10 octobre 2007

Un patron exemplaire

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Il est des patrons exemplaires en matière de rémunérations. Ils sont trop peu souvent mentionnés ou salués.

Cette démarche de Louis GALLOIS président d'EADS mérite d'être signalée : "Je vais proposer au conseil d'administration la suppression totale du système des stock-options. Il faut leur substituer un mode de rémunération plus transparent."  Ces déclarations sont dans la ligne défendue par l'ex Président de la SNCF qui a toujours prôné la modestie de la rémunération des patrons.

Cette déclaration est à mettre en perspective avec celle de Laurence PARISOT Présidente du MEDEF qui s'inquiétait du fait que le Gouvernement, son gouvernement, veuille taxer les stock-options pour financer la sécurité sociale.

Deux visions totalement opposées du patronat, du rôle des patrons, de leur apparence et de leur pouvoir.

Quel modèle choisissez-vous?

07 octobre 2007

Une réponse de gauche à la mondialisation

74b5d273223531512c52a00319f89b74.jpg Si nous avons perdu les élections présidentielles, c'est en partie parce que la gauche, et en particulier les socialistes, n'a pas su apporter une analyse et une réponse convaincante aux français à la remise en cause brutale que constitue la mondialisation pour nos sociétés.

La mondialisation, avec l'ouverture des marchés à la concurrence, rend caduque notre vision européenne d'un marché intérieur garantissant des prix élevés à nos producteurs, que ce soit pour l'industrie ou l'agriculture. Cette remise en cause est d'autant plus brutale que le phénomène de la mondialisation monte en puissance très vite du fait de la croissance chinoise et du développement de l'Inde.

Notre réponse a été cafouilleuse. La problématique qui s'ouvre à nous est la suivante : comment favoriser le développement des pays émergents sans renoncer à notre économie et à notre modèle social?

Aujourd'hui, nous subissons de plein fouet la concurrence chinoise. Nous subissons également de plein fouet l'éveil à la consommation d'un Etat de 1,3 milliards d'individus. Il en ressort que la production mondiale agricole devient insuffisante.

Nous avons à travailler une réponse de gauche à la mondialisation qui ne passe pas par une remise en cause de notre système de protection sociale ou par une dérégulation totale de notre marché du travail.

Il nous faut anticiper la crise économique qui ne manquera pas d'arriver le jour où les réserves pétrolifères de la planète ne suffiront plus à combler 20 ans à venir de consommation. Nous sommes au pied du mur.

Notre devoir de pays développé est en premier lieu dans le développement de l'Afrique. Nous devons favoriser le développement du continet africain. Une partie de l'avenir du développement de l'humanité se joue sur ce continent. La mondialisation joue là aussi ses effets néfastes. Pourquoi exporter des tonnes de haricots verts du Kenya vers l'Europe, alors que l'Europe sait en produire et que des millions d'individus souffrent de mal nutrition sur ce continent? C'est une aberration.

La réponse nous allons la construire dans les mois qui viennent pour assurer un développement plus juste de la planète.

29 septembre 2007

Un flop fiscal!

89ee6d071577b5e1d317e00779774807.jpg Quelle est donc cette drôle de danse qu'entonnent à eux deux Monsieur SARKOZY et Monsieur FILLON. L'un parle de rigueur, lorsque l'autre a vendu pour 13 à 15 Milliards par an de cadeaux fiscaux à ceux qui en ont le moins besoin. L'un vient expliquer qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses et qu'il ne faut plus attendre de redistribution sociale, quand l'uatre vient vanter le juste retour aux riches de ce qui leur est dû.

Derrière cette valse hésitation, ce numéro de duétiste, de mime asynchrone, se cache une autre réalité plus cruelle : la politique fiscale de Monsieur SARKOZY est un échec patent. Son choc fiscal, mère de toutes les réformes, qui devait engendrer un "grand bond en avant" de l'économie française, s'est simplement écrasé lourdement et est juste venu s'additionner à une dette de l'Etat déjà conséquente.

Que faire après? La justice sociale voudrait que ce qui indûment a été donné soit repris. La justice républicaine voudrait que cette dette de l'Etat alourdie pour les générations suivantes pour que la cigale SARKOZY puissent honorer ses promesses de pains et de de jeux soit allégée d'autant.

Car toute l'injustice de la politique de Monsieur SARKOZY réside en ce que non seulement, celle-ci accroît le poids d'une dette déjà lourde pour les générations futures (1000 milliards d'Euros!), mais en ce qu'elle ne sert qu'à allimenter l'air du temps.

Il n'est pas question de lourds investissements de transports en commun, d'hôpitaux publics, de construction de maisons de retraite pour préparer le papyboom, il n'est pas question d'un plan massif d'innovation pour créer l'économie du développement durable de demain, dont la France pourrait être le fer de lance. Non il est juste question de mener une politique libérale, réduisant les charges de ceux qui paient l'impôt, limitant la solidarité entre les couches sociales, détricotant les fondements d'une école apprenant à former des citoyens au profit d'une école formatant au marché du travail...

C'est de la petite politique, pour un petit homme d'Etat, qui gavé d'ambition personnelle, s'est aveuglé sur les besoins de la France.

Ce dont la France a besoin aujourd'hui c'est que l'Etat impulse une politique économique forte, impulse de l'investissement dans les grandes infrastructurese dont le pays et les Régions ont besoin pour préparer la fin de l'ère du pétrole. Ce dont la France a besoin c'est d'un coup de pouce énorme pour la recherche appliquée et fondamentale pour préparer cette future révolution économique.

16 septembre 2007

Issy durable, énergie durable

f49519b83cb10a4e0a0239f7ec0451fb.jpgIl y a fort à faire pour faire progresser et exister le développement durable à Issy. nous en faisons un axe fort.

Nous proposons que la future majorité de gauche de la Ville d'Issy-les-Moulineaux, après les municipales de 2008, réduise l'empreinte écologique de son administration au maximum. Nous proposons plusieurs mesures concrètes:

  1. Revoir le parc informatique en passant des marchés pour des ordinateurs nouvelle génération à faible consommation d'énergie.
  2. systématiser le recours à des véhicules hybrides, électriques ou utilisateurs de bio-carburants de deuxième génération
  3. n'utiliser dans les écoles et les administrations de la ville et de la Communauté d'agglomération que des ampoules basse consommation,
  4. équiper tous les bâtiments publics de la ville de panneaux solaires ou d'éoliennes horizontales qui diminueront la facture énergétique de la ville
  5. favoriser la construction de futurs bâtiments publics à énergie positive

Ce catalogue de mesures à la Prévert peut paraître rigolo, ridicule ou naïf, pour autant, si nous ne faisons pas, en tant que responsables publics, un effort énorme pour limiter les rejets de CO² et limiter les consommations d'énergie, nous perdrions une partie de notre âme de socialistes. Nous faisons du développement durable un enjeu pour le socialisme de demain.

Il trouve sa concrétisation dans la construction de notre programme pour les municipales.

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24 août 2007

Identité nationale et statistiques...

564360378116bb03a1c98bc4b694aa61.jpgPendant toute la campagne des présidentielles, le candidat Sarkozy a fait appel à nos plus mauvais ressorts : le nationalisme, le repli sur soi. Son approche de l'identité nationale, la nécessité de la défendre en furent l'illustration redondante et lancinante.

Depuis qu'il a été élu, le contenu même de cette identité nationale est sans cesse piétiné par les ministres du gouvernement Fillon pour masquer les réformes. Monsieur DARCOS, hier, rappelait que les élèves français du secondaire supportent 20% d'heures de cours supplémentaires que leurs voisins européens... Monsieur SANTINI crie à tous vents que la France compte 24% de fonctionnaires contre 16% dans les pays de l'OCDE...

Les Ministres oublient de rappeler que la croissance du PIB de l'Europe est supérieure à celle de la France et là on ne les entend pas pour rattraper le retard.

A quand des annonces de Madame LAGARDE pour ramener le salaire minimum français au niveau médian européen.

Il est paradoxal d'avoir mené une campagne sur la force, la pertinence, l'intérêt des spécificités françaises, sur la nécessité pour les immigrés de se fondre dans ce modèle et une fois élu de rabioter ce même modèle pour le conformer aux pays voisins...

En fait, si Monsieur SARKOZY assume ses positions libérales doctrinales et liberticides, ses Ministres se cachent derrière des statistiques pour annoncer des mesures en contradiction avec toute la théologie développée par leur patron pendant la campagne présidentielle. L'identité nationale ne se mesure pas seulement à la capacité à faire tomber le voile islamique ou à pratiquer la langue française. Elle vit aussi dans la structure même de la société, dans la nature même de son pacte social. Effectivement, il y a beaucoup de fonctionnaires et d'employés dans le secteur public ou parapublic, mais l'efficacité de nos services de transport ferroviaire de voyageurs vis-à-vis de ceux de pays où ils sont totalement libéralisés n'est pas à démontrer.

14 juin 2007

Le cadeau empoisonné de M SARKOZY aux emprunteurs

medium_pissenlit.jpgUn beau cadeau pour ceux qui veulent acheter un logement. Voilà ce que M SARKOZY a promis aux Français en proposant de déduire de l'impôt sur le revenu des emprunteurs 20% des intérêts versés pendant 5 ans pour leur prêt immobilier. 

Pourtant, ce n'est pas aux Français que ce cadeau va profiter, mais aux banques. Là où on espérait un tassement de la hausse des prix de l'immobilier permettant de compenser la hausse des taux d'intérêts par la BCE et les organismes prêteurs, les mesures annoncées vont renforcer la demande, avec une offre à niveau équivalent. Il ne sera pas intéressant de vendre, dès lors qu'un prêt de moins de cinq ans est en cours, à cause notamment des plusvalues sur les investissements.

Le marché immobilier va donc continuer une hausse des prix, concomitante avec celle des taux d'intérêt, contribuant à renchérir le coût de l'achat d'un bien immobilier à usage de résidence principale.

En fait, ce sont surtout les banques qui vont en profiter. Car les intérêts vont continuer à être versés par les acheteurs. Indirectement, M SARKOZY a choisi de financer un secteur qui se porte déjà très bien.

Il aurait mieux valu agir sur la BCE en mettant en place une vraie gouvernance économique de la zone euro et baisser les taux d'intérêt.

En réalité, ce que souhaite M SARKOZY, ce n'est pas faire un cadeau fiscal aux Français, c'est jouer sur les peurs. Il appelle de ses voeux une France de petits propriétaires, soucieux de la pérennité de leur bien immobilier, donc plus tournés vers un conservatisme social que vers le changement, dès lors que ce niveau de besoin aura été satisfait pour eux. Il assure seulement l'assagissement d'une partie de l'électorat par l'emourgeoisement que constitue l'accès à la propriété.

Nous sommes bel et bien dans cette bataille culturelle entamée par la droite pour asphyxier la citoyenneté et fabriquer une société de petits rentiers.