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05 septembre 2007

Une révolution économique urgente et décisive!

7a59907f4a1b626042951721027f6ba0.jpg Monsieur Sarkozy lance dans le courant du mois de septembre son Grenelle de l'environnement.

Pourtant, il vient de rencontrer les patrons pour leur parler économie. Il aurait du leur parler environnement. Depuis la fin de la campagne des présidentielles, le traitement des questions environnementales par l'équipe gouvernementale se fait attendre. Le super Ministre, en punition, est avare de paroles. Et le gouvernement, comme le Président, donnent plus le sentiment de faire flamber le kérosène et l'essence dans leur déplacement que de protéger la planète.

Pourtant, il y a urgence à modifier nos comportements et notre économie. Ces questions dépassent les clivages politiques. Il s'agit de notre survie, celle de notre espèce, celle des espèces végétales et animales. L'ouverture de la Chine au capitalisme et la montée en puissance de l'économie indienne laissent présager une véritable catastrophe écologique pour notre planète. La faible conviction des Etats-Unis achève les tentatives de réconcilier économie et écologie.

 Le gouvernement de Monsieur Sarkozy a tout faux pour le moment en matière d'environnement. Envisager l'environnement que sous un angle fiscal est une erreur monumentale et une politique insuffisante. Il y a un vrai pari de croissance économique, de développement social et culturel à mener une révolution de société.

Nous devons aujourd'hui tout miser sur une économie propre, respectueuse de normes écologiques et sociales de haute qualité, produire des bâtiments HQE et contribuer à l'amélioration du rendement énergétique des bâtiments anciens. Il ne s'agit pas d'un pari en l'air. L'économie de l'environnement est un vivier d'emplois et de croissance économique que nous n'avons pas encore exploré. En effet, c'est tout un pan de la recherche fondamentale et appliquée qu'il faut mettre dès maintenant sur la piste de technologies futures économes en énergies ou développant les énergies renouvelables. Pour ce faire, il convient d'agir sur le secteur de l'enseignement. Aujourd'hui les filières de formation aux métiers de l'environnement, notamment en architecture, dans l'artisanat lié à la construction et dans le BTP sont trop peu nombreuses. Il y a matière à les développer.

Avec une vraie volonté politique, la France pourrait devenir un fer de lance de "l'économie propre". Tous les secteurs sont concernés : les particuliers pour leur habitat, les transports, les économies d'énergie et le recyclage. Les entreprises également par la recherche de locaux à l'empreinte écologique faible, par un investissement massif dans la R&D de produits et de circuits de production et de distribution écodurables. L'Etat et les collectivités locales doivent mettre l'accent, sur la recherche d'économie d'énergie et le recyclage des déchets dans leurs administrations. Ils constituent également des acteurs avec un pouvoir de levier important pour développer une économie verte par le biais des marchés publics. Ils peuvent agir également pour développer les filières de formation et de recherche nécessaires au développement d'une croissance économique propre.

Pour l'heure la volonté politique fait défaut ou demeure très en deça de ce qu'elle devrait être. Nous pourrions devenir une des premières économies à avoir franchi cette révolution environnementale, par un pacte d'action signé entre l'Etat, les Universités, les collectivités locales, les grandes entreprises et les PME / PMI.

Commentaires

je suis ravi des déclarations de Laurence PARISOT sur le développement durable :
"Un de nos objectifs est de faire prendre conscience (...) du potentiel qu'offre une France très écologique. il y a là pour notre pays un positionnement particulièrement moderne à avoir pour nos entreprises."

Ecrit par : thomas puijalon | 19 septembre 2007

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