifié et protégé. En lien avec le premier thème, cela suppose une redéfinition des règles qui sous tendent l'économie mondiale, de la production pour le profit. Des avancées majeures dans la pensée économique et politique sont nécessaires. L'utilisation systématique de matériaux recyclables et peu coûteux en énergie de production et de consommation doit être privilégiée. Une véritable spirale économique vertueuse peut être enclenchée pour protéger notre environnement.
Concernant notre société, les deux enjeux précédents se rattachent au défi du vieillissement de notre population. Notre combat doit porter sur la capacité de l'Etat et de la société française à maintenir un système de retraite équitable et juste pour une population de plus en plus vieillissante. Je suis convaincu qu'une des réponses clés réside dans l'éducation. C'est par la formation des jeunes générations portée à un haut niveau d'excellence, que nous pourrons être compétitifs dans une économie mondialisée, productrice de richesses mieux partagées et respectueuse de l'environnement. Il n'y aura pas de préservation de notre système de protection sociale si nous ne sommes pas capables d'investir et de tout miser sur nos jeunes générations.
Enfin, pour porter ces thèmes il nous faudra refonder notre doctrine pour être des fers de lance du PSE dans les 30 ans qui viennent. Il nous faut revoir notre approche du pouvoir. Je fais partie de ceux qui préfèrent le pouvoir législatif au pouvoir exécutif. Il est urgent que nous ayons une doctrine claire sur notre rapport au pouvoir et aux institutions pour porter ce socialisme de demain. Nous ne pouvons nous satisfaire d'un billet de loto et ne rien changer si nous accédons au pouvoir. Il nous faut repenser une république où le pouvoir est partagé entre le plus grand nombre possible de citoyens, et pas confisqué par une élite sortie de la même école. Il nous faut redonner du sens au collectif et refaire du Parlement le poumon de notre démocratie. De même, il nous faudra en interne inventer quelque chose de plus neuf que ces congrès auxquels ne participent que des délégués aguerris et ne s'expriment que des ténors dont le but est la préservation de leur pouvoir et non pas l'avenir de la France. Nous avons le devoir de faire bouger ces lignes-là également. Le temps presse.
Le temps du quinquennat est beaucoup plus rapide que celui du PS. Il faut mettre en mouvement ce parti et le faire sortir de sa torpeur.
23:40 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04 juin 2007
Pour l'égalité en matière de garde d'enfants
La place en crèche est une denrée rare et convoitée.
La politique de la petite enfance menée par bon nombre de municipalités manque de transparence et d'originalité. Elle est surtout une source d'inégalités entre les habitants d'une commune.
En premier lieu, il convient de constater que le nombre de places en crèche est très largement insuffisant (à Issy, plus de 1 200 demandes pour environ 300 places prévues en 2007). S'ensuit une véritable foire d'empoigne pour l'attribution des quelques places en crèche ouvertes par les communes, du fait du caractère attractif et peu cher de ce mode de garde. Certaines crèches restent fermées faute de salaires attractifs de la filière petite enfance de la fonction publique territoriale, les salaires d'une nounou privée pouvant a contrario être plus élevés à cause de la concurrence très forte sur ce secteur.
La transparence demeure rarer dans l'attribution des places en crèche.
La politique de priorité aux fratries conduit à forcer les femmes à concevoir leurs enfants avec moins de deux ans d'intervalles pour conserver ce précieux sésame! Quelle est alors l'égalité entre une famille contrainte de payer une nourrice à plus de 1 300€ bruts mensuels et une place en crèche à 500€, surtout lorsque 4 enfants se suivent?
Il y a là une véritable rupture d'égalité d'accès des citoyens au service public, sans justification.
Une vraie révolution devrait s'imposer pour les communes : considérer qu'elles ne sont pas en capacité de produire le nombre de places en crèche suffisantes et donc compenser pour les familles le différentiel de prix entre la garde à domicile et la crèche lorsque l'enfant n'a pu bénéficier de ce mode de garde faute de place.
Cet enjeu peut paraître mineur et pourtant nombre de femmes à quittent leur activité de manière subie, parce que le mode de garde de leur enfant leur coûte plus cher ou autant que leur salaire leur rapporte!
C'est un véritable enjeu de société et de développement économique que de permettre le maintien de l'activité des femmes qui le souhaitent par une compensation du coût de la garde d'enfant.
Les mesures de crédit d'impôt comblent très imparfaitement cette inégalité et ce d'autant que le crédit d'imôt n'intervient qu'à n+1 créant un véritable gouffre en matière de dépenses à l'année n.
Mettre en place une telle mesure compensatoire serait à coup sûr un élément moteur pour l'économie, pour le maintien de l'égalité entre hommes et femmes et serait un facteur de réduction d'inégalité liée à l'opacité de l'attribution des places en mode de garde collectif dont les critères demeurent secrets.
15:50 Publié dans balcon , Verger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


