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27 août 2007
De la barbarie en politique
On croyait certaines pratiques révolues en politique. La Ville d'Argenteuil et son maire Georges MOTHRON (UMP) ont atteint un niveau d'inhumanité hors pair.
Les médias se sont fait l'écho d'usage de répulsifs irritants sur les affaires des SDF de la ville pour les faire déguerpir.
Voilà toute la considération qu'une frange de l'UMP porte à des êtres humains : pire que des insectes ou des rats. On sait comment ce genre de comportements commence, mais on sait également où il peut finir.
Ce genre de pratique n'a pas lieu d'être dans une démocratie et dans une république moderne.
Honte aux agents qui pratiquent ce terrorisme institutionnel et honte à ceux qui leur imposent ces pratiques.
12:14 Publié dans Verger | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Argenteuil, répulsif, Mothron, SDF
un jardin politique, pour quoi faire?
Notre démocratie traverse une crise profonde qui se manifeste par différents soubresauts. Pour autant, la démocratie reste le meilleur modèle politique. Elle est fragile, mais suffisamment souple pour évoluer.
Les nouvelles technologies sont un des moyens de faire évoluer la vie politique française, de dénicher de nouvelles pratiques, de semer des graines qui germeront et donneront des fruits dans quelques années.
La politique est perdue aujourd'hui dans le court terme, ceux qui la vivent étant en perpétuelle course après des échéances électorales, après le renouvellement de leur mandat. Il faut prendre le temps de repenser la politique comme un outil pour construire le long terme et la démocratie comme le moyen de le choisir. Comme Colbert qui avait fait planter des chênes pour construire les navires des deux siècles suivants, nous pouvons retrouver cette distance qui nous permet de projeter des analyses, et pourquoi pas des propositions et des actions, qui redonnent son sens visionnaire à la politique. Nous avons perdu la vision au détriment de la gestion.
Alors, quoi de mieux qu'unu jardin, espace convivial, de détente, d'échange, d'aération, mais aussi de production, d'attentes, d'incertitudes et de promesses pour contribuer à repenser la politique, à la revivifier. Comme dans tous jardins, la politique se nourrit de différentes perspectives : des thématiques comme les espaces du jardin, mais aussi une temporalité ingrédient essentiel du développement des jeunes pousses... Il s'agit aussi de trouver de nouvelles clés d'entrée pour comprendre notre société, les évolutions politiques que les nouvelles technologies impliquent et sortir du cadre idéologique de lecture que les partis s'imposent à eux-mêmes et ceux qui y militent.
Alors, ce jardin doit être une bulle d'oxygène, ouverture sur des espaces différents, un foisonnement d'idées qui seront plus ou moins envahissantes et/ou prolifiques.
Comme il existe des petits jardins, agglutinés sous forme de bacs à fleurs sur des balcons étroits, je n'ai pu m'empêcher de rapprocher ce site de mon cadre de vie, celui ou je milite depuis 10 ans: issy les moulineaux. Sans doute ce blog pourra contribuer à nourrir une expression différente sur la ville qui pourra déboucher sur des propositions politiques pour sortir d'une vision gestionnaire faisant d'une ville aux potentiels extraordinaires un simple ISSYM CITY à échelle réelle.
10:10 Publié dans jardinier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Déception!
Déception... c'est le mot qui caractérise le mieux mon sentiment et mon analyse à propos de celle qui fut notre candidate aux élections présidentielles. La méthode participative était intérerssante. Elle ouvrait de vraies perspectives de renouveau pour un parti trop longtemps fermé, replié sur lui-même et devenu coupé de la société.
Pourtant, ses récentes déclarations sur le SMIC à 1500€ et les 35heures sèment le doute, et plus encore fânent ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant chez elle: la transparence, la liberté de ton...
En effet, comment répéter à l'envi pendant toutes la campagne présidentielle "je suis une femme libre", je ne suis attachée à aucun parti... et après cette même campagne, affirmer que l'on ne croyait pas aux mesures qu'elle portait pour le PS.
Une femme libre l'aurait dit avant. Elle ne se serait pas présentée devant les Français en créant une telle imposture. Comme souvent en politique, il y a loin entre les annonces et la réalité des faits.
Les nouvelles pratiques ont encore du chemin à faire. Pour l'heure, le mien avec la passionaria du PS prend fin. Attaché à des valeurs citoyennes, à la manifestation de la vérité, au progrès social, je ne peux me reconnaître dans ces méthodes d'un autre âge. Certes le fond prime sur la forme. Encore faut-il qu'il se manifeste!
10:08 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL, nouvelles pratiques, refondation, PS
24 août 2007
Renforcer les droits du Parlement, chiche?
Renforcer les droits du Parlement pour rééquilibrer les pouvoirs entre Exécutif et Législatif, c'était bien là une promesse du nouveau Président de la République. Une superbe commission, dont la feuille de route donne déjà le point d'arrivée, a même été créée pour cette question.
Pourtant, Nicolas SARKOZY vient de nous donner un bel exemple de sa conception de l'ouverture et du rôle de Parlement en refusant de laisser auditionner sas femme par la Commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares emprisonnées en Libye.
Aujourd'hui tout se traite à l'Elysée. Là où dans un fonctionnement optimum et normal de notre régime, le Ministre des Affaires étrangères aurait du jouer le rôle de médiateur, de messager, de négociateur, le Président a choisi d'envoyer comme émissaire personnel sa femme, flanquée du Secrétaire général de l'Elysée.
Au nom de la séparation des pouvoirs, il refuse qu'elle soit entendue par les représentants du peuple.
Alors, si tout est géré au niveau de l'Elysée, si les Ministres ne sont plus là que pour signer des décrets et défendre des textes devant le Parlement, ce dernier va rester sur sa faim pendant cinq ans. Tout sera du ressort de l'Elysée. Tout sera donc couvert par la séparation des pouvoirs.
Voici donc une conception du pouvoir et de son exercice, fort peu démocratique, fort peu moderne, fort peu ouverte. A quand le rétablissement de la lettre de cachet?
17:35 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Parlement, réforme des institutions, démocratie
Identité nationale et statistiques...
Pendant toute la campagne des présidentielles, le candidat Sarkozy a fait appel à nos plus mauvais ressorts : le nationalisme, le repli sur soi. Son approche de l'identité nationale, la nécessité de la défendre en furent l'illustration redondante et lancinante.
Depuis qu'il a été élu, le contenu même de cette identité nationale est sans cesse piétiné par les ministres du gouvernement Fillon pour masquer les réformes. Monsieur DARCOS, hier, rappelait que les élèves français du secondaire supportent 20% d'heures de cours supplémentaires que leurs voisins européens... Monsieur SANTINI crie à tous vents que la France compte 24% de fonctionnaires contre 16% dans les pays de l'OCDE...
Les Ministres oublient de rappeler que la croissance du PIB de l'Europe est supérieure à celle de la France et là on ne les entend pas pour rattraper le retard.
A quand des annonces de Madame LAGARDE pour ramener le salaire minimum français au niveau médian européen.
Il est paradoxal d'avoir mené une campagne sur la force, la pertinence, l'intérêt des spécificités françaises, sur la nécessité pour les immigrés de se fondre dans ce modèle et une fois élu de rabioter ce même modèle pour le conformer aux pays voisins...
En fait, si Monsieur SARKOZY assume ses positions libérales doctrinales et liberticides, ses Ministres se cachent derrière des statistiques pour annoncer des mesures en contradiction avec toute la théologie développée par leur patron pendant la campagne présidentielle. L'identité nationale ne se mesure pas seulement à la capacité à faire tomber le voile islamique ou à pratiquer la langue française. Elle vit aussi dans la structure même de la société, dans la nature même de son pacte social. Effectivement, il y a beaucoup de fonctionnaires et d'employés dans le secteur public ou parapublic, mais l'efficacité de nos services de transport ferroviaire de voyageurs vis-à-vis de ceux de pays où ils sont totalement libéralisés n'est pas à démontrer.
11:20 Publié dans Potager , Saisons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Identité nationale, statistiques, Sarkozy, darcos, croissance
23 août 2007
La justice selon Sarkozy, entre affect et populisme
Epineuse question que celle de la conception de la justice du nouveau Président de la République. Epineuse, parce qu'énoncée avec beaucoup de culot, en jouant sur l'affect, les mauvais ressorts de la vengence et de la haine.
Ces dernières déclarations sur le suivi des pédophiles sont à ce titre gênantes: "J'ai donc demandé au Garde des Sceaux, au ministre de la Santé de rédiger au mois de novembre, un texte qui marquera clairement la différence entre l'exécution de la peine conséquence d'un crime et les questions de sûreté. Un détenu, comme ce M. EVRARD, ne pourra pas sortir de prison uniquement parce qu'il a exécuté sa peine. Des détenus de ce type, à la fin de leur peine, seront examinés par un collège de médecins. Si ce collège reconnaît leur dangerosité, ils ne seront pas remis en liberté, ils iront dans un hôpital fermé où ils seront soignés. Ceux qui n'accepteront pas d'être soignés, resteront dans cet hôpital fermé, le temps qu'on estimera qu'ils sont dangereux. Ceux qui accepteront d'être soignés, pourront avoir des permissions pour sortir de cet hôpital fermé mais ils le feront en portant un bracelet électronique et en suivant un traitement, traitement hormonal appelez-le comme vous le souhaitez ou non, castration chimique. Les mots ne me font pas peur. "
Elles sont en pleine contradiction avec notre système judiciaire et créent une double peine pour les auteurs de crimes sexuels. En effet, soit le pédophile est responsable de ces actes et il est jugé coupable. Dès lors qu'il a fait sa peine, la société ne peut lui imposer l'enfermement, soit il est irresponsable et malade et se retrouve placé dans un établissement psychiatrique.
Monsieur Sarkozy engendre un monstre juridique qui revient à créer dans le droit français la "responsabilité irresponsable". Si la pédophilie est une maladie, c'est dès le début que le mal doit être traité, pas à l'issue de la peine de prison. Ce sont des structures spécialisées qu'il faut créer pour toute l'incarcération (si responsabilité il y a). Dans ce qu'il décrit, l'auteur est irresponable (cf ses discours sur le caractère inné du profil d'un criminel sexuel), la prison n'est pas la solution.
Aller au bout de cette logique-là revient à nier le procès en justice auquel les familles dont un enfant a été victime d'un pédoophile ont droit.
Cette question mérite mieux qu'une déclaration qui mélange tout. Il faut creuser la part du médical et la part du judiciaire.
J'ai pleinement conscience que prendre la position du condamné, du respect des Droits de l'Homme est difficile dans cette question, tant notre plus haute autorité joue du pathos, invoquant la douleur légitime des familles. Pour autant, les fondements de notre système judiciaire, de notre pacte social doivent être respectés. Si la question est médicale, elle doit être traitée médicalement dès le début, pas à la sortie de prison.
17:49 Publié dans Saisons , Verger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 août 2007
24%, qui dit mieux?
24%, c'est le chiffre fétiche de Monsieur SANTINI, nouveau secrétaire d'Etat chargé de la Foncttion publique. Cette superbe statistique représente la part des fonctionnaires dans la population active française.
Notre nouveau Secrétaire d'Etat répète à qui veut l'entendre que cette masse est trop importante.
Pourtant, il devrait savoir que les chiffres bruts ne veulent rien dire. Ce chiffre n'a de sens que s'il est rapporté aux missions exercées, à la demande sociale. Personne ne met en cause dans son camp, l'augmentation du nombre de gendarmes et de policiers ces dernières années. Curieuses également pourrait être l'analyse des interventions des parlementaires de droite, pressés de dégraisser le corps enseignant, mais prompts à se signaler auprès du recteur ou du Ministre dès que des effectifs manquent dans les établissements de leur circonscription... Qu'on en enlève, mais pas chez moi!
Ce chiffre de 24% ramené à notre tradition française de service public n'est pas si élevé.
Rappelons à notre cher secrétaire d'Etat, dont la connaissance du territoire devrait dépasser sa bonne ville et son département , que certains de nos concitoyens, dans les départements les plus ruraux, les plus éloignés des grands centres urbains régionaux et les moins peuplés, se plaignent de la désertification des services publics dans les campagnes.
Alors plutôt qu'une approche purement comptable des effectifs, ou d'une approche liée à des ratios nb de fonctionnaires/population active, certes très drôles lorsqu'ils sont maniés par un homme doué d'autant d'humour, peut-être conviendrait-il de, modestement, de travailler sur l'efficacité des services publics, leur périmètre, l'évolution de leurs missions, leur complémentarité...
Mais cette approche n'a pas encore été expérimentée dans la bonne ville de Monsieur le Ministre, où l'on pratique plutôt la concession au privé à des coûts parfois exorbitants. il y a toujours matière à améliorer l'efficacité des services publics et l'utilisation des deniers publics qui servent à les financer, n'est-ce pas?
11:20 Publié dans balcon , Saisons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Santini, Service public, Issy
20 août 2007
promesses et réalisme
Monsieur SARKOZY nous a promis monts et merveilles pour relancer la croissance. Il essuie une première déconvenue avec la sanction du Conseil constitutionnel sur la rétroactivité du crédit d'impôts pour les emprunts immobiliers.
Comme nous l'avions prédit, son quinquennat s'ouvre sur l'injustice sociale la plus flagrante. Si pour certains bénéificiaires des 10 à 15 milliards d'Euros de cadeaux fiscaux la récolte sera juteuse et appétissante, pour la plupart des Français le retour des vacances sera rude.
Loin de rétablir du pouvoir d'achats, la politique fiscale de Monsieur SARKOZY favorisera l'épargne au détriment de la consommation.
La majeure partie des Français, dont le pouvoir d'épargne est faible va subir en revanche, les maux suivants :
- hausse des prix dérivés des céréales suite aux mauvaises récoltes et à la forte demande de la Chine et de l'Inde: pain, céréales, biscuits, pâtes...
- hausse des prix dérivés du lait en répercussion de la hausse des aliments céréaliers : yahourts, laitages...
- hausse continue de l'immobilier, loyers et prix de vente
- hausse continue des taux d'intérêts
- maintien du prix de l'essence à un haut niveau du fait de la forte demande chinoise
- hausse des services publics en juillet : timbre, transports en commun, EDF...
Loin de produire les effets annoncés, la politique économique de Monsieur SARKOZY favorise ceux qui possèdent déjà, ne protège pas le porte-monnaie des Français moyens et les plus précaires. Le fossé ne fera que s'accroître entre les deux France que ses amis d'hier RAFFARIN et CHIRAC cherchaient à combler.
Comme quoi, de belles grappes, avec un mauvais temps et un mauvais vigneron peuvent donner de la piquette!
15:13 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croissance, pouvoir d'achat, vie chère, SARKOZY


