07 novembre 2007
de la souveraineté populaire...
Dans notre République et notre démocratie, le souverain c'est le peuple. Pas le Président. Pas les partis qui concourent à l'expression politique.
Ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire. Pas même ses représentants.
Hier soir, le Parti socialiste s'est renié dans ses engagements politiques fondamentaux en remettant sine die la question du referendum sur le mini traité européen.
Pourquoi avoir tant ferraillé pour faire un referendum militant, pour imposer un referendum sur cette question à Jacques CHIRAC, si au premier retour de bourrasque, le PS renie ses engagements et ses fondamentaux démocratiques et républicains.
Comment, demain, les Français pourront-ils faire confiance à un parti qui se saborde et contribue à confisquer notre droit le plus fondamental : celui de l'expression de la souveraineté populaire?
Le PS se trompe en pensant que s'aligner sur SARKOZY évitera la désunion. En premier lieu, cela entretient la confusion. Le PS n'est pas capable aujourd'hui de produire sa propre vision sur l'Europe. C'est cela que les Français retiendront.
Il ne faut pas attendre non plus de SARKOZY qu'il joue les grands démocrates. Il ne l'est pas. Il vit avec ses ressorts fondamentaux de la droite qui considèrent que les institutions appartiennent aux descendants du Général et que toute autre forme de gouvernance serait de l'usurpation. Il est aujourd'hui, Napoléon le Petit, à ses dernières heures, composant avec les forces politiques, mais seul à bord.
Sortons de cette caricature de régime politique. Et retrouvons nos vraies valeurs démocrates, parlementaires, respectueuses du peuple et de l'inérêt général.
09:35 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, parti socialiste, gauche, traité européen, renoncement, refondation
06 novembre 2007
Les socialistes et l'Europe
Le PS a tranché ce soir en bureau national. Il votera pour le mini traité européen. Et il remettra à plus tard la question du référendum. A quand? quand les élections municipales seront passées...
Une fois de plus la vision de ce parti ne dépasse pas l'horizon des 4 mois. Une fois de plus, il n'y aura pas de construction d'une politique européenne de gauche.
François HOLLANDE souhaitait "qu'il y ait une position pour que soit connue la position des socialistes"... Sans doute est-ce là le signe d'un des derniers souffles d'un premier secrétaire agonisant, sans pouvoir, sans ligne politique claire, sans volonté et sans vision pour l'avenir.
A quand le choix de la ligne politique par SMS?
C'est tout sauf de la politique, c'est tout sauf une opposition.
Je comprends la position de Benoît HAMON qui a ce soir démissionné de son mandat de secrétaire national, à cause de la cacophonie ambiante...
Ceux qui disaient il y a deux ans qu'il n'y avait pas de plan B en sont pour leurs frais aujourd'hui...
Maintenant, c'est tout le PS qui sera derrière SARKOZY...
Communiqué de Benoît HAMON:Démission du Secrétariat National à l’Europe.
Paris, le 06 Novembre 2007
Le Parti Socialiste a décidé à la majorité des voix du bureau national d’approuver le traité simplifié proposé à la ratification du parlement par Nicolas Sarkozy.
Il y a bientôt 2 ans, le Parti Socialiste, conscient de l’importance de se rassembler pour battre la droite, faisait le choix, à l’occasion de son congrès, d’opérer une synthèse entre ses principales sensibilités. Cette synthèse, quelques mois après le référendum sur le traité constitutionnel qui avait vu, malgré la campagne du PS en faveur du oui, une majorité de Français refuser ce texte, proposait notamment de dépasser le clivage entre les partisans du Oui et les partisans du Non. La synthèse avait vocation à rappeler que si les socialistes s’étaient opposés sur la stratégie, ils étaient rassemblés sur le projet européen.
Aujourd’hui le Parti Socialiste s’est une nouvelle fois divisé en deux blocs sur l’appréciation du contenu du texte. Il est même divisé sur l’opportunité de soumettre le texte à référendum alors qu’il avait fait de ce principe une « obligation démocratique » lors de la campagne présidentielle et que ce principe est soutenu par une large majorité des français.
Invitée à commencer la rénovation du PS en disant oui au mini traité, une majorité du bureau national a choisi d’approuver un texte qu’elle a été presque unanime à juger médiocre 15 jours auparavant. Simultanément, les argumentaires lapidaires refont surface pour sommer les socialistes de ne pas rater ce nouveau rendez-vous de l’Histoire.
Pourtant, il existait un moyen de dire notre insatisfaction sur le fond, de rester solidaire avec les socio-démocrates européens et cohérents avec nos engagements de campagne en appelant à un référendum afin de ne pas se substituer à la souveraineté populaire. Il existait un moyen de rassembler les socialistes. Cette position était évoquée par les représentants de toutes les sensibilités du PS dans le groupe de travail sur le Traité Simplifié que le Bureau national m’a demandé d’animer depuis l’été. Cette position, identique à celle adoptée par les socialistes lors du référendum européen de 1972 sur la proposition de François Mitterrand était, au nom de la cohérence et de l’unité de la gauche : l’abstention ou la non participation au vote.
Une autre voie a été choisie. Je m’y plie. Elle porte pourtant en elle le ferment de la division. Secrétaire national en charge du projet européen, nommé pour permettre le dépassement du clivage entre le oui et le non, je déplore notre échec. Je remets donc aujourd’hui ma démission du secrétariat national à François Hollande
22:51 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti socialiste, Benoît HAMON, François HOLLANDE, politique, jardin politique, gauche, europe
Le poisson, un produit de luxe?
Ceci est un poisson. Ce ne sera bientôt pour les Français les moins fortunés, qu'une image dans les livres, ou dans un reportage télé. Leurs enfants pourront saliver devant les aquariums, mais ils ne connaîtront plus le goût de ce savoureux met.
Pourquoi?
Parce qu'une fois de plus, Monsieur SARKOZY fait payer aux consommateurs son impuissance politique.
En effet, ce jour au Guilvinec, Nicolas SARKOZY a proposé aux pêcheurs une forme de taxe, ou plus pudiquement, une vignette, pour que les consommateurs prennent à leur charge la hausse des coûts du pétrole dans le coût du poisson.
C'est maintenant une habitude chez Nicolas SARKOZY, lorsqu'on ne sait pas comment financer une mesure, on la répercute sur les prix à la consommation, on la répecute sur le panier de la ménagère. L'essence est trop chère, Madame LAGARDE nous demande de prendre le vélo... Comment feront tous ces Français qui font plus de 80km par jour en voiture pour aller travailler? L'EPO sera-t-elle défisalisée?
Ce gouvernement et ce Président indécent méprisent le peuple. C'est peut-être là leur ressort fondamental.
Le poisson rappelons-le fait pratie des éléments qui stimulent la croissance, l'activité cérébrale, notamment des enfants. Désormais, grâce à Monsieur SARKOZY, le poisson va devenir un produit de luxe que bien des Français ne verront plus dans leur assiette. Sans doute, TF1 aura-t-il alors accès à beaucoup plus de cerveaux disponibles!
22:15 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, consommation, essence, hausse des prix, politique, droite, incurie
01 novembre 2007
Pour 19 000€
Nicolas SARKOZY a rejoint ses amis les grands patrons dans la course aux jolis revenus. Comme ses amis du MEDEF qui ont vu leurs conseils d'administration augmenter les revenus des PDG ces dernières années de plus de 12%, Nicolas SARKOZY profite aujourd'hui de l'effet d'aubaine d'un amendement UMP qui fait passer son traitement de Président de la République de 8200€ bruts mensuels à 19 000€ rejoignant ainsi le salaire du Premier ministre.
Que peut faire un Président avec 19 000€ par mois? Il voyage à nos frais. Celui qui a été élu voyage en plus aux frais de ses riches amis. Il est logé, nourri...
Cette brusque augmentation du train de vie du premier magistrat de France est à comparer aux pensions de retraite des cheminots de la SNCF qui vont diminuer, alors qu'ils cotisent plus que le régime général et travailleront autant... C'est une curieuse justice sociale qui consiste à créer de la dépense publique pour un seul, alors que partout elle est sous contrainte.
Cette rémunération pourrait encore se comprendre, si elle s'accompagnait de la fin des fonds spéciaux de l'Elysée, dont l'usage s'apparente à ceux du MEDEF dans leur obscurité. Or il n'en est rien. Depuis le début du premier septennat de Jacques CHIRAC, le budget de l'Elysée à progressé de 500% sans que les parlementaires puissent avoir accès aux comptes, au nom de la séparation des pouvoirs...
En parallèle, les Députés ont réformé leur régime spécial de retraite tout en conservant leurs meilleurs avantages...
Monsieur SARKOZY nous avait annoncé la rupture. Il est dans la plus pure continuité de l'Etat RPR où argents public et privé se mêlaient, où l'intérêt général maquillaient les intérêts personnels. Les deux seules choses qui ont changé c'est que l'UMP a remplacé le RPR et Nicolas SARKOZY a remplacé Jacques CHIRAC. Pour le reste la droite française a bien gardé ses traits majeurs : cupide, réactionnaire, indécente, corporatiste et petite bourgeoise. Rien de neuf là-dedans.
22:36 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, salaire, droite, UMP, éthique, Etat RPR
24 octobre 2007
une ligne politique, urgence pour le PS
Il est urgent pour le PS d'établir une ligne politique claire et à gauche.
Les tentatives actuelles prônées par l'ex-candidate aux élections présidentielles de constituer un amas qui va des reliques du PCF au Modem en englobant les Verts, mais dont l'objectif premier est de marquer le PS au centre, sont une véritable calamité.
Considérer que l'on peut passer par pertes et profits le Parti socialiste et fonder un grand parti démocrate aux contours flous, sans ligne politique est une gageure.
Le socialisme n'est pas mort. Ses idéaux de progrès social, de justice, d'égalité n'ont jamais été aussi actuels qu'aujourd'hui alors que Sarkozy et ses amis massacrent notre modèle social et ouvrent la porte au capitalisme le plus sauvage et le plus violent qui soit.
Plus que jamais, nos idéaux sont vivants. Il manque seulement aujourd'hui des hommes et des femmes de conviction, qui n'hésitent pas entre des bobos et les classes populaires et moyennes.
Il manque au PS cette voix qui porte l'espoir, qui porte le progrès social comme ligne politique et qui ne renonce pas face à la violence du capitalisme financier. Seul ajourd'hui, Benoît HAMON fait entendre cette petite voix. Elle est encore trop faible. Elle doit enfler, se répandre.
La colère contre la misère, contre l'injustice, contre la violence faite aux pauvres et aux étrangers doit prendre la place de l'atonie, de l'attente stratégique. C'est notre devoir.
12:42 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, gauche, benoît hamon, justice sociale, refondation, ségolène royal
23 octobre 2007
la charrue avant les boeufs!
Alors que notre candidate aux élections présidentielles est absente de tous les rendez-vous du PS depuis les élections, de tous les rendez-vous avec l'opposition à Nicolas SARKOZY, elle nous a proposé hier dans Libération une grande nouveauté pour le PS : il faut d'abord trouver le leader, avant le projet!
Bien entendu, il faut comprendre que le leader, c'est elle.
C'est sans doute que nous, socialistes, n'avons pas pêché par le flou des propositions lors des dernières élections présidentielles.
En fait, ce mode de fonctionnement caporaliste m'horipile plus que tout. Il est exactement l'inverse de ce que doit faire le PS aujourd'hui: produire une analyse de la société et construire un projet de société pour les 20 ans qui viennent.
La question du moment n'est absolument pas de savoir qui est le chef. Cette question se tranchera dès lors que le Parti socialiste saura ce qu'il pense, ce qu'il propose.
Concentrons-nous d'abord sur notre réarmement idéologique, sur la définition de notre électorat central, sur la construction d'une grille d'analyse de la société, de la mondialisation.
Après on verra qui incarne le mieux cet embryon de projet.
Pour l'heure je suis très échaudé par le flou des propositions aux élections présidentielles, je suis très agacé par cette américanisation de notre vie politique où les ballons, les banderolles, les photos dans la presse comptent plus que le fond.
Que Ségolène commence par nous dire, elle qui défendit un projet qui n'était pas le sien, quelles sont ses idées, quel est son projet, quelle est sa vision pour la France!
Idée contre idée, ligne politique contre ligne politique, projets contre projets, c'est sur cette base que doit se jouer notre futur congrès.
09:38 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti socialiste, Ségolène ROYAL, image, gauche, politique
22 octobre 2007
Un platane pour le PS!
Dans une longue interview à Libération ce matin, Ségolène ROYAL explique sa continuelle prise de distance par rapport au PS. Elle donne sa version de son silence, de son rôle d'opposante et trace des pistes pour l'avenir depuis Rome.
Elle définit son rôle d'opposante de la sorte : "Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je la sens utile au débat démocratique. Mais cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos."
Ce silence est dérangeant, destabilisant. Les sujets n'ont pas manqué depuis le début de la mandature de Monsieur SARKOZY. Il a lancé toutes ses grandes réformes dès le départ, avec vitesse, précipitation, concertation tronquée.
La méthode même d'empaqueter tous les sujets en même temps pour noyer le PS, les syndicats et les citoyens aurait du faire l'objet d'une contestation.
Les débauchages qui empêchent de conserver une lisibilité du clivage gauche/droite auraient du être dénoncés. Ils affaiblissent le PS, ils affaiblissent la gauche.
Sur des sujets comme les tests ADN, la réforme de la carte judiciaire, les cadeaux fiscaux, la remise en cause du SDRIF et de la décentralisation, le financement de la Sécurité sociale, la fausse concertation sur les régimes spéciaux de retraites, il y avait matière à s'exprimer. Certains sujets comme les tests ADN touchent même à nos valeurs les plus profondes et à la République elle-même. Sur tout ceci silence.
L'opposition se construit dès le premier jour et sur les projets phares du Président, collectivement et pas à un moment décidé par la candidate seule.
Vouloir construire un grand parti de gauche à l'italienne est peut-être une solution. Pour autant, il faut en discuter et pas le construire derrière le dos du PS.
Tout ceci semble s'organiser comme si le marasme dans lequel est polongé le PS arrangeait l'ex candidate de 2007 et renforçait son rôle de recours.
On juge les bons capitaines à leur capacité à tenir la barre dans les moments difficiles, où ça tangue, où l'équipage et la cargaison sont menacés, pas à son uniforme de parade à l'arrivée au port.
Alors, oui, ma déception pour Ségolène ROYAL est aussi grande que fut mon engouement pour sa méthode participative, dont il ne reste rien aujourd'hui.
On ne peut pas gagner en misant sur l'affaiblissement de son camp et sur la possibilité d'être le recours.
12:45 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti socialiste, politique, Ségolène Royal, refondation, débauchage
21 octobre 2007
Des adhérents locaux du PS toujours en nombre
Pendant la campagne interne pour la désignation de la tête de liste aux municipales d'Issy, mon camarade Joseph DION s'est fait attaquer très durement sur la gestion de la section socialiste à laquelle j'appartiens. Il n'aurait pas su accueillir les nouveaux adhérents.
J'ai connu moi-même une vauge d'adhésions massives lorsque je fus secrétaire de section en 2002 au moment du coup de tonnerre de la présidentielle. 100 nouveaux adhérents arrivèrent en 15 jours! Nous étions à peine 10 lors de nos réunions à l'époque. Comment faire face? Que dire? Que faire? C'est complexe. Et Joseph a vécu la même situation avec les adhérents à 20€ qui eux pour le coup ne participent pas financièrement à la vie des sections.
Alors l'accuser d'avoir fait fuire des nouveaux est à la fois mal venu, déplacé et incongru.
Un article du Parisien la semaine dernière faisait part de l'hémorragie que connaît le PS depuis l'élection présidentielle. Certaines sections ont connu une perte de plus de 58% de leurs adhérents.
Nous n'en sommes pas là. Au contraire. Nous pouvons affirmer que Joseph, même s'il n'a pas été investi a plutôt bien réussi à capitaliser ces nouveaux adhérents. Comme partout nous avons une marge de progrès.
Ils sont très difficiles à appréhender, n'étant pas formés, n'ayant pas de culture socialiste pour nombre d'entre eux. Ils sont venus pour Ségolène. Il faut faire ensemble maintenant. Il faut avancer. Avec un risque majeur que notre parti continue à se déporter sur sa droite.
Nous saurons être au rendrez-vous pour défendre une ligne de gauche, au service des classes moyennes et des couches populaires, au service de la justice sociale et de la lutte pour le progrès.
22:39 Publié dans balcon , Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Issy, parti socialiste, joseph dion, noueaux adhérents
TF1, le Président et les bleus
TF1, pour ceux qui en doutaient encore, n'est jamais avare d'un peu de propagande, surtout quand le Président de la République est de droite.
Ceux qui aiment le rubgy et qui aiment l'équipe de France auront pu s'apercevoir que Nicolas SARKOZY occupait l'image à chaque première mi-temps. Jamais la caméra n'a été avare d'une image du Président... dès lors que l'équipe de France gagnait.
Lors du match contre la Nouvelle Zélande, juste au moment du coup de sifflet final qui vit-on à l'antenne, SARKOZY sautant de joie dans sa tribune officielle.
Lors du match perdu contre l'Anlgeterre, qui vit-on? La tristesse des joueurs.
Mais où était notre plus fervent supporteur? Parti? Effondré, donc pas montrable à l'antenne?
Peut-être plus simplement que les choix de TF1 sont plus politiciens qu'il n'y paraît : on ne montre pas le Président dans la défaite. Il risquerait d'y être associé.
Pourtant ce choix n'est pas sans rappeler ce piteux Général NIVELLE qui attendait la victoire au Chemin des Dames pour entrer dans Paris sur son cheval blanc et affublé de gants de la même couleur. Il disparut bien plus vite que les 100 000 morts en une journée de combats.
TF1 est un peu comme le cheval et les gants blancs de Nicolas SARKOZY. Qu'on annonce la victoire on le montre, qu'on sente venir la défaite on l'occulte.
Pourtant, c'est surtout dans l'adversité, dans les moments difficiles que l'on mesure combien un homme d'Etat est grand, lorsqu'il se tient proche des vaincus, des humiliés et qu'il ne craint pas pour sa propre popularité.
Parions juste que tout ceci n'est dû qu'au zèle d'une chaîne de télé trop soucieuse de plaire à notre Napoléon le Petit des temps modernes.
22:21 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, politique, sports, rugby, coupe du monde, TF1, pipolisation
18 octobre 2007
Fausse concertation, grosse frustration...
Contrairement à beaucoup de mes concitoyens, j'aime bien les grèves. C'est l'occasion pour bon nombre de faire un peu d'exercice, de se remettre à marcher, de rencontrer des gens et de sortir la tête du métro, boulot, dodo. D'accord, j'admets, il faut faire partie des privilégiés dont le temps de transport à pied ou à vélo n'est pas trop long.
Celle-ci est particulière. Jamais le gouvernement auparavant n'avait communiqué sur une grève pour dire qu'elle serait massive et suivie. C'est une première.
C'est une forme toute sarkozienne de récupération politique et de délégitimation du corps social.
En démocratie le vote ne fait pas tout. S'arquebouter sur le résultat de la présidentielle ne légitime pas tout. Et surtout pas la violence institutionnelle d'un pouvoir qui fait mine de concerter, mais sur un projet tout ficelé sur lequel il n'y a rien ou presque à négocier.
Certes, il faut avancer sur la question des retraites. Certes, les régimes spéciaux (et à commencer par celui des députés et des sénateurs dont la pénibilité du travail reste vraiment à prouver tant l'absentéisme règne dans ces deux assemblées) ont vocation à disparaître.
Pour autant, la stigmatisation d'une catégorie de population comme le fait SARKOZY sur toutes les thématiques de son action depuis le lancement de sa campagne est contre-productive. Il ne serta à rien dans le dialogue social de montrer les agents des services publics comme des privilégiés. La plupart des fonctionnaires et des agents des services publics ont choisi de travailler dans le secteur public. Le régime des retraites faisait partie de l'attractivité de ces métiers. Il faisait partie des avantages qui compensaient d'autres faiblesses : celle des rémunérations, la non prise en compte des régimes indemnitaires dans le calcul de la pension de retraite...
A travers cette stigmatisation, c'est aussi nos services publics que Monsieur SARKOZY remet en cause. Mais quel pays européen peut se vanter d'avoir une capitale aussi bien desservie par les transports en commun (à part Londres dans quelques années vu son plan d'investissement de 28 Milliards d'Euros)? Quel pays peut se vanter d'avoir un réseau ferré à grande vitesse aussi performant, avec sur des distances de plus de 600km près de 85% des trains arrivant à l'heure? Combien de particuliers ou d'entreprises échaudés par la mise en conccurrence d'EDF et GDF demandent aujourd'hui la possibilité de revenir aux tarifs régulés?
Sincèrement, il est illégitime aujourd'hui de remettre en cause l'efficacité de nos services publics. Il est tout aussi illégitime de brandir cette oukase des privilégiés.
Les privilégiés ne sont pas là où Monsieur SARKOZY le dit. Les vrais privilégiés aujourd'hui, ce sont les 1000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions € qui vont bénéficier grâce au bouclier fiscal d'un cadea de 270 000€ chacun de la part de l'Etat UMP. Ce sont tous ceux qui ont bénéficié des 15 Milliards€ de cadeaux fiscaux votés par la majorité UMP pour remercier ses bons amis du MEDEF.
Rappelons enfin pour remettre les choses dans leur contexte que les régimes spéciaux ne couvrent que 5% du besoin de financement des retraites aujourd'hui. Une goutte d'eau dans la mer.
10:53 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, retraites, régimes spéciaux, droite, grève, services publics, politique
17 octobre 2007
La Madone et l'ADN
Ségolène ROYAL, tout au long de sa campagne, a fait de la défense de la République, de la défense de "l'ordre juste" ses thèmes de prédilection.
Son silence face à la droite et à Nicolas SARKOZY sur la question des tests ADN est plus que troublant.
S'il est bien un combat républicain qui vaille la peine depuis le début du mandat SARKOZY, c'est bien celui-ci. C'est toute notre conception de la famille, de la vie en société, les fondements mêmes de notre République avec la mise à sac du principe d'égalité qui sont attaqués avec cet amendement.
Où est donc celle qui se prétend jouer un rôle pour la gauche dans les 10 ans qui viennent? Comment a-t-elle pu être absente des voix de tous bords qui se sont élevées pour dire leur indignation devant cette loi?
Il est des statures qu'il faut savoir utiliser. Il est des combats pour lesquels il faut savoir descendre dans la mêlée et défendre l'intérêt général.
Décidément, cette campagne présidentielle aura été jusqu'au bout du bout portée sur les apparences plus que sur les actes.
Le PS va encore pâtir de cette absence. Le silence des éléphants est bien souvent le signe de leur cimetière.
Il est plus que temps de refonder ce parti sur des vraies valeurs de gauche, sur des vraies valeurs démocratiques et républicaines. Le socialisme ne peut plus s'encombrer de ces gens plus soucieux de leur cote de populairité, de leur réélection et de leur image que de la misère qui progresse, de l'injustice qui gagne et du fascisme qui rampe.
Il est vraiment temps de forger le socialisme du 21ème siècle et de mettre fin à cette dérive droitière de ce parti en errance.
16:55 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, parti socialiste, tests ADN, refondation, forge, royal
16 octobre 2007
Pas fier d'être Français.
C'est un peu le sentiment qui domine après la commission mixte paritaire qui a maintenu le principe des tests ADN pour le regroupement familial des familles d'immigrés.
On peut d'autant moins être heureux que la droite se dit satisfaite de ce compromis.
Ceci témoigne surtout de la porosité des idées du Front national dans toute une frange de l'UMP. Tant que ceci restait au stade des idées... Là on passe à l'acte.
SARKOZY n'aura pas fait que ramener les électeurs de M LE PEN dans le camp de la démocratie. Il les aura aussi satisfaits sur leurs peurs primaires de l'autre, de l'étranger.
Je souhaite à tous ceux-là de connaître la même humiliation le jour où ils devront s'expatrier pour le compte de leur entreprise dans un pays africain.
Cette France-là n'a pas sa place dans le XXIème siècle. Un grand merci aux députés et sénateurs de gauche qui ont fait entendre une autre voix de la France.
17:02 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, tests ADN, UMP, sociialiste, SARKOZY
belle image du patronat.
Quelle est cette organisation où l'on peut sortir 7M€ en liquide comme cela, sans que cela ne choque personne?
Réponse : le MEDEF par sa branche UIMM.
Nos patrons, sans doute bercés par les flots de stock-options, par leur rémunération qui croît plus vite que la croissance, en oublient un peu le sens commun.
Ce n'est pas là une belle image pour le dialogue social et la crédibilité des syndicats en France. Mais après tout c'est pas grave, ils ont placé leur meilleur ami à l'Elysée.
Merci patron!
16:50 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patronat, MEDEF, rémunérations, politique
15 octobre 2007
Encore en République?
Allez faire un tour sur le site de la Présidence de la République. C'est à la fois effrayant et instructif.
A la fin de la visite, on ne peut que se poser la question suivante: "Sommes-nous encore en République?"
Passons le bandeau d'accueil où la vue en perspective de la cour d'honneur a fait place à la photo du Président avec derrière une vue du bâtiment qui se casse la gueule.
En allant plus loin dans l'exploration du site, pas un document qui ne s'ouvre sans que le bandeau avec la photo de SARKOZY n'apparaisse sur chaque page. Une image subliminale du nouveau prince africain qui gouverne la France.
Le CV du Président est tout aussi édifiant. Les fonctions politiques y sont rangées chronologiquement, sans distinction entre la "Présidence du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine", la fonction de Maire de Neuilly, de Député des Hauts-de-Seine, de "Secrétaire national du RPR chargé de la Jeunesse", de Ministre... On est bien là dans le vieux démon de l'ex-RPR de privatisation de la chose publique et de confusion entre la personne, la fonction élective et la fonction militante... Le lien pour vous faire une idée : http://www.elysee.fr/lepresident/
Un petit focus intéressant sur l'apparition partout de David MARTINON dont le compte de campagne à Neuilly va vite exploser. On se croirait dans une série américaine "à la Présidence"... Même le médaillon sur le rideau bleu y est!
Fin du fin en matière de propagande officielle PR TV. Une télévision de propagande où le pluralisme n'existe pas.
Ce GROLAND en réel pourrait prêter à rire si les gens qui le pilotent n'étaient pas aussi dangereux pour la République, pour la démocratie.
J'aime assez cette citation empruntée à mon camarade Benoît HAMON qui résume assez bien mon état d'esprit à la fin du tour d'horizon: "Au-delà de la droite et de la gauche, il y a la République qui doit être irréprochable parce qu'elle est le bien de tous. Il y a l'Etat qui doit être impartial."
14:19 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, SARKOZY, droite, Etat RPR, gauche, Elysée
pour une gauche d'utopies (suite)
L'utopie peut faire peur. Elle est dans bien des cas associée à ce qui n'est pas réalisable ou réaliste.
Pourtant, sans une dose d'utopies - et je le mets sciemment au pluriel -, il est difficile d'éclairer l'avenir, il est difficile de l'inventer.
Je crois que notre parti, le parti socialiste, a trop souffert de sa culture de gestion. Dirigé par des cadres issus du même moule, celui d'une école où l'on apprend à gérer et pas à projeter, il s'est engourdi dans la recherche du maintien des avantages acquis.
Le PS a perdu sa part indispensable de parti visionnaire, qui propose une lecture de la société, une analyse des inégalités. Son rôle est de proposer une perspective pour les Français, d'ouvrir une trace, un sillon vers l'avenir. Nous avons perdu l'habitude de nous projeter.
D'ailleurs, il n'est qu'à relire ce que nous appelons "Projet" lors de nos congrès. L'échéance de nos projets s'arrête à 6 ans, au mieux à 10.
Aujourd'hui, il nous faut dépasser ce stade. Nous devons retrouver notre composante visionnaire. Nous devons proposer un projet de société à 30 ou 50 ans qui intègre les composantes que sont la mondialisation, l'inégalité croissante du partage des richesses, la raréfaction de certaines énergies et matières premières non renouvelables, la nécessaire protection de l'environnement, de la bio-diversité et le vieillissement de notre société.
Nous devons produire une analyse de ces phénomènes, nous devons en produire une grille de lecture et apporter des réponses avec les outils dont nous disposons pour corriger les effets néfastes et construire une société d'égalité, de solidarité et de durabilité.
Ces enjeux sont devant nous. Nous ne pouvons les ignorer lors de nos prochaines échéances.
Il y a une part de réalisme dans ces utopies. Il y a aussi une part de rêve. C'est ce que nous devons aspirer à construire.
Nous devrons proposer aussi des ajustements réguliers de notre lecture de la société pour accepter la part d'évolutions rapides de notre monde actuel.
10:30 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche, socialiste, PS, forge, puijalon, refondation
Retrait des tests ADN
Il faut savoir où s'arrêter.
L'UMP, le Gouvernement et le Président sont allés trop loin sur cette question des tests ADN pour les candidats à l'immigration familiale en France.
Cette vision de la France nous renvoie à nos heures les plus sombres. Même des gaullistes historiques comme Charles PASQUA s'en font l'écho.
On peut tout faire en matière de politique sur la base d'un programme et de la légitimité du peuple... sauf toucher aux fondements de notre vivre ensemble, la République.
Des limites inacceptables ont été franchies avec l'usage des tests ADN.
Il est temps d'y mettre fin.
10:08 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, tests ADN, SARKOZY, droits de l'homme, droite, gauche
14 octobre 2007
Pour une gauche d'utopies
Trop souvent ces derniers temps, du côté notamment de notre candidate aux élections présidentielles ou des amis de STRAUSS-KAHN, on entend se développer le vocable de "gauche du réel".
Ce vocable et la construction du rapport au pouvoir qu'il implique sont en partie la cause de notre échec lors des deux dernières élections présidentielles. La gauche du réel nous renvoie juste à la gestion, au socialisme a minima. La gestion, la droite sait le faire aussi bien que nous. Si la seule chose que nous avons à proposer aux Français, c'est une gauche de gestion, alors on rentre dans la médiatisation de la personnalité, dans l'abolition des clivages entre la gauche et la droite... En fait dans le marasme politique dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui et qui empêche le PS de rebondir et de redécoller.
Au contraire, ce dont le PS a besoin aujourd'hui, c'est de construire une gauche d'utopies. Une gauche qui soit capable de défricher l'avenir, de le construire, de le promettre et de le réaliser. Point de grand soir, sans petit déjeuner le lendemain matin.
Nous vivons dans un monde où la production de richesse ne cesse de croître et où les inégalités sociales n'ont jamais été aussi fortes. Jamais, les revenus du travail n'ont été à ce point minorés face aux revenus du capital. Les 15 milliards d'Euros de cadeaux fiscaux de Nicolas SARKOZY aux Français les plus riches en sont le meilleur témoignage.
Alors, notre rôle aujourd'hui est de réarmer la gauche et de construire les outils pour mettre en oeuvre de nouvelles redistributions des richesses.
Notre monde vit ce paradoxe qu'au fur et à mesure que les libertés économiques gagnent du terrain, les libertés civiles se restreignent. Le marché se fait à ce prix.
Utopie ne veut pas dire irréalisme, ni explosion de la dépense publique. Au contraire.
Ce que les libéraux de l'acabit de SARKOZY n'ont pas compris, c'est que nous ne vivons pas dans un monde où la croissance et la richesse vont progresser indéfiniment. Les matières premières deviendront pour beaucoup d'entre elles une denrée rare. D'ici 50 ans nous pourrions entrer dans une économie de la pénurie du fait de la raréfaction d'un certain nombre de produits de première nécessité, pour l'industrie notamment.
C'est là que nous socialistes nous avons un rôle à jouer pour inventer les modes de redistribution de demain. C'est notamment dans le champ du développement durable et notamment des énergies renouvelables que nous devons nous investir en priorité pour gommer les effets néfastes de la mondialisation. Dans les pays de l'Afrique noire, nous avons un des taux d'ensoleillement les plus forts; de quoi produire une électricité solaire abondante, c'est-à-dire une source de développement pour ce continent.
Notre péché ces dernières années, c'est d'avoir oublié notre rôle de défricheurs d'Histoire. Nous sommes plus que des gestionnaires. Nous sommes des ambitieux pour l'humanité. Nous sommes des porteurs d'un développement économique qui source de développement social. Nous sommes la seule force politique aujourd'hui capable de porter le développement durable face au capitalisme aveugle et mangeur des ressources naturelles.
Le socialisme est loin d'être un concept ringard. C'est une idéologie d'avenir, qui a juste besoin de se transformer pour s'assumer.
15:55 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche, socialiste, parti socialiste, utopie, croissance, SARKOZY
13 octobre 2007
MAM et l'oeil de la caméra
MAM nous a annoncé la multiplication des caméras de surveillance à Paris. Un véritable Big Brother, made in UMP, comme la droite sait nous en fabriquer de beaux. Après les tests ADN, voici les caméras. Il ne manque plus que les miradors et le tableau est complet.
C'est bien là la construction d'une France à deux vitesses que nous promet SARKOZY à tavers sa vaillante ministre de l'Intérieur.
De l'un, il y a ceux qui peuvent se protéger, qui figurent sous l'oeil de Big Brother. Disons-le sans fard, ce sont plutôt les beaux quartiers qui reçoivent ce type de matériel.
Puis il y a l'autre frange de la population, celle qui doit composer le 17 et ne pas attendre que les Sarkoboys de la Police fassent du flagrant délit, grâce aux yeux de Moscou habilement disséminés dans les bons endroits.
Belle image d'une France réconciliée avec elle-même que la droite nous construit.
Ceci ne veut bien sûr pas dire que je souscris aux caméras, loin s'en faut. Mais à travers ce énième épisode des mesures d'urgence de Monsieur SARKOZY, on voit bien que ce n'est pas la France qui travaille et se lève tôt le matin qui va bénéficier de ces mesures de sécurité.
14:23 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MAM, politique, sécurité, droite, gauche, SARKOZY, caméras
11 octobre 2007
L'immigration momifiée?
Généralement lorsque l'on crée un musée, c'est pour glorifier ou garder mémoire de ce qui n'est plus.
A ce titre, l'ouverture du Musée de l'Immigration, sans fanfare ni trompête du côté gouvernemental, est bien un signe. Le signe que l'immigration a été et n'est plus.
C'est un curieux parallèle de voir d'un côté un gouvernement qui légifère de manière pétainiste en fichant génétiquement les entrants et de l'autre s'ouvrir un musée à la gloire de l'immigration. Nous sommes dans le paradoxe politique le plus total.
Pour autant, je ne crois pas que l'histoire de l'immigration soit achevée en France. Le jour où nos actifs ne seront plus suffisants pour financer les retraites des papy boomers, tous ces Français haineux qui applaudissent SARKOZY aujourd'hui seront bien contents de trouver des cotisants pour leur payer leurs pensions.
20:56 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, immigration, musée de l'immigration, ADN, politique, gauche, droite
10 octobre 2007
Dedans et dehors?
La sortie de Fadela AMARA, secrétaire d'Etat d'ouverture sur l'instrumentalisation de l'immigration par le gouvernement et la droite, autour de la question des tetsts ADN, met bien en avant la fragilité de ces ministres d'ouverture.
Libres de parole et de tons, ils sont néanmoins prisonniers du contrat de gouvernement qu'ils ont passé avec celui qui les a nommés. Ils sont contraints à la solidarité totale avec le gouvernement. On ne peut être dedans et dehors, lorsque l'on est ministre.
C'est une vraie question d'éthique.
Oui, l'instauration des tests ADN contrevient à notre tradition républicaine et aux Droits de l'Homme qui y sont attachés. Oui, ils nous renvoient à nos heures les plus sombres, celles de Vichy, celles des guerres de décolonisation où des appelés recevaient l'ordre de remplir les registres d'état civil avant le décès des torturés. Il y a dans la manière de gérer la question de l'immigration un pas franchi du mauvais côté de notre histoire, du côté de nos mauvais instincts.
Alors après, il faut l'assumer. Ils font partie du gouvernement. Ils sont solidaires de ce gouvernement qui introduit le racisme comme manière de gouverner, qui fait de la génétique un outil de discrimination. On ne peut être dedans et dehors sur cette question-là. Cette manière de concevoir l'immigration n'est pas sortie du chapeau. Elle faisait partie du contrat de gouvernement. Elle a été déclamée sous toutes les tonalités, avec des accents proches du Front national, pendant toute la campagne des présidentielles. Elle faisait partie intégrante du projet de SARKOZY qui stigmatisait ces méchants immigrés qui venaient voler des prestations sociales aux bons français méritants par leur travail.
Alors, s'ils restent, ils cautionnent. il ne peut y avoir d'entre deux sur ces principes républicains. Ou on est dedans, ou on est dehors.
10:23 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tests ADN, SARKOZY, Politique, gauche, droite, ouverture, immigration
08 octobre 2007
L'ouverture à gauche?
Dans l'édition du Figaro de ce jour, Jack LANG déclare : "Les gouvernements de coalition, comme il en existe beaucoup en Europe, ne me paraissent pas être une anomalie. Ce qui pose problème dans l'ouverture à la française, c'est qu'elle apparaît comme un acte unliatéral du chef de l'Etat et non comme le fruit d'un dialogue, et encore moins d'un accord, avec les autres forces politiques. Si Lionel Jospin ou Ségolène Royal avaient été élus, ils auraient sans doute, tout comme l'a fait François Mitterrand, appelé au gouvernement certaines personnalités non socialistes."
Jack LANG a raison sur un point, il ne peut y avoir méprise entre l'ouverture et la coalition. Pour qu'il y ait coalition, il aurait fallu des négociations entre partis. Il aurait fallu un accord entre formations politiques. Tel n'est pas le cas. Le Parti socialiste est bien dans l'opposition.
Dès lors, toute nommination d'un socialiste au gouvernement peut s'appeler ouverture, pâle cache-sexe pour le véritable terme : débauchage.
Je n'imagine pas le Parti Socialiste, de Jaurès, Blum, Mitterrand et Jospin, cautionner les tests ADN pour les demandes de regroupement familial. Je n'imagine pas le Parti socialiste entrer dans une coalition allant jusqu'à l'extrême droite, puisque le traitement de la question de l'immigration par Monsieur HORTEFEUX répond aux attentes de l'électorat du FN.
Il n'y a de confusion possible que dans la tête de quelques personnes en quête de légitimité pour leur ego, conscient que dans 5 ans, ce ne sera plus l'époque de leur printemps. Ce ne sont que des individualités qui se soumettent à une seule règle : la solidarité politique pleine et entière avec le Chef de l'Etat et le Gouvernement. Le Gouvernement est un organe collectif.
Je ne vois pas ce qu'un socialiste peut faire dans un gouvernement qui nous renvoie à nos heures les plus sombres sur la question des migrations, qui casse le pouvoir d'achat des Français, qui plombe la croissance, qui tue les marges de manoeuvre budgétaires au profit d'une caste.
Je ne peux m'empêcher de voir là la faillite de notre candidature à l'élection présidentielle dans le fait que la garde rapprochée de la candidate saute le pas, qu'elle accrédite qu'il n'y a plus de clivage entre droite et gauche. Si la réforme est nécessaire, il y a encore débat sur la nature de cette réforme. Pour nous socialistes, elle ne peut s'incarner dans la politique thatchérienne pratiquée par le Président.
12:51 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, politique, parti socialiste, ouverture, rupture, gauche, droite
06 octobre 2007
Sarko, virus de la démocratie
L'ouverture pratiquée par Nicolas SARKOZY représente un réel danger et une vraie plaie pour la démocratie.
Rien de pire en démocratie que la culture du consensus. Rien de pire que ce lent et émolient consensus universel qui fait oublier le goût du débat et qu'in fine, ce sont bien les représentants du peuple qui tranchent par leur vote.
Toute la volonté de SARKOZY réside bien dans ce soin appliqué pour diviser, affaiblir, anéantir tout ce qui ne pense pas comme lui, tout ce qui s'oppose à lui. Il en va ainsi du Parti socialiste chez qui il pioche des notables, il en va ainsi des syndicats asphyxiés par des réformes urgentes, rapides et des négociations à la hussarde.
Ce comportement est dangereux. il vise à installer une seule image dans l'opinion, celle du chef, celle du Président.
Décidément, cet homme est dangereux.
Il a su conquérir des pouvoirs immenses en anéantissant la gauche idéologiquement. Après avoir mené une bataille culturelle pour vulgariser son iédologie libérale de droite, il s'est attaché à tuer le Front national en le prvant de sa base électorale. Ceci fait, la victoire acquise, la mue impériale s'est entamée. il a alors entrepris de débaucher au sein du PS pour l'affaiblir et le diviser.
La résistance peine à s'organiser. Il est temps de forger un nouvel alliage pour la gauche. Il est temps d'inventer les nouvelles clés du socialisme du 21ème siècle. Il y a urgence à se mettre au travail, tant nos divisions sont profondes. Notre parti est aujourd'hui coupé en deux. La campagne des présidentielles inachevée sur le fond et la forme laisse béante la crise au sein du PS. Les nouveaux militants, ceux qui ont adhéré autour de Ségolène, n'ont pas encore de culture militante, ils n'ont pas d'histoire du socialisme. Un grand nombre d'entre eux sont des déçus de l'impasse BAYROU ou de la chute des centristes dans le camp de SARKOZY. Il y a urgence à les former, à leur donner des rudiments de notre histoire socialiste pour maintenir notre ancrage à gauche avant que le PS ne tombe définitivement dans un no man's land entre centrisme et social démocratie.
Nous avons un devoir de perpétrier la cause socialiste. celle-ci est loin d'être passéiste ou ringarde. Nous avons tous les éléments pour revivifier un clivage gauche droite et redonner l'envie de la lutte pour de nouvelles conquêtes sociales. Il est temps.
18:42 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, puijalon, gauche, sarkozy, socialisme
04 octobre 2007
Séparation des pouvoirs?
La séparation des pouvoirs est un concept à géométrie variable chez Nicolas SARKOZY. Quand il s'agit de protéger sa femme d'une audtion devant le Parlement après la libération des infirmières bulgares, il y a impossiblité au nom de la séparation des pouvoirs entre Exécutif et Législatif.
Hier soir, nous avons assisté à l'excès inverse. Près de 500 parlementaires, députés et sénateurs, de la majorité convoqués à l'Elysée pour une séance d'exégèse de la politique de SARKOZY (comme s'il ne l'expliquait pas suffisamment tous les jours dans les médias), ou plutôt ce qui s'appelle un recadrage en règle: je suis le chef, je pratique l'ouverture, votre légitimité dépend de moi... En gros, bouclez là et rentrez dans le rang.
Forts courageux, nos parlementaires godillots se sont empressés en sortant de distiller la bonne parole que nous avions aussi vue et entendue : on imagine mal, dans lexercice sarkozyen du pouvoir ne pas filmer ce genre d'évènement où le Parlement s'abaisse, voire s'humilie outrageusement devant le Chef de l'Etat.
Il faudra qu'on nous explique comment dans ce cas précis les pouvoirs sont séparés...
C'est un bien triste spectacle.
09:44 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, parlement, opposition
03 octobre 2007
des relents de monarchie
En fait, rien de nouveau dans la manière de gouverner de Monsieur ZARKOZY. C'est plutôt un retour fulgurant vers le passé.
Dimanche dernier notre monarque s'en fut dans son fief de Neuilly adouber son jeune baron et jeune premier contre l'avis des vassaux locaux... pour les prochaines municipales. Que voilà une pratique révolutionnaire du pouvoir présidentiel! On se croirait revenus au temps de Napoléon III où seul le candidat officiel du pouvoir avait droit d'utiliser une affiche blanche pendant les campagnes électorales. Obsédé par son image, celui-ci lors d'un résultat de plébicite se plut à dire : "Mon chiffre, j'ai retrouvé mon chiffre!" Toute ressemblance avec une course effrénée aux bons sondages serait naturellement purement fortuite.
Alors, maintenant, tel notre Badinguet impérial, notre bon Président s'en va courir la France. Partout où il passe, il s'affiche avec le candidat UMP aux prochaines élections locales. On le voit à Lyon, on cherche Gérard COLLOMB, Maire socialiste et Jean-Jack QUEYRANNE député local et Président de la Région en bonne pratique républicaine... Non, non, vous ne verrez que PERBEN. On le voit à Nantes, foin de Jean-Marc AYRAULT...
Il n'y a qu'un seul regret à avoir : à l'époque de Badinguet dit également "Napoléon le Petit" (Victor HUGO) les trains roulaient moins vite, la télé n'existait pas... Moins de matraquage médiatique.
Gageons que notre Badinguet nouvellement élu saura trouver une opposition forte dans les mois qui viennent, pour prouver que la République, la Démocratie ne sont pas mortes et que le socialisme municipal a encore de beaux jours devant lui.
18:13 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Sarkozy, socialisme, gauche, Neuilly
Une république exemplaire?
C'est vraiment ça la république exemplaire que nous promettait Sarkozy? Une république où tous les régimes spéciaux de retraite sont supprimés, sauf trois : celui des pêcheurs, celui des députés, celui des sénateurs...
C'est si pénible que cela le travail de député ou de sénateur?
La vertu en politique c'est de montrer l'exemple. Voilà la République de Sarkozy. Casse sociale pour les classes moyennes et les ouvriers. Privilèges pour les nantis. Le risque est une part inhérente de l'élection. L'alternance aussi.
Il est vraiment temps que l'on limite le nombre de mandats à 2 pour éviter de payer trop de pensions à nos vieux parlementaires... ça fera économiser un peu d'argent public.
09:32 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche, socialiste, sarkozy, puijalon, retraites, parlementaires
01 octobre 2007
Démocratie
Démocratie. Le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Voilà une notion moderne. Voilà un vrai sujet de politique pour nous socialistes en ce début de 21ème siècle englué dans des guerres injustifiables, des actes terroristes absurdes et gratuits.
La France que Nicolas SARKOZY est en train de nous tailler à coup de karcher, je ne la reconnais pas. De longue date, dans notre identité, nous avons un côté clair, celui de la lutte pour l'universalité, pour la démocratie, le combat pour l'émancipation, la liberté, la pensée. Cette tradition développée par les philosophes des Lumières a pourtant son pendant, son côté d'ombre. Cette part d'ombre nous l'avons vécue sous Pétain, avec l'instauration de règles spécifiques pour les juifs, puis avec la collaboration institutionnelle qui a cautionné et aidé la Shoah. Cette part d'ombre, nous l'avons vécue dans les guerres de décolonisation où certains membres de nos troupes, qui avaient connu la Libération, se sont adonnés à la torture.
Aujourd'hui, l'Etat UMP est de nouveau entré dans cette part d'ombre. Il faut que nous en prenions conscience. Les lois proposées par Messieurs SARKOZY, FILLON et HORTEFEUX nous ramènent à ces démons. Lorsque les immigrés, même clandestins, sont ramenés à des quotas, lorsque l'ADN est là pour justifier de l'identité, lorsque des Maires UMP (à Digoin) commencent à interdire les cantines à des enfants de sans-papiers, alors nous ne sommes plus dans l'espace de la République et de la Démocratie. Nous ne sommes plus dans les valeurs communes qui font que nous pouvons nous retrouver derrière un vivre ensemble. Quand les voix commencent à se taire, alors il commence à être trop tard.
Nicolas SARKOZY ne fait pas que parler le langage du Front National pour séduire ses électeurs. Il pratique ses actes.
Le rapport au pouvoir de Monsieur SARKOZY est inquiétant. Il se cache derrière sa frénésie une part d'impérialisme contraire à toutes nos valeurs républicaines et démocratiques. SA personne passe avant l'institution sur le site internet de l'Elysée.
Cet homme est dangereux. Non seulement, il casse nos acquis sociaux, ce que nous pourrons toujours reconstruire dès lors que nous serons prêts, mais il sape les fondements même de notre démocratie: la liberté d'expression, la contradiction, le débat, le pluralisme.
Il nous sera plus dur de nous reconstruire et de constituer une alternative crédible si nous le laissons faire les réformes institutionnelles créant un véritable régime présidentiel. Ce culte de la personnalité, ce culte de sa personne au détriment de la fonction sont dangereux pour nos institutions, pour la démocratie et pour nous-mêmes, citoyens.
Nous devons refuser la réforme visant à instaurer un régime présidentiel. C'est le meilleur contrepouvoir que l'on puisse créer dans le cadre de la République. Monsieur FILLON commence à le comprendre, lui qui commence à s'appuyer sur sa légitimité issue de l'élection du Parlement. Continuons dans cette voie du parlementarisme raisonné.
13:50 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, socialiste, gauche, SARKOZY, opposition, démocratie
29 septembre 2007
Un flop fiscal!
Quelle est donc cette drôle de danse qu'entonnent à eux deux Monsieur SARKOZY et Monsieur FILLON. L'un parle de rigueur, lorsque l'autre a vendu pour 13 à 15 Milliards par an de cadeaux fiscaux à ceux qui en ont le moins besoin. L'un vient expliquer qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses et qu'il ne faut plus attendre de redistribution sociale, quand l'uatre vient vanter le juste retour aux riches de ce qui leur est dû.
Derrière cette valse hésitation, ce numéro de duétiste, de mime asynchrone, se cache une autre réalité plus cruelle : la politique fiscale de Monsieur SARKOZY est un échec patent. Son choc fiscal, mère de toutes les réformes, qui devait engendrer un "grand bond en avant" de l'économie française, s'est simplement écrasé lourdement et est juste venu s'additionner à une dette de l'Etat déjà conséquente.
Que faire après? La justice sociale voudrait que ce qui indûment a été donné soit repris. La justice républicaine voudrait que cette dette de l'Etat alourdie pour les générations suivantes pour que la cigale SARKOZY puissent honorer ses promesses de pains et de de jeux soit allégée d'autant.
Car toute l'injustice de la politique de Monsieur SARKOZY réside en ce que non seulement, celle-ci accroît le poids d'une dette déjà lourde pour les générations futures (1000 milliards d'Euros!), mais en ce qu'elle ne sert qu'à allimenter l'air du temps.
Il n'est pas question de lourds investissements de transports en commun, d'hôpitaux publics, de construction de maisons de retraite pour préparer le papyboom, il n'est pas question d'un plan massif d'innovation pour créer l'économie du développement durable de demain, dont la France pourrait être le fer de lance. Non il est juste question de mener une politique libérale, réduisant les charges de ceux qui paient l'impôt, limitant la solidarité entre les couches sociales, détricotant les fondements d'une école apprenant à former des citoyens au profit d'une école formatant au marché du travail...
C'est de la petite politique, pour un petit homme d'Etat, qui gavé d'ambition personnelle, s'est aveuglé sur les besoins de la France.
Ce dont la France a besoin aujourd'hui c'est que l'Etat impulse une politique économique forte, impulse de l'investissement dans les grandes infrastructurese dont le pays et les Régions ont besoin pour préparer la fin de l'ère du pétrole. C


