07 novembre 2007

de la souveraineté populaire...

54f248b9d7b00ecbe93ee9af0cdc7d3d.jpgDans notre République et notre démocratie, le souverain c'est le peuple. Pas le Président. Pas les partis qui concourent à l'expression politique.

Ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire. Pas même ses représentants.

Hier soir, le Parti socialiste s'est renié dans ses engagements politiques fondamentaux en remettant sine die la question du referendum sur le mini traité européen.

Pourquoi avoir tant ferraillé pour faire un referendum militant, pour imposer un referendum sur cette question à Jacques CHIRAC, si au premier retour de bourrasque, le PS renie ses engagements et ses fondamentaux démocratiques et républicains.

Comment, demain, les Français pourront-ils faire confiance à un parti qui se saborde et contribue à confisquer notre droit le plus fondamental : celui de l'expression de la souveraineté populaire?

Le PS se trompe en pensant que s'aligner sur SARKOZY évitera la désunion. En premier lieu, cela entretient la confusion. Le PS n'est pas capable aujourd'hui de produire sa propre vision sur l'Europe. C'est cela que les Français retiendront.

Il ne faut pas attendre non plus de SARKOZY qu'il joue les grands démocrates. Il ne l'est pas. Il vit avec ses ressorts fondamentaux de la droite qui considèrent que les institutions appartiennent aux descendants du Général et que toute autre forme de gouvernance serait de l'usurpation. Il est aujourd'hui, Napoléon le Petit, à ses dernières heures, composant avec les forces politiques, mais seul à bord.

Sortons de cette caricature de régime politique. Et retrouvons nos vraies valeurs démocrates, parlementaires, respectueuses du peuple et de l'inérêt général.

 

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06 novembre 2007

Construire l'avenir du PS et de la gauche.

568f05f3eecc389ca3f1ae6abf83ecad.jpgQuelques mois que j'attendais ce moment. Un texte a circulé annonçant la création d'un "think tank", "La Forge" sous l'égide de Benoît HAMON, député européen.

Sa vocation est de réarmer idéologiquement le PS pour construire la gauche de demain. Une gauche de gauche qui s'assume face à une droite décomplexée et qui est parée idéologiquement à un affrontement politique revigorant le clivage gauche-droite.

Ce sera chose faite samedi prochain. Cette structure va prendre son envol, ou plutôt le bruit du métal va cliqueter.

C'est ce que j'attendais pour sortir le PS de sa molle torpeur, de ses atermoiments. Enfin un espace où le nous prime sur le je. Enfin un espace où des socialistes vont penser plus loin que l'échéance électorale d'après (soit 4 mois aujourd'hui!).

Pour plus de détails, consultez l'article du blog de Régis JUANICO.

Il y a quelque chose de très prometteur, rien que dans le nom choisi, celui d'une intense activité, de la transformation de la matière brute en matière polie, un rappel au mouvemnt ouvriériste et un clin d'oeil aux start-up...

Je me retrouve pleinement dans ses propos de Benoît tirés de France soir : "La droite l'a emporté cette année, parce qu'elle avait préparé depuis longtemps la bataille culturelle. Je souhaite participer au réarmement politique et idéologique de la gauche avec le lancement de ce "think tank". Il rassemblera des hommes et des femmes de gauche qui, tels des forgerons, travailleront à la production d'idées. Il s'agira de faire du lobbying et reconstruire le clivage gauche-droite là où il est pertinent. Face à une droite décomplexée, nous nous devons être une gauche sérieusement et résolument de gauche."

 

12:58 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti socialiste, gauche, politique, Benoît HAMON, La Forge, Puijalon

04 novembre 2007

Pour un véritable service public ferré.

df9cbe22ad0931fc9a6add070ec5f1da.jpgUn des apports du Grenelle de l'environnement consiste à consacrer le rôle prépondérant que l'on souhaite faire jouer au rail par rapport à la route dans les 50 prochaines années. Cette optique est la bonne. Les taux d'émission de CO² du rail par rapport à la route sont incomparables.

Pour autant, cette volonté n'aura de sens que si elle s'accompagne d'une véritable réforme du service public ferré, notamment en matière de transports de passagers.

Depuis quelques années la SNCF a transformé sa politique commerciale. D'une logique d'usagers, elle est passée à une logique de clients. Elle se veut, avec le réseau TGV, concurrentielle du transport aérien. Cette transformation s'est accompagnée de hausses tarifaires qui font que sur un certain nombre de destinations, les prix ont augmenté pour coller à ceux de l'avion, mais légèrement en-dessous. La nouvelle politique de prix mise en oeuvre par la SNCF sur son réseau national est tout sauf transparente. Le kilométrage parcouru n'a plus rien à voir avec la tarification. A titre d'exemple, récemment j'ai eu l'occasion de faire 2 trajets en TGV dans les mêmes périodes tarifaires. Contre toute attente, le trajet Paris-Laval s'est révélé 2€ plus cher que le Paris-Saint-Nazaire. Plus de 150 km supplémentaires sont parcourus pour le 2ème trajet. La nouvelle tarification se cale sur les tarifications des compagnies aériennes avec des billets moins chers plus ils sont réservés à l'avance et très chers à la dernière minute.

Cette politique va à l'encontre de deux logiques liées au Grenelle de l'environnement :

  • De plus en plus de trajets se décident à la dernière minute qu'ils soient professionnels ou privés. Nous sommes bel et bien rentrés dans l'ère d'une société de l'instantanéité, de la consommation en temps réel, notamment grâce aux outils informatiques.
  • Les trajets en train ne sont pas concurrentiels avec un trajet en voiture. cela vaut pour certains trajets pour un passager, pour la majorité d'entre eux pour deux et pour la totalité pour une famille.

La conjonction de ces deux facteurs rend le train moins attractif que la voiture.

C'est cela qu'il faut modifier dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

En premier lieu, il faut consacrer la place de la SNCF comme entreprise publique de service public ferroviaire, hors la concurrence. Il faut travailler pour constituer, à l'échelon européen des partenariats pour mailler un réseau européen du rail. Thalys est un bon début.

En second lieu, la politique tarifaire de la SNCF doit être revue. Elle doit consacrer son rôle de service public au service d'une logique de développement durable. Elle doit donc trouver d'autres financements que ceux des billets: de la publicité, des boutiques, des produits vendus à bord, des services vendus à bord, des aides d'Etat et des Régions... Elle doit sortir de cette logique de rentabilité commerciale et se consacrer à son rôle de transport d'avenir écologiquement plus viable et socialement intégrateur. Il n'est pas normal aujourd'hui, après les bonnes intentions affichées par le gouvernement qu'un moyen de transport beaucoup moins polluant que la route soit plus cher que celle-ci.

C'est un enjeu d'avenir. C'est un véritable enjeu politique à porter auprès des instances européennes et nationales. Je fais malheureusement peu confiance à JAcques BARROT et à Nicolas SARKOZY, tous deux adeptes de la libéralisation des réseaux pour porter ce combat.

Il nous revient à nous socialistes de le mener.

12:30 Publié dans Forêt , grands espaces , Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, socialiste, droite, gauche, transport ferré, développement durable, SNCF

01 novembre 2007

La Forge

f46cd7941a99bd9bc5a0dc07f1e0baea.jpgBenoît Hamon lance le 10 novembre prochain La Forge, un collectif de réflexion dont le but est de réarmer idéologiquement le PS.

Ancré à gauche, tourné vers l'avenir, ce collectif doit muscler notre mode de pensée. Vous vous en doutez, je me reconnais dans cette ligne politique. Vous continuerez à en entendre parler.

un avant goût:5d968d1229e69f243bce064979441cf6.pdf

23:15 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, parti socialiste, Benoît HAMON, La Forge

Pour 19 000€

f015c7a2933cde2accc37fd0dfa695f9.jpgNicolas SARKOZY a rejoint ses amis les grands patrons dans la course aux jolis revenus. Comme ses amis du MEDEF qui ont vu leurs conseils d'administration augmenter les revenus des PDG ces dernières années de plus de 12%, Nicolas SARKOZY profite aujourd'hui de l'effet d'aubaine d'un amendement UMP qui fait passer son traitement de Président de la République de 8200€ bruts mensuels à 19 000€ rejoignant ainsi le salaire du Premier ministre.

Que peut faire un Président avec 19 000€ par mois? Il voyage à nos frais. Celui qui a été élu voyage en plus aux frais de ses riches amis. Il est logé, nourri...

Cette brusque augmentation du train de vie du premier magistrat de France est à comparer aux pensions de retraite des cheminots de la SNCF qui vont diminuer, alors qu'ils cotisent plus que le régime général et travailleront autant... C'est une curieuse justice sociale qui consiste à créer de la dépense publique pour un seul, alors que partout elle est sous contrainte.

Cette rémunération pourrait encore se comprendre, si elle s'accompagnait de la fin des fonds spéciaux de l'Elysée, dont l'usage s'apparente à ceux du MEDEF dans leur obscurité. Or il n'en est rien. Depuis le début du premier septennat de Jacques CHIRAC, le budget de l'Elysée à progressé de 500% sans que les parlementaires puissent avoir accès aux comptes, au nom de la séparation des pouvoirs...

En parallèle, les Députés ont réformé leur régime spécial de retraite tout en conservant leurs meilleurs avantages...

 Monsieur SARKOZY nous avait annoncé la rupture. Il est dans la plus pure continuité de l'Etat RPR où argents public et privé se mêlaient, où l'intérêt général maquillaient les intérêts personnels. Les deux seules choses qui ont changé c'est que l'UMP a remplacé le RPR et Nicolas SARKOZY a remplacé Jacques CHIRAC. Pour le reste la droite française a bien gardé ses traits majeurs : cupide, réactionnaire, indécente, corporatiste et petite bourgeoise. Rien de neuf là-dedans.

22:36 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, salaire, droite, UMP, éthique, Etat RPR

30 octobre 2007

à pas comptés

582b499d4ab4e113e27595d33a1f2b26.jpgIl sera difficile pour nous de reconquérir le pouvoir. Une discussion très formatrice et intéressante avec un de mes camarades et ami sur ce sujet la semaine dernière ne cesse de me travailler.

Dans les notes les plus anciennes sur ce blog, j'avais indiqué mes convictions sur notre difficulté à nous plier à un régime présidentiel sous le mode populiste où s'établit un lien direct entre le peuple et le président. Par essence notre relation au pouvoir est collective. Le régime parlementaire primo ministériel sied mieux au socialisme.

Les deux seules fois sous la cinquième république où nous sommes arrivés au pouvoir avec François MITTERRAND et Lionel JOSEPIN ce ne serait qu'un accident de l'histoire.

Notre rôle dans les années qui viennent va consister à dépersonnaliser le pouvoir préssidentiel. Nous n'y serons pas aidés tant l'élection présidentielle est devenue le moteur de notre vie politique et tant celui qui occupe la fonction accapare l'espace médiatique contre toutes les règles de transparence, d'équité et de pluralisme.

Néanmoins, nous allons avancer, parce que la démocratie et la république sont encore nos biens collectifs les plus précieux.

14:22 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Socialiste, gauche, république, démocratie, puijalon, politique, parlementarisme

24 octobre 2007

une ligne politique, urgence pour le PS

a463021f8390ffe25c99ed5c8ae3cc03.jpgIl est urgent pour le PS d'établir une ligne politique claire et à gauche.

Les tentatives actuelles prônées par l'ex-candidate aux élections présidentielles de constituer un amas qui va des reliques du PCF au Modem en englobant les Verts, mais dont l'objectif premier est de marquer le PS au centre, sont une véritable calamité.

Considérer que l'on peut passer par pertes et profits le Parti socialiste et fonder un grand parti démocrate aux contours flous, sans ligne politique est une gageure.

Le socialisme n'est pas mort. Ses idéaux de progrès social, de justice, d'égalité n'ont jamais été aussi actuels qu'aujourd'hui alors que Sarkozy et ses amis massacrent notre modèle social et ouvrent la porte au capitalisme le plus sauvage et le plus violent qui soit.

Plus que jamais, nos idéaux sont vivants. Il manque seulement aujourd'hui des hommes et des femmes de conviction, qui n'hésitent pas entre des bobos et les classes populaires et moyennes. 

Il manque au PS cette voix qui porte l'espoir, qui porte le progrès social comme ligne politique et qui ne renonce pas face à la violence du capitalisme financier. Seul ajourd'hui, Benoît HAMON fait entendre cette petite voix. Elle est encore trop faible. Elle doit enfler, se répandre.

La colère contre la misère, contre l'injustice, contre la violence faite aux pauvres et aux étrangers doit prendre la place de l'atonie, de l'attente stratégique. C'est notre devoir.

12:42 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, gauche, benoît hamon, justice sociale, refondation, ségolène royal

23 octobre 2007

la charrue avant les boeufs!

bb2a08298f1a50a7471253626e739755.jpgAlors que notre candidate aux élections présidentielles est absente de tous les rendez-vous du PS depuis les élections, de tous les rendez-vous avec l'opposition à Nicolas SARKOZY, elle nous a proposé hier dans Libération une grande nouveauté pour le PS : il faut d'abord trouver le leader, avant le projet!

Bien entendu, il faut comprendre que le leader, c'est elle.

C'est sans doute que nous, socialistes, n'avons pas pêché par le flou des propositions lors des dernières élections présidentielles.

En fait, ce mode de fonctionnement caporaliste m'horipile plus que tout. Il est exactement l'inverse de ce que doit faire le PS aujourd'hui: produire une analyse de la société et construire un projet de société pour les 20 ans qui viennent.

La question du moment n'est absolument pas de savoir qui est le chef. Cette question se tranchera dès lors que le Parti socialiste saura ce qu'il pense, ce qu'il propose.

Concentrons-nous d'abord sur notre réarmement idéologique, sur la définition de notre électorat central, sur la construction d'une grille d'analyse de la société, de la mondialisation.

Après on verra qui incarne le mieux cet embryon de projet.

Pour l'heure je suis très échaudé par le flou des propositions aux élections présidentielles, je suis très agacé par cette américanisation de notre vie politique où les ballons, les banderolles, les photos dans la presse comptent plus que le fond.

Que Ségolène commence par nous dire, elle qui défendit un projet qui n'était pas le sien, quelles sont ses idées, quel est son projet, quelle est sa vision pour la France!

Idée contre idée, ligne politique contre ligne politique, projets contre projets, c'est sur cette base que doit se jouer notre futur congrès.

09:38 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti socialiste, Ségolène ROYAL, image, gauche, politique

22 octobre 2007

Un platane pour le PS!

3bfa56a13e14bbb17db30120287baa50.jpgDans une longue interview à Libération ce matin, Ségolène ROYAL explique sa continuelle prise de distance par rapport au PS. Elle donne sa version de son silence, de son rôle d'opposante et trace des pistes pour l'avenir depuis Rome.

Elle définit son rôle d'opposante de la sorte : "Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je la sens utile au débat démocratique. Mais cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos."

Ce silence est dérangeant, destabilisant. Les sujets n'ont pas manqué depuis le début de la mandature de Monsieur SARKOZY. Il a lancé toutes ses grandes réformes dès le départ, avec vitesse, précipitation, concertation tronquée.

La méthode même d'empaqueter tous les sujets en même temps pour noyer le PS, les syndicats et les citoyens aurait du faire l'objet d'une contestation.

Les débauchages qui empêchent de conserver une lisibilité du clivage gauche/droite auraient du être dénoncés. Ils affaiblissent le PS, ils affaiblissent la gauche.

Sur des sujets comme les tests ADN, la réforme de la carte judiciaire, les cadeaux fiscaux, la remise en cause du SDRIF et de la décentralisation, le financement de la Sécurité sociale, la fausse concertation sur les régimes spéciaux de retraites, il y avait matière à s'exprimer. Certains sujets comme les tests ADN touchent même à nos valeurs les plus profondes et à la République elle-même. Sur tout ceci silence.

L'opposition se construit dès le premier jour et sur les projets phares du Président, collectivement et pas à un moment décidé par la candidate seule.

Vouloir construire un grand parti de gauche à l'italienne est peut-être une solution. Pour autant, il faut en discuter et pas le construire derrière le dos du PS.

Tout ceci semble s'organiser comme si le marasme dans lequel est polongé le PS arrangeait l'ex candidate de 2007 et renforçait son rôle de recours.

 On juge les bons capitaines à leur capacité à tenir la barre dans les moments difficiles, où ça tangue, où l'équipage et la cargaison sont menacés, pas à son uniforme de parade à l'arrivée au port.

Alors, oui, ma déception pour Ségolène ROYAL est aussi grande que fut mon engouement pour sa méthode participative, dont il ne reste rien aujourd'hui.

On ne peut pas gagner en misant sur l'affaiblissement de son camp et sur la possibilité d'être le recours.

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21 octobre 2007

Des adhérents locaux du PS toujours en nombre

ebb933ef869205c227d749fe59432c73.jpgPendant la campagne interne pour la désignation de la tête de liste aux municipales d'Issy, mon camarade Joseph DION s'est fait attaquer très durement sur la gestion de la section socialiste à laquelle j'appartiens. Il n'aurait pas su accueillir les nouveaux adhérents.

J'ai connu moi-même une vauge d'adhésions massives lorsque je fus secrétaire de section en 2002 au moment du coup de tonnerre de la présidentielle. 100 nouveaux adhérents arrivèrent en 15 jours! Nous étions à peine 10 lors de nos réunions à l'époque. Comment faire face? Que dire? Que faire? C'est complexe. Et Joseph a vécu la même situation avec les adhérents à 20€ qui eux pour le coup ne participent pas financièrement à la vie des sections.

Alors l'accuser d'avoir fait fuire des nouveaux est à la fois mal venu, déplacé et incongru.

Un article du Parisien la semaine dernière faisait part de l'hémorragie que connaît le PS depuis l'élection présidentielle. Certaines sections ont connu une perte de plus de 58% de leurs adhérents.

Nous n'en sommes pas là. Au contraire. Nous pouvons affirmer que Joseph, même s'il n'a pas été investi a plutôt bien réussi à capitaliser ces nouveaux adhérents. Comme partout nous avons une marge de progrès.

Ils sont très difficiles à appréhender, n'étant pas formés, n'ayant pas de culture socialiste pour nombre d'entre eux. Ils sont venus pour Ségolène. Il faut faire ensemble maintenant. Il faut avancer. Avec un risque majeur que notre parti continue à se déporter sur sa droite.

Nous saurons être au rendrez-vous pour défendre une ligne de gauche, au service des classes moyennes et des couches populaires, au service de la justice sociale et de la lutte pour le progrès.

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18 octobre 2007

Fausse concertation, grosse frustration...

3bac8d63d3db1e897e1b6da9b9502dbe.jpgContrairement à beaucoup de mes concitoyens, j'aime bien les grèves. C'est l'occasion pour bon nombre de faire un peu d'exercice, de se remettre à marcher, de rencontrer des gens et de sortir la tête du métro, boulot, dodo. D'accord, j'admets, il faut faire partie des privilégiés dont le temps de transport à pied ou à vélo n'est pas trop long.

Celle-ci est particulière. Jamais le gouvernement auparavant n'avait communiqué sur une grève pour dire qu'elle serait massive et suivie. C'est une première.

C'est une forme toute sarkozienne de récupération politique et de délégitimation du corps social.

En démocratie le vote ne fait pas tout. S'arquebouter sur le résultat de la présidentielle ne légitime pas tout. Et surtout pas la violence institutionnelle d'un pouvoir qui fait mine de concerter, mais sur un projet tout ficelé sur lequel il n'y a rien ou presque à négocier.

Certes, il faut avancer sur la question des retraites. Certes, les régimes spéciaux (et à commencer par celui des députés et des sénateurs dont la pénibilité du travail reste vraiment à prouver tant l'absentéisme règne dans ces deux assemblées) ont vocation à disparaître.

Pour autant, la stigmatisation d'une catégorie de population comme le fait SARKOZY sur toutes les thématiques de son action depuis le lancement de sa campagne est contre-productive. Il ne serta à rien dans le dialogue social de montrer les agents des services publics comme des privilégiés. La plupart des fonctionnaires et des agents des services publics ont choisi de travailler dans le secteur public. Le régime des retraites faisait partie de l'attractivité de ces métiers. Il faisait partie des avantages qui compensaient d'autres faiblesses : celle des rémunérations, la non prise en compte des régimes indemnitaires dans le calcul de la pension de retraite...

A travers cette stigmatisation, c'est aussi nos services publics que Monsieur SARKOZY remet en cause. Mais quel pays européen peut se vanter d'avoir une capitale aussi bien desservie par les transports en commun (à part Londres dans quelques années vu son plan d'investissement de 28 Milliards d'Euros)? Quel pays peut se vanter d'avoir un réseau ferré à grande vitesse aussi performant, avec sur des distances de plus de 600km près de 85% des trains arrivant à l'heure? Combien de particuliers ou d'entreprises échaudés par la mise en conccurrence d'EDF et GDF demandent aujourd'hui la possibilité de revenir aux tarifs régulés?

Sincèrement, il est illégitime aujourd'hui de remettre en cause l'efficacité de nos services publics. Il est tout aussi illégitime de brandir cette oukase des privilégiés.

Les privilégiés ne sont pas là où Monsieur SARKOZY le dit. Les vrais privilégiés aujourd'hui, ce sont les 1000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions € qui vont bénéficier grâce au bouclier fiscal d'un cadea de 270 000€ chacun de la part de l'Etat UMP. Ce sont tous ceux qui ont bénéficié des 15 Milliards€ de cadeaux fiscaux votés par la majorité UMP pour remercier ses bons amis du MEDEF.

Rappelons enfin pour remettre les choses dans leur contexte que les régimes spéciaux ne couvrent que 5% du besoin de financement des retraites aujourd'hui. Une goutte d'eau dans la mer.

10:53 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, retraites, régimes spéciaux, droite, grève, services publics, politique

15 octobre 2007

pour une gauche d'utopies (suite)

1fb7da148c3a5de9b08b911575ab50e1.jpgL'utopie peut faire peur. Elle est dans bien des cas associée à ce qui n'est pas réalisable ou réaliste.

Pourtant, sans une dose d'utopies - et je le mets sciemment au pluriel -, il est difficile d'éclairer l'avenir, il est difficile de l'inventer.

Je crois que notre parti, le parti socialiste, a trop souffert de sa culture de gestion. Dirigé par des cadres issus du même moule, celui d'une école où l'on apprend à gérer et pas à projeter, il s'est engourdi dans la recherche du maintien des avantages acquis.

Le PS a perdu sa part indispensable de parti visionnaire, qui propose une lecture de la société, une analyse des inégalités. Son rôle est de proposer une perspective pour les Français, d'ouvrir une trace, un sillon vers l'avenir. Nous avons perdu l'habitude de nous projeter.

D'ailleurs, il n'est qu'à relire ce que nous appelons "Projet" lors de nos congrès. L'échéance de nos projets s'arrête à 6 ans, au mieux à 10.

Aujourd'hui, il nous faut dépasser ce stade. Nous devons retrouver notre composante visionnaire. Nous devons proposer un projet de société à 30 ou 50 ans qui intègre les composantes que sont la mondialisation, l'inégalité croissante du partage des richesses, la raréfaction de certaines énergies et matières premières non renouvelables, la nécessaire protection de l'environnement, de la bio-diversité et le vieillissement de notre société.

Nous devons produire une analyse de ces phénomènes, nous devons en produire une grille de lecture et apporter des réponses avec les outils dont nous disposons pour corriger les effets néfastes et construire une société d'égalité, de solidarité et de durabilité.

Ces enjeux sont devant nous. Nous ne pouvons les ignorer lors de nos prochaines échéances.

Il y a une part de réalisme dans ces utopies. Il y a aussi une part de rêve. C'est ce que nous devons aspirer à construire.

Nous devrons proposer aussi des ajustements réguliers de notre lecture de la société pour accepter la part d'évolutions rapides de notre monde actuel.

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14 octobre 2007

Pour une gauche d'utopies

a3ab62ae33f7e4df276d84c9e96c88cf.jpgTrop souvent ces derniers temps, du côté notamment de notre candidate aux élections présidentielles ou des amis de STRAUSS-KAHN, on entend se développer le vocable de "gauche du réel".

Ce vocable et la construction du rapport au pouvoir qu'il implique sont en partie la cause de notre échec lors des deux dernières élections présidentielles. La gauche du réel nous renvoie juste à la gestion, au socialisme a minima. La gestion, la droite sait le faire aussi bien que nous. Si la seule chose que nous avons à proposer aux Français, c'est une gauche de gestion, alors on rentre dans la médiatisation de la personnalité, dans l'abolition des clivages entre la gauche et la droite... En fait dans le marasme politique dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui et qui empêche le PS de rebondir et de redécoller.

Au contraire, ce dont le PS a besoin aujourd'hui, c'est de construire une gauche d'utopies. Une gauche qui soit capable de défricher l'avenir, de le construire, de le promettre et de le réaliser. Point de grand soir, sans petit déjeuner le lendemain matin.

Nous vivons dans un monde où la production de richesse ne cesse de croître et où les inégalités sociales n'ont jamais été aussi fortes. Jamais, les revenus du travail n'ont été à ce point minorés face aux revenus du capital. Les 15 milliards d'Euros de cadeaux fiscaux de Nicolas SARKOZY aux Français les plus riches en sont le meilleur témoignage.

Alors, notre rôle aujourd'hui est de réarmer la gauche et de construire les outils pour mettre en oeuvre de nouvelles redistributions des richesses.

Notre monde vit ce paradoxe qu'au fur et à mesure que les libertés économiques gagnent du terrain, les libertés civiles se restreignent. Le marché se fait à ce prix.

Utopie ne veut pas dire irréalisme, ni explosion de la dépense publique. Au contraire.

Ce que les libéraux de l'acabit de SARKOZY n'ont pas compris, c'est que nous ne vivons pas dans un monde où la croissance et la richesse vont progresser indéfiniment. Les matières premières deviendront pour beaucoup d'entre elles une denrée rare. D'ici 50 ans nous pourrions entrer dans une économie de la pénurie du fait de la raréfaction d'un certain nombre de produits de première nécessité, pour l'industrie notamment.

C'est là que nous socialistes nous avons un rôle à jouer pour inventer les modes de redistribution de demain. C'est notamment dans le champ du développement durable et notamment des énergies renouvelables que nous devons nous investir en priorité pour gommer les effets néfastes de la mondialisation. Dans les pays de l'Afrique noire, nous avons un des taux d'ensoleillement les plus forts; de quoi produire une électricité solaire abondante, c'est-à-dire une source de développement pour ce continent.

Notre péché ces dernières années, c'est d'avoir oublié notre rôle de défricheurs d'Histoire. Nous sommes plus que des gestionnaires. Nous sommes des ambitieux pour l'humanité. Nous sommes des porteurs d'un développement économique qui source de développement social. Nous sommes la seule force politique aujourd'hui capable de porter le développement durable face au capitalisme aveugle et mangeur des ressources naturelles.

Le socialisme est loin d'être un concept ringard. C'est une idéologie d'avenir, qui a juste besoin de se transformer pour s'assumer.

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08 octobre 2007

L'ouverture au niveau local?

c76cd9f4b4fdc88cf885876156e3b5c2.jpgL'ouverture pour les élections municipales. Voici le nouveau crédo de l'UMP. L'idée est fine. Elle va un peu plus asphyxier le Parti socialiste.

Les socialistes feraient bien d'en prendre de la graine. Déjà pour pratiquer l'ouverture en interne et arrêter le sectarisme entre les courants, les tendances, les majoritaires et les autres. Notre parti ne sait pas valoriser ses richesses internes aujourd'hui.

Ensuite, il devrait largement s'ouvrir sur la société civile. Pas besoin d'aller chercher à droite. La société civile regorge de talents qui ne demandent qu'à s'exprimer et à rejoindre une liste de gauche porteuse d'une offre politique crédible.

09:54 Publié dans balcon , grands espaces , Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, politique, socialiste, municipales, ouverture

07 octobre 2007

Une réponse de gauche à la mondialisation

74b5d273223531512c52a00319f89b74.jpg Si nous avons perdu les élections présidentielles, c'est en partie parce que la gauche, et en particulier les socialistes, n'a pas su apporter une analyse et une réponse convaincante aux français à la remise en cause brutale que constitue la mondialisation pour nos sociétés.

La mondialisation, avec l'ouverture des marchés à la concurrence, rend caduque notre vision européenne d'un marché intérieur garantissant des prix élevés à nos producteurs, que ce soit pour l'industrie ou l'agriculture. Cette remise en cause est d'autant plus brutale que le phénomène de la mondialisation monte en puissance très vite du fait de la croissance chinoise et du développement de l'Inde.

Notre réponse a été cafouilleuse. La problématique qui s'ouvre à nous est la suivante : comment favoriser le développement des pays émergents sans renoncer à notre économie et à notre modèle social?

Aujourd'hui, nous subissons de plein fouet la concurrence chinoise. Nous subissons également de plein fouet l'éveil à la consommation d'un Etat de 1,3 milliards d'individus. Il en ressort que la production mondiale agricole devient insuffisante.

Nous avons à travailler une réponse de gauche à la mondialisation qui ne passe pas par une remise en cause de notre système de protection sociale ou par une dérégulation totale de notre marché du travail.

Il nous faut anticiper la crise économique qui ne manquera pas d'arriver le jour où les réserves pétrolifères de la planète ne suffiront plus à combler 20 ans à venir de consommation. Nous sommes au pied du mur.

Notre devoir de pays développé est en premier lieu dans le développement de l'Afrique. Nous devons favoriser le développement du continet africain. Une partie de l'avenir du développement de l'humanité se joue sur ce continent. La mondialisation joue là aussi ses effets néfastes. Pourquoi exporter des tonnes de haricots verts du Kenya vers l'Europe, alors que l'Europe sait en produire et que des millions d'individus souffrent de mal nutrition sur ce continent? C'est une aberration.

La réponse nous allons la construire dans les mois qui viennent pour assurer un développement plus juste de la planète.

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03 octobre 2007

des relents de monarchie

12b11aa0eb0011cd5624258ee7093fc3.jpgEn fait, rien de nouveau dans la manière de gouverner de Monsieur ZARKOZY. C'est plutôt un retour fulgurant vers le passé.

Dimanche dernier notre monarque s'en fut dans son fief de Neuilly adouber son jeune baron et jeune premier contre l'avis des vassaux locaux... pour les prochaines municipales. Que voilà une pratique révolutionnaire du pouvoir présidentiel! On se croirait revenus au temps de Napoléon III où seul le candidat officiel du pouvoir avait droit d'utiliser une affiche blanche pendant les campagnes électorales. Obsédé par son image, celui-ci lors d'un résultat de plébicite se plut à dire : "Mon chiffre, j'ai retrouvé mon chiffre!" Toute ressemblance avec une course effrénée aux bons sondages serait naturellement purement fortuite.

Alors, maintenant, tel notre Badinguet impérial, notre bon Président s'en va courir la France. Partout où il passe, il s'affiche avec le candidat UMP aux prochaines élections locales. On le voit à Lyon, on cherche Gérard COLLOMB, Maire socialiste et Jean-Jack QUEYRANNE député local et Président de la Région en bonne pratique républicaine... Non, non, vous ne verrez que PERBEN. On le voit à Nantes, foin de Jean-Marc AYRAULT...

Il n'y a qu'un seul regret à avoir : à l'époque de Badinguet dit également "Napoléon le Petit" (Victor HUGO) les trains roulaient moins vite, la télé n'existait pas... Moins de matraquage médiatique.

Gageons que notre Badinguet nouvellement élu saura trouver une opposition forte dans les mois qui viennent, pour prouver que la République, la Démocratie ne sont pas mortes et que le socialisme municipal a encore de beaux jours devant lui.

18:13 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Sarkozy, socialisme, gauche, Neuilly

19 septembre 2007

Quelle fonction publique pour demain?

db61eecf564c2859ffa68b0eb724a687.jpgNicolas SARKOZY a fait aujourd'hui ses annonces pour réformer la fonction publique. La méthode est toujours la même: il faut réformer la fonction publique, ouvrir un débat national, faire des conférences de suivi, impliquer fonctionnaires et citoyens...

Mais le préalable à ce débat, c'est que la fonction publique d'Etat devra travailler avec des effectifs amputés d'un départ à a retraite sur deux.

Le constat est accablant pour la fonction publique:

"Il a estimé, au début de son discours, que la fonction publique souffrait d'un "malaise" qui "est partout", "ronge les meilleures volontés" et "fait obstacle au changement" : "Il est dans l'Etat qui est devenu impécunieux et impuissant en même temps qu'il ne cessait de s'étendre pour devenir tentaculaire. Il est dans les hôpitaux totalement désorganisés par les 35 heures. Il est dans la fonction publique territoriale."

Avant même de donner aux fonctionnaires les moyens de travailler mieux, les outils de management pour progresser, on taille dans le gras, on supprime les moyens budgétaires et les effectifs.

Il va y avoir une période de soudure très dure à gérer pour ceux qui vont se prendre dans la tête la réforme, le départ à la retraite des plus anciens et vont attendre les effets bénéfiques.

17:34 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, politique, réforme de l'Etat, fonction publique, puijalon

18 septembre 2007

Réformer l'Etat pour quoi faire?

bba9af8913ee4767fb4542b4d93cb244.jpgQue veulent faire le Président de la République et son Gouvernement concernant la Fonction publique?

Dans le discours du Secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, seule l'approche comptable et financière est mise en avant. Ce qui compte, c'est de ne pas remplacer les départs à la retraite pour faire diminuer le nombre de fonctionnaires et faire des gains de productivité.

Soit, cette approche très libérale, dont on connaît les succès à Issy-les-Moulineaux, la Ville d'André SANTINI, est aujourd'hui connue.

Il manque quand même un ingrédient nécessaire : que veut-on faire des services publics?

Il ne suffit pas d'affirmer que l'on va dégraisser les effectifs, rationaliser l'Etat, quand par ailleurs la politique fiscale menée par le Gouvernement va à l'encontre de cette démarche d'économie et de rationalisation des dépenses et des recettes.

Il manque une vision sur le rôle de l'Etat, sur ce que les Français attendent des services publics, sur ce que le Service public peut ou ne peut pas faire.

L'expérience de la Grande Bretagne devrait nous inciter à prendre des précautions.

Les Français certes sont séduits par l'idée d'une fonction publique plus resserrée, par une réforme du régime des retraites, mais restent attachés à leurs services publics. Il n'est d'ailleurs pas prouvé que la concession au privé soit moins cher, comme le rappelle la Chambre régionale des Comptes sur la gestion déléguée des ressources humaines de la Ville d'Issy-les-Moulineaux, dont elle dénonçait le coût exorbitant par rapport à l'internalisation dans les services!

Il faut définir ce que l'on souhaite faire aujourd'hui du secteur public.

Pour l'instant cette réforme se limite à moins d'Etat. On attend le mieux dans l'action de l'Etat et des collectivités locales.

08:52 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, puijalon, sarkozy, fonction publique, réforme de l'Etat

17 septembre 2007

Contre le cumul des candidatures!

14355388b5c5c770781ef871afd1f3dd.jpgMon parti s'est fait le chantre du non cumul des mandats. Ce principe est en marche, mais lente.

Je crois que le meilleur moyen de limiter le cumul des mandats est de limiter le cumul des candidatures. Trop de candidats jonglent avec les candidatures au nom de leur notoriété. Une fois élus, quand ils y parviennent, ils choisissent le mandat qui les fait progresser dans leur carrière.

Je crois que ce mode de fonctionnement n'est pas digne de notre démocratie au 21ème siècle et n'est surtout pas respectueux du choix des électeurs.

Notre démocratie est malade de cette valse des mandats qui donne à penser qu'il y a des responsabilités qui valent la peine et d'autres qui sont mineures. Il est temps d'arrêter d'abuser les électeurs avec cette multiplication des candidatures à tout.

D'abord, cela va à l'encontre de la politique telle que je la conçois: la politique, le fond, passent après l'image et la notoriété. Je ne suis pas favorable à la république des notables, mais le suis à celle des idées.

Ensuite, cela crée des confusions dans l'esprit des électeurs qui ne savent plus quelles sont les compétences des différentes institutions. Les responsabililtés sont diluées, dans un cadre institutionnel où la clarté ne prévaut déjà pas.

Enfin, je crois que chaque niveau de responsabilité (maire, conseiller général, conseiller régional, député, sénateur, président de la république) appelle des qualités et des compétences différentes. Faire croire qu'il y a des surhommes capables de se fondre dans tous les mandats est une gageure.

Soyons enfin exemplaires en favorisant la diversité des expériences, des compétences et arrêtons cette course folle à la représentation qui ne sert ni le socialisme, ni la démocratie, mais que les ego.

Je souhaite que mon parti fasse de réels efforts en la matière. la rénovation de la vie politique est aussi à ce prix. Il y a plein de manières de faire de la politique. Il faut accepter de passer d'élu à citoyen et de citoyen à élu. Cet aller-retour est capital pour guérir les egos et préserver l'intérêt général.

09:58 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, thomas puijalon, rénovation, cumul des mandats, nouvelles pratiques, socialisme, élus

13 septembre 2007

Pour un Wi-fi public et ouvert

1dae6f047bdf3aea898c651854c5ed93.jpgNous proposons un Wi-fi public, gratuit et ouvert couvrant l'intégralité de la Ville d'Issy-les-Moulineaux, dans le cadre des prochaines municipales.

La Ville de Nantes a déjà développé un accès gratuit en WI-fi dans toute la ville. Il s'agit d'un réseau Wi-fi auquel chaque habitant peut se connecter depuis chez soi.

Jusqu'ici, la Ville d'Issy-Les-Moulineaux a privilégié la couverture du Wi-fi par le biais de l'accès des habitants et des entreprises par les réseaux privés.

Nous proposons un réseau d'une autre dimension avec un accès universel. Le coût en est modique.

Dans ce cadre, nous proposons également la mise en place d'une cyber-mairie, sorte de cybercafé ouvert aux habitants et permettant l'accès libre à un ordinateur, dans le cadre d'une espace public convivial, lieu d'animation, de rencontre et d'échange.

Nous voulons que la Ville favorise le développement rapide et transparent des réseaux fibres optiques sur le territoire d'Issy. Les fibres optiques constituent un enjeu majeur pour la communication de demain.

Il s'agit d'envisager les nouvelles technologies pas seulement sous leur aspect gadget et moderne, mais comme une conception d'un service public, peu cher, offert à la population.

Pour en savoir plus :
http://www.01net.com/editorial/358909/nantes-aura-du-wi-f...

14:45 Publié dans balcon , Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelles technologies, Issy, cybercafé, Wi-fi, fibre optique, puijalon

12 septembre 2007

Pour un pacte Issy durable

54902845767712803e2a03bd7189c56a.jpgIssy-les-Moulineaux a accumulé un véritable retard en matière de développement durable. La ville s'est développée très fortement ces 20 dernières années, sans que des techniques de pointe en matière de préservation de l'environnement ne soient exigées des aménageurs qui ont loti les ZAC.

Aujourd'hui, dans le cadre des futures élections municipales de mars 2008, nous souhaitons proposer un véritable tournant révolutionnaire pour cette ville.

Nous proposons, un de mes camarades et moi, un pacte de développement durable entre la future municipalité de gauche et les habitants.

Issy est une ville riche. Nous proposons des redéploiements budgétaires pour accompagner des efforts en matière de développement environnemental.

Une des premières causes de la pollution atmosphérique réside dans l'usage de la voiture individuelle. Ainsi, nous proposons la création d'axes verts dans la ville qui soient dédiés aux circulations douces. Ces axes dont le tracé sera défini en concertation avec les habitants, les associations, les entreprises et la RATP, viseront à ne tolérer sur leur parcours que le passage des piétons, des vélos, des bus et des véhicules appartenant aux riverains. Leur accès sera rendu possible par des bornes amovibles à déclenchement automatique et à distance.

De même, nous proposons d'amputer la recette liée au stationnement urbain en créant un pacte citoyen-éco-mobile. Sur présentation d'un titre de transports collectifs ou d'un abonnement Vélib, les habitants se verront dotés d'un abonnement de stationnement résidentiel gratuit. Le but de cette mesure, financée par des redéploiements de dépenses, est de favoriser l'usage des transports en commun et le maintien de la voiture sur son lieu d'habitation.

Nous proposons enfin la mise en place d'une conférence regroupant la municipalité, les entreprises, les comités d'entreprises, les associations et les habitants pour débattre et proposer des nouveaux modes de vie respectueux de l'environnement et proposant des alternatives aux moyens existants tant en matière de transport, que de déchets, d'énergie ou d'utilisation de l'eau. 

Ces propositions seront soumises à nos camarades socialistes pour en fiare un axe fort de notre programme pour les prochaines échéances.6b5bddf65298c4048b627a51c0b1801d.jpg

©

17:20 Publié dans balcon , grands espaces , Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Issy, thomas Puijalon, politique, socialiste, développement durable, pacte citoyen-éco-mobile

27 août 2007

Déception!

8e51cad124514a308ab57ecca1a05f64.jpgDéception... c'est le mot qui caractérise le mieux mon sentiment et mon analyse à propos de celle qui fut notre candidate aux élections présidentielles. La méthode participative était intérerssante. Elle ouvrait de vraies perspectives de renouveau pour un parti trop longtemps fermé, replié sur lui-même et devenu coupé de la société.

Pourtant, ses récentes déclarations sur le SMIC à 1500€ et les 35heures sèment le doute, et plus encore fânent ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant chez elle: la transparence, la liberté de ton...

En effet, comment répéter à l'envi pendant toutes la campagne présidentielle "je suis une femme libre", je ne suis attachée à aucun parti... et après cette même campagne, affirmer que l'on ne croyait pas aux mesures qu'elle portait pour le PS.

Une femme libre l'aurait dit avant. Elle ne se serait pas présentée devant les Français en créant une telle imposture. Comme souvent en politique, il y a loin entre les annonces et la réalité des faits.

Les nouvelles pratiques ont encore du chemin à faire. Pour l'heure, le mien avec la passionaria du PS prend fin. Attaché à des valeurs citoyennes, à la manifestation de la vérité, au progrès social, je ne peux me reconnaître dans ces méthodes d'un autre âge. Certes le fond prime sur la forme. Encore faut-il qu'il se manifeste!

 

10:08 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL, nouvelles pratiques, refondation, PS

24 août 2007

Renforcer les droits du Parlement, chiche?

83f02a42d2a80368c1243eaf43521c33.jpgRenforcer les droits du Parlement pour rééquilibrer les pouvoirs entre Exécutif et Législatif, c'était bien là une promesse du nouveau Président de la République. Une superbe commission, dont la feuille de route donne déjà le point d'arrivée, a même été créée pour cette question.

Pourtant, Nicolas SARKOZY vient de nous donner un bel exemple de sa conception de l'ouverture et du rôle de Parlement en refusant de laisser auditionner sas femme par la Commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares emprisonnées en Libye.

Aujourd'hui tout se traite à l'Elysée. Là où dans un fonctionnement optimum et normal de notre régime, le Ministre des Affaires étrangères aurait du jouer le rôle de médiateur, de messager, de négociateur, le Président a choisi d'envoyer comme émissaire personnel sa femme, flanquée du Secrétaire général de l'Elysée.

Au nom de la séparation des pouvoirs, il refuse qu'elle soit entendue par les représentants du peuple.

Alors, si tout est géré au niveau de l'Elysée, si les Ministres ne sont plus là que pour signer des décrets et défendre des textes devant le Parlement, ce dernier va rester sur sa faim pendant cinq ans. Tout sera du ressort de l'Elysée. Tout sera donc couvert par la séparation des pouvoirs.

Voici donc une conception du pouvoir et de son exercice, fort peu démocratique, fort peu moderne, fort peu ouverte. A quand le rétablissement de la lettre de cachet?

17:35 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Parlement, réforme des institutions, démocratie

04 juillet 2007

quartier durable

33a742d7c379c494b736d1d1d4fa9701.jpgDans le cadre de mes activités professionnelles, je suis tombé sur cet article très intéressant en matière de développement durable. il s'agit d'un projet de quartier durable développé par la Commune de Limeil-Brévannes reposant sur des technologies vertes, la construction de bâtiments zéro énergie et une mixité sociale assumée et organisée.

Cet exemple devrait nourrir nombre de réflexions en matière d'aménagement. Notamment à Issy-les-Moulineaux, pour développer un projet beaucoup plus ambitieux que celui du maire pour aménager le Fort d'Issy libéré par l'armée. Plutôt qu'un fort numérique high-tech, réservé à une population élitiste, ce nouveau quartier pourrait s'isnspirer de cette expérience pour tenter une aventure du 21ème sicèle... à suivre.

Présentation du futur quartier durable de Limeil.pdf

11:54 Publié dans balcon , grands espaces , Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, énergie zéro, fort d'Issy

28 juin 2007

refondation en marche...

3675a57909ba72928b9c614a3d6ee650.jpgJe vous fais partager cette intervention de mon camarade Benoît HAMON, lors du dernier conseil national du PS, dont je partage l'avis sur la droitisation que Sarkozy tente de nous imposer:

08 - Cn du 24 juin 2007 - Benoît Hamon

Benoît Hamon « Bonjour. Je n’avais pas tout à fait prévu de commencer de la manière dont je vais commencer. Comme beaucoup d’autres, je n’ai pas peur des militants, j’appartiens à la minorité de ce parti, au moins jusqu’au congrès du Mans. Et les orientations que j’ai défendues, je les ai défendues devant tous les militants, et au terme de leurs choix, j’ai été minoritaire lors de deux congrès. Je pense pourtant qu’aujourd’hui, une personne nous manque et qu’on ne peut pas se plaindre ou reprocher que le débat se déplace à l’extérieur du parti s’il relève désormais de l’exploit de mettre tous les dirigeants socialistes dans une même salle pour débattre.

Je n’ai pas peur des militants et je suis d’accord avec François Rebsamen, le Parti doit continuer une campagne d’adhésion, il doit d’autant plus le faire que le processus qu’il ouvre et que nous soutiendrons à l’initiative du premier secrétaire est un processus qui doit être ambitieux, et qui pour qu’il le soit véritablement et qu’il soit utile, doit être en porosité avec le reste de la société et en particulier, les habitants, les citoyens de ce pays, et les hommes et les femmes qui voudraient nous rejoindre. Donc oui à une nouvelle campagne d’adhésion, une campagne d’adhésion en faveur de ce processus qui doit s’ouvrir à la gauche intellectuelle comme à la gauche sociale, comme à la gauche associative.

 

Pour autant, tout le monde nous parle maintenant de rénovation, je suis heureux, et on pourrait tranquillement ouvrir le grand robinet à eau tiède, laisser couler à flots, faire le grand numéro du grand baratin sur la rénovation et s’arrêter là, considérant que finalement, on pourrait s’accommoder d’un processus qui est un processus qui permettra, au bout du compte, de ne rien changer. Je lis comme vous la presse, on nous encourage tous les jours à une modernisation trop longtemps retardée, au fait que nous rompions avec le socialisme de jadis, que nous changions comme vient de le dire Gaétan Gorce de logiciel, mais moi, j’aimerais bien savoir de quoi on parle. J’aimerais bien savoir de quoi on parle quand aujourd’hui nous sommes caractérisés comme des archaïques. J’aimerais bien savoir de quoi on parle quand j’entends par ailleurs un Nobel d’économie, Joseph Stiglitz dénoncer la politique libérale de l’Union européenne et la caractériser comme archaïque par rapport à toutes les restrictions qui sont aujourd’hui posées au libre-échange en Amérique du Sud ou en Amérique du Nord. Ayons ce débat sur la modernité et l’archaïsme, ayons-le pleinement. Sachons aujourd’hui le prendre dans toutes ses dimensions et en tout cas refuser ce discours simpliste qui nous est répété à force d’éditoriaux selon lesquels les socialistes devraient rompre avec le tout état, comme si nous n’étions pas ceux qui avaient tiré le meilleur parti du marché justement en ayant les meilleurs résultats en termes de croissance sous le mandat de Lionel Jospin. Comme si nous n’étions pas ceux qui avaient organisé la décentralisation. Nous devrions aussi rompre avec cette culture de la dépense, quand jamais aujourd’hui les déficits n’ont été aussi élevés et que ces déficits publics ont d’abord été creusés, comme les déficits sociaux, par une droite qui prétend nous donner des leçons en matière de politique budgétaire. Nous devrions rompre avec cette redistribution irresponsable en laquelle nous croyons, quand nous constatons là encore chaque jour que la répartition capital/travail n’a jamais été aussi défavorable à celles et ceux qui vivent de leur travail. Voilà des terrains sur lesquels on nous demande de rompre, comme si pour que le PS soit moderne, il fallait qu’il devienne de droite. Et bien, mes chers camarades, de cette modernité, moi, je ne veux pas, pas davantage que celle qui prétend qu’aujourd’hui, il n’y aurait plus de conflit dans cette société, que les salariés n’auraient pas des intérêts contradictoires avec les actionnaires ; qu’en réalité, aujourd’hui, le principal conflit qui existerait serait entre une classe parasite, oisive, qui vivrait des mécanismes de solidarité irresponsables et ceux et celles qui se lèvent tôt pour aller travailler. Voilà le clivage que la droite veut installer dans la société, voilà celui qu’on nous demande, nous, de résoudre quand par ailleurs, nous constatons tous les jours que les revenus de la rente, ces revenus augmentent. En raison de quoi ? Du fait que la droite, elle, fait une politique de classe. Elle fait une politique de classe et le démontre et l’a démontré dès ses premiers pas en organisant 14 milliards de cadeaux fiscaux ; 14 milliards qui iront soulager les revenus des ménages les plus aisés, comme soulager les cotisations patronales pour que cela se répercute ensuite sous forme de TVA payée par tout le monde. Voilà ce sur quoi nous devons rentrer dans ce débat. Nous devrons dire aussi qui nous voulons représenter par priorité. Et le débat sur l’analyse de la défaite sera utile pour nous éclairer. Moi, je vous donne mes réflexions comme ça. Je pense que l’électorat Modem dont on a beaucoup parlé a montré que sans qu’il y ait d’accord politique, se reportait assez naturellement sur nos candidats, et que nous ne devons pas nous fixer sur une forme de rapport de force politique statique, nous devons réfléchir à qui nous a manqué pour justifier que nous ayons une nouvelle fois perdu l’élection présidentielle et l’élection législative. Qui nous a manqué ? Les personnes âgées qui à plus de 70 % votent à droite et pas de chances pour nous, chers camarades, elles seront de plus en plus nombreuses dans le temps. Donc nous devrons d’abord regarder ce que nous voulons dire à ces hommes et ces femmes-là. Nous devrons aussi regarder ces classes populaires, ouvrières, employées qui n’ont pas voté autant que nous l’aurions souhaité ou nous l’avons attendu pour nous. Pourquoi ? Parce qu’ils ne se sentent plus tout à fait, ou aussi bien, représentés par nous que nous les représentions avant. C’est vers cela que nous devons faire porter notre effort. Moi, je pense que fondamentalement aujourd’hui, notre responsabilité sera de nous ouvrir pour construire quoi ? Ce qu