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08 octobre 2007
L'ouverture à gauche?
Dans l'édition du Figaro de ce jour, Jack LANG déclare : "Les gouvernements de coalition, comme il en existe beaucoup en Europe, ne me paraissent pas être une anomalie. Ce qui pose problème dans l'ouverture à la française, c'est qu'elle apparaît comme un acte unliatéral du chef de l'Etat et non comme le fruit d'un dialogue, et encore moins d'un accord, avec les autres forces politiques. Si Lionel Jospin ou Ségolène Royal avaient été élus, ils auraient sans doute, tout comme l'a fait François Mitterrand, appelé au gouvernement certaines personnalités non socialistes."
Jack LANG a raison sur un point, il ne peut y avoir méprise entre l'ouverture et la coalition. Pour qu'il y ait coalition, il aurait fallu des négociations entre partis. Il aurait fallu un accord entre formations politiques. Tel n'est pas le cas. Le Parti socialiste est bien dans l'opposition.
Dès lors, toute nommination d'un socialiste au gouvernement peut s'appeler ouverture, pâle cache-sexe pour le véritable terme : débauchage.
Je n'imagine pas le Parti Socialiste, de Jaurès, Blum, Mitterrand et Jospin, cautionner les tests ADN pour les demandes de regroupement familial. Je n'imagine pas le Parti socialiste entrer dans une coalition allant jusqu'à l'extrême droite, puisque le traitement de la question de l'immigration par Monsieur HORTEFEUX répond aux attentes de l'électorat du FN.
Il n'y a de confusion possible que dans la tête de quelques personnes en quête de légitimité pour leur ego, conscient que dans 5 ans, ce ne sera plus l'époque de leur printemps. Ce ne sont que des individualités qui se soumettent à une seule règle : la solidarité politique pleine et entière avec le Chef de l'Etat et le Gouvernement. Le Gouvernement est un organe collectif.
Je ne vois pas ce qu'un socialiste peut faire dans un gouvernement qui nous renvoie à nos heures les plus sombres sur la question des migrations, qui casse le pouvoir d'achat des Français, qui plombe la croissance, qui tue les marges de manoeuvre budgétaires au profit d'une caste.
Je ne peux m'empêcher de voir là la faillite de notre candidature à l'élection présidentielle dans le fait que la garde rapprochée de la candidate saute le pas, qu'elle accrédite qu'il n'y a plus de clivage entre droite et gauche. Si la réforme est nécessaire, il y a encore débat sur la nature de cette réforme. Pour nous socialistes, elle ne peut s'incarner dans la politique thatchérienne pratiquée par le Président.
12:51 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, politique, parti socialiste, ouverture, rupture, gauche, droite


