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30 octobre 2007
à pas comptés
Il sera difficile pour nous de reconquérir le pouvoir. Une discussion très formatrice et intéressante avec un de mes camarades et ami sur ce sujet la semaine dernière ne cesse de me travailler.
Dans les notes les plus anciennes sur ce blog, j'avais indiqué mes convictions sur notre difficulté à nous plier à un régime présidentiel sous le mode populiste où s'établit un lien direct entre le peuple et le président. Par essence notre relation au pouvoir est collective. Le régime parlementaire primo ministériel sied mieux au socialisme.
Les deux seules fois sous la cinquième république où nous sommes arrivés au pouvoir avec François MITTERRAND et Lionel JOSEPIN ce ne serait qu'un accident de l'histoire.
Notre rôle dans les années qui viennent va consister à dépersonnaliser le pouvoir préssidentiel. Nous n'y serons pas aidés tant l'élection présidentielle est devenue le moteur de notre vie politique et tant celui qui occupe la fonction accapare l'espace médiatique contre toutes les règles de transparence, d'équité et de pluralisme.
Néanmoins, nous allons avancer, parce que la démocratie et la république sont encore nos biens collectifs les plus précieux.
14:22 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Socialiste, gauche, république, démocratie, puijalon, politique, parlementarisme
26 octobre 2007
Un développement durable?
Du Grenelle de l'Environnement, il est sorti beaucoup de bonnes intentions. Louables. On peut saluer la volonté de privilégier les transports ferrés, les transports en commun et de mettre un coup d'arrêt au développement automobile.
Il est né aussi des frustrations. A commencer par celles des députés de l'UMP qui connaissent bien leur base électorale et commencent à prendre peur (à des fins électoralistes pour les prochaines municipales) de mesures qui pourraient s'avérer contraignantes.
Les bonnes intentions sont également trahies par le budget. Aucune véritable priorité n'est donnée aux équipements de transports en commun et au réseau ferré dans le projet de budget 2008. On en restera donc à un Grenelle pieux.
Pourtant il y a urgence. Il y a urgence à protéger ce biotope dans lequel nous évoluons et qui nous est indispensable.
Je souhaite que l'aile gauche du PS à laquelle j'appartiens aujourd'hui, prenne la mesure de la nécessité de ce virage environnemental. La croissance de demain, le développement de nouveaux droits, le progrès social se nichent dans le développement durable.
C'est un enjeu pour tous. Nous ne pouvons pas passer à côté. Les bonnes intentions du Gouvernement n'y suffiront pas. La droite n'est pas à la hauteur de l'enjeu.
20:44 Publié dans grands espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, gauche parti socialiste, grenelle de l'environnement
25 octobre 2007
Bientôt une version 2
Bientôt, vous disposerez d'une version 2 du jardin politique. Totalement relookée, plus fonctionnelle, aspirant à devenir un site de débat et plus seulement un site d'expression.
12:14 Publié dans jardinier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardinpolitique, jardinier, politique, gauche, puijalon
24 octobre 2007
une ligne politique, urgence pour le PS
Il est urgent pour le PS d'établir une ligne politique claire et à gauche.
Les tentatives actuelles prônées par l'ex-candidate aux élections présidentielles de constituer un amas qui va des reliques du PCF au Modem en englobant les Verts, mais dont l'objectif premier est de marquer le PS au centre, sont une véritable calamité.
Considérer que l'on peut passer par pertes et profits le Parti socialiste et fonder un grand parti démocrate aux contours flous, sans ligne politique est une gageure.
Le socialisme n'est pas mort. Ses idéaux de progrès social, de justice, d'égalité n'ont jamais été aussi actuels qu'aujourd'hui alors que Sarkozy et ses amis massacrent notre modèle social et ouvrent la porte au capitalisme le plus sauvage et le plus violent qui soit.
Plus que jamais, nos idéaux sont vivants. Il manque seulement aujourd'hui des hommes et des femmes de conviction, qui n'hésitent pas entre des bobos et les classes populaires et moyennes.
Il manque au PS cette voix qui porte l'espoir, qui porte le progrès social comme ligne politique et qui ne renonce pas face à la violence du capitalisme financier. Seul ajourd'hui, Benoît HAMON fait entendre cette petite voix. Elle est encore trop faible. Elle doit enfler, se répandre.
La colère contre la misère, contre l'injustice, contre la violence faite aux pauvres et aux étrangers doit prendre la place de l'atonie, de l'attente stratégique. C'est notre devoir.
12:42 Publié dans Jardin anglais, Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, gauche, benoît hamon, justice sociale, refondation, ségolène royal
23 octobre 2007
la charrue avant les boeufs!
Alors que notre candidate aux élections présidentielles est absente de tous les rendez-vous du PS depuis les élections, de tous les rendez-vous avec l'opposition à Nicolas SARKOZY, elle nous a proposé hier dans Libération une grande nouveauté pour le PS : il faut d'abord trouver le leader, avant le projet!
Bien entendu, il faut comprendre que le leader, c'est elle.
C'est sans doute que nous, socialistes, n'avons pas pêché par le flou des propositions lors des dernières élections présidentielles.
En fait, ce mode de fonctionnement caporaliste m'horipile plus que tout. Il est exactement l'inverse de ce que doit faire le PS aujourd'hui: produire une analyse de la société et construire un projet de société pour les 20 ans qui viennent.
La question du moment n'est absolument pas de savoir qui est le chef. Cette question se tranchera dès lors que le Parti socialiste saura ce qu'il pense, ce qu'il propose.
Concentrons-nous d'abord sur notre réarmement idéologique, sur la définition de notre électorat central, sur la construction d'une grille d'analyse de la société, de la mondialisation.
Après on verra qui incarne le mieux cet embryon de projet.
Pour l'heure je suis très échaudé par le flou des propositions aux élections présidentielles, je suis très agacé par cette américanisation de notre vie politique où les ballons, les banderolles, les photos dans la presse comptent plus que le fond.
Que Ségolène commence par nous dire, elle qui défendit un projet qui n'était pas le sien, quelles sont ses idées, quel est son projet, quelle est sa vision pour la France!
Idée contre idée, ligne politique contre ligne politique, projets contre projets, c'est sur cette base que doit se jouer notre futur congrès.
09:38 Publié dans Jardin anglais, Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti socialiste, Ségolène ROYAL, image, gauche, politique
22 octobre 2007
Un platane pour le PS!
Dans une longue interview à Libération ce matin, Ségolène ROYAL explique sa continuelle prise de distance par rapport au PS. Elle donne sa version de son silence, de son rôle d'opposante et trace des pistes pour l'avenir depuis Rome.
Elle définit son rôle d'opposante de la sorte : "Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je la sens utile au débat démocratique. Mais cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos."
Ce silence est dérangeant, destabilisant. Les sujets n'ont pas manqué depuis le début de la mandature de Monsieur SARKOZY. Il a lancé toutes ses grandes réformes dès le départ, avec vitesse, précipitation, concertation tronquée.
La méthode même d'empaqueter tous les sujets en même temps pour noyer le PS, les syndicats et les citoyens aurait du faire l'objet d'une contestation.
Les débauchages qui empêchent de conserver une lisibilité du clivage gauche/droite auraient du être dénoncés. Ils affaiblissent le PS, ils affaiblissent la gauche.
Sur des sujets comme les tests ADN, la réforme de la carte judiciaire, les cadeaux fiscaux, la remise en cause du SDRIF et de la décentralisation, le financement de la Sécurité sociale, la fausse concertation sur les régimes spéciaux de retraites, il y avait matière à s'exprimer. Certains sujets comme les tests ADN touchent même à nos valeurs les plus profondes et à la République elle-même. Sur tout ceci silence.
L'opposition se construit dès le premier jour et sur les projets phares du Président, collectivement et pas à un moment décidé par la candidate seule.
Vouloir construire un grand parti de gauche à l'italienne est peut-être une solution. Pour autant, il faut en discuter et pas le construire derrière le dos du PS.
Tout ceci semble s'organiser comme si le marasme dans lequel est polongé le PS arrangeait l'ex candidate de 2007 et renforçait son rôle de recours.
On juge les bons capitaines à leur capacité à tenir la barre dans les moments difficiles, où ça tangue, où l'équipage et la cargaison sont menacés, pas à son uniforme de parade à l'arrivée au port.
Alors, oui, ma déception pour Ségolène ROYAL est aussi grande que fut mon engouement pour sa méthode participative, dont il ne reste rien aujourd'hui.
On ne peut pas gagner en misant sur l'affaiblissement de son camp et sur la possibilité d'être le recours.
12:45 Publié dans Jardin anglais, Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti socialiste, politique, Ségolène Royal, refondation, débauchage
21 octobre 2007
Des adhérents locaux du PS toujours en nombre
Pendant la campagne interne pour la désignation de la tête de liste aux municipales d'Issy, mon camarade Joseph DION s'est fait attaquer très durement sur la gestion de la section socialiste à laquelle j'appartiens. Il n'aurait pas su accueillir les nouveaux adhérents.
J'ai connu moi-même une vauge d'adhésions massives lorsque je fus secrétaire de section en 2002 au moment du coup de tonnerre de la présidentielle. 100 nouveaux adhérents arrivèrent en 15 jours! Nous étions à peine 10 lors de nos réunions à l'époque. Comment faire face? Que dire? Que faire? C'est complexe. Et Joseph a vécu la même situation avec les adhérents à 20€ qui eux pour le coup ne participent pas financièrement à la vie des sections.
Alors l'accuser d'avoir fait fuire des nouveaux est à la fois mal venu, déplacé et incongru.
Un article du Parisien la semaine dernière faisait part de l'hémorragie que connaît le PS depuis l'élection présidentielle. Certaines sections ont connu une perte de plus de 58% de leurs adhérents.
Nous n'en sommes pas là. Au contraire. Nous pouvons affirmer que Joseph, même s'il n'a pas été investi a plutôt bien réussi à capitaliser ces nouveaux adhérents. Comme partout nous avons une marge de progrès.
Ils sont très difficiles à appréhender, n'étant pas formés, n'ayant pas de culture socialiste pour nombre d'entre eux. Ils sont venus pour Ségolène. Il faut faire ensemble maintenant. Il faut avancer. Avec un risque majeur que notre parti continue à se déporter sur sa droite.
Nous saurons être au rendrez-vous pour défendre une ligne de gauche, au service des classes moyennes et des couches populaires, au service de la justice sociale et de la lutte pour le progrès.
22:39 Publié dans balcon, Jardin anglais, Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Issy, parti socialiste, joseph dion, noueaux adhérents
TF1, le Président et les bleus
TF1, pour ceux qui en doutaient encore, n'est jamais avare d'un peu de propagande, surtout quand le Président de la République est de droite.
Ceux qui aiment le rubgy et qui aiment l'équipe de France auront pu s'apercevoir que Nicolas SARKOZY occupait l'image à chaque première mi-temps. Jamais la caméra n'a été avare d'une image du Président... dès lors que l'équipe de France gagnait.
Lors du match contre la Nouvelle Zélande, juste au moment du coup de sifflet final qui vit-on à l'antenne, SARKOZY sautant de joie dans sa tribune officielle.
Lors du match perdu contre l'Anlgeterre, qui vit-on? La tristesse des joueurs.
Mais où était notre plus fervent supporteur? Parti? Effondré, donc pas montrable à l'antenne?
Peut-être plus simplement que les choix de TF1 sont plus politiciens qu'il n'y paraît : on ne montre pas le Président dans la défaite. Il risquerait d'y être associé.
Pourtant ce choix n'est pas sans rappeler ce piteux Général NIVELLE qui attendait la victoire au Chemin des Dames pour entrer dans Paris sur son cheval blanc et affublé de gants de la même couleur. Il disparut bien plus vite que les 100 000 morts en une journée de combats.
TF1 est un peu comme le cheval et les gants blancs de Nicolas SARKOZY. Qu'on annonce la victoire on le montre, qu'on sente venir la défaite on l'occulte.
Pourtant, c'est surtout dans l'adversité, dans les moments difficiles que l'on mesure combien un homme d'Etat est grand, lorsqu'il se tient proche des vaincus, des humiliés et qu'il ne craint pas pour sa propre popularité.
Parions juste que tout ceci n'est dû qu'au zèle d'une chaîne de télé trop soucieuse de plaire à notre Napoléon le Petit des temps modernes.
22:21 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, politique, sports, rugby, coupe du monde, TF1, pipolisation
18 octobre 2007
Fausse concertation, grosse frustration...
Contrairement à beaucoup de mes concitoyens, j'aime bien les grèves. C'est l'occasion pour bon nombre de faire un peu d'exercice, de se remettre à marcher, de rencontrer des gens et de sortir la tête du métro, boulot, dodo. D'accord, j'admets, il faut faire partie des privilégiés dont le temps de transport à pied ou à vélo n'est pas trop long.
Celle-ci est particulière. Jamais le gouvernement auparavant n'avait communiqué sur une grève pour dire qu'elle serait massive et suivie. C'est une première.
C'est une forme toute sarkozienne de récupération politique et de délégitimation du corps social.
En démocratie le vote ne fait pas tout. S'arquebouter sur le résultat de la présidentielle ne légitime pas tout. Et surtout pas la violence institutionnelle d'un pouvoir qui fait mine de concerter, mais sur un projet tout ficelé sur lequel il n'y a rien ou presque à négocier.
Certes, il faut avancer sur la question des retraites. Certes, les régimes spéciaux (et à commencer par celui des députés et des sénateurs dont la pénibilité du travail reste vraiment à prouver tant l'absentéisme règne dans ces deux assemblées) ont vocation à disparaître.
Pour autant, la stigmatisation d'une catégorie de population comme le fait SARKOZY sur toutes les thématiques de son action depuis le lancement de sa campagne est contre-productive. Il ne serta à rien dans le dialogue social de montrer les agents des services publics comme des privilégiés. La plupart des fonctionnaires et des agents des services publics ont choisi de travailler dans le secteur public. Le régime des retraites faisait partie de l'attractivité de ces métiers. Il faisait partie des avantages qui compensaient d'autres faiblesses : celle des rémunérations, la non prise en compte des régimes indemnitaires dans le calcul de la pension de retraite...
A travers cette stigmatisation, c'est aussi nos services publics que Monsieur SARKOZY remet en cause. Mais quel pays européen peut se vanter d'avoir une capitale aussi bien desservie par les transports en commun (à part Londres dans quelques années vu son plan d'investissement de 28 Milliards d'Euros)? Quel pays peut se vanter d'avoir un réseau ferré à grande vitesse aussi performant, avec sur des distances de plus de 600km près de 85% des trains arrivant à l'heure? Combien de particuliers ou d'entreprises échaudés par la mise en conccurrence d'EDF et GDF demandent aujourd'hui la possibilité de revenir aux tarifs régulés?
Sincèrement, il est illégitime aujourd'hui de remettre en cause l'efficacité de nos services publics. Il est tout aussi illégitime de brandir cette oukase des privilégiés.
Les privilégiés ne sont pas là où Monsieur SARKOZY le dit. Les vrais privilégiés aujourd'hui, ce sont les 1000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions € qui vont bénéficier grâce au bouclier fiscal d'un cadea de 270 000€ chacun de la part de l'Etat UMP. Ce sont tous ceux qui ont bénéficié des 15 Milliards€ de cadeaux fiscaux votés par la majorité UMP pour remercier ses bons amis du MEDEF.
Rappelons enfin pour remettre les choses dans leur contexte que les régimes spéciaux ne couvrent que 5% du besoin de financement des retraites aujourd'hui. Une goutte d'eau dans la mer.
10:53 Publié dans Jardin anglais, Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, retraites, régimes spéciaux, droite, grève, services publics, politique
17 octobre 2007
La Madone et l'ADN
Ségolène ROYAL, tout au long de sa campagne, a fait de la défense de la République, de la défense de "l'ordre juste" ses thèmes de prédilection.
Son silence face à la droite et à Nicolas SARKOZY sur la question des tests ADN est plus que troublant.
S'il est bien un combat républicain qui vaille la peine depuis le début du mandat SARKOZY, c'est bien celui-ci. C'est toute notre conception de la famille, de la vie en société, les fondements mêmes de notre République avec la mise à sac du principe d'égalité qui sont attaqués avec cet amendement.
Où est donc celle qui se prétend jouer un rôle pour la gauche dans les 10 ans qui viennent? Comment a-t-elle pu être absente des voix de tous bords qui se sont élevées pour dire leur indignation devant cette loi?
Il est des statures qu'il faut savoir utiliser. Il est des combats pour lesquels il faut savoir descendre dans la mêlée et défendre l'intérêt général.
Décidément, cette campagne présidentielle aura été jusqu'au bout du bout portée sur les apparences plus que sur les actes.
Le PS va encore pâtir de cette absence. Le silence des éléphants est bien souvent le signe de leur cimetière.
Il est plus que temps de refonder ce parti sur des vraies valeurs de gauche, sur des vraies valeurs démocratiques et républicaines. Le socialisme ne peut plus s'encombrer de ces gens plus soucieux de leur cote de populairité, de leur réélection et de leur image que de la misère qui progresse, de l'injustice qui gagne et du fascisme qui rampe.
Il est vraiment temps de forger le socialisme du 21ème siècle et de mettre fin à cette dérive droitière de ce parti en errance.
16:55 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, parti socialiste, tests ADN, refondation, forge, royal


