15 octobre 2007

pour une gauche d'utopies (suite)

1fb7da148c3a5de9b08b911575ab50e1.jpgL'utopie peut faire peur. Elle est dans bien des cas associée à ce qui n'est pas réalisable ou réaliste.

Pourtant, sans une dose d'utopies - et je le mets sciemment au pluriel -, il est difficile d'éclairer l'avenir, il est difficile de l'inventer.

Je crois que notre parti, le parti socialiste, a trop souffert de sa culture de gestion. Dirigé par des cadres issus du même moule, celui d'une école où l'on apprend à gérer et pas à projeter, il s'est engourdi dans la recherche du maintien des avantages acquis.

Le PS a perdu sa part indispensable de parti visionnaire, qui propose une lecture de la société, une analyse des inégalités. Son rôle est de proposer une perspective pour les Français, d'ouvrir une trace, un sillon vers l'avenir. Nous avons perdu l'habitude de nous projeter.

D'ailleurs, il n'est qu'à relire ce que nous appelons "Projet" lors de nos congrès. L'échéance de nos projets s'arrête à 6 ans, au mieux à 10.

Aujourd'hui, il nous faut dépasser ce stade. Nous devons retrouver notre composante visionnaire. Nous devons proposer un projet de société à 30 ou 50 ans qui intègre les composantes que sont la mondialisation, l'inégalité croissante du partage des richesses, la raréfaction de certaines énergies et matières premières non renouvelables, la nécessaire protection de l'environnement, de la bio-diversité et le vieillissement de notre société.

Nous devons produire une analyse de ces phénomènes, nous devons en produire une grille de lecture et apporter des réponses avec les outils dont nous disposons pour corriger les effets néfastes et construire une société d'égalité, de solidarité et de durabilité.

Ces enjeux sont devant nous. Nous ne pouvons les ignorer lors de nos prochaines échéances.

Il y a une part de réalisme dans ces utopies. Il y a aussi une part de rêve. C'est ce que nous devons aspirer à construire.

Nous devrons proposer aussi des ajustements réguliers de notre lecture de la société pour accepter la part d'évolutions rapides de notre monde actuel.

27 août 2007

Déception!

8e51cad124514a308ab57ecca1a05f64.jpgDéception... c'est le mot qui caractérise le mieux mon sentiment et mon analyse à propos de celle qui fut notre candidate aux élections présidentielles. La méthode participative était intérerssante. Elle ouvrait de vraies perspectives de renouveau pour un parti trop longtemps fermé, replié sur lui-même et devenu coupé de la société.

Pourtant, ses récentes déclarations sur le SMIC à 1500€ et les 35heures sèment le doute, et plus encore fânent ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant chez elle: la transparence, la liberté de ton...

En effet, comment répéter à l'envi pendant toutes la campagne présidentielle "je suis une femme libre", je ne suis attachée à aucun parti... et après cette même campagne, affirmer que l'on ne croyait pas aux mesures qu'elle portait pour le PS.

Une femme libre l'aurait dit avant. Elle ne se serait pas présentée devant les Français en créant une telle imposture. Comme souvent en politique, il y a loin entre les annonces et la réalité des faits.

Les nouvelles pratiques ont encore du chemin à faire. Pour l'heure, le mien avec la passionaria du PS prend fin. Attaché à des valeurs citoyennes, à la manifestation de la vérité, au progrès social, je ne peux me reconnaître dans ces méthodes d'un autre âge. Certes le fond prime sur la forme. Encore faut-il qu'il se manifeste!

 

09 juillet 2007

Une refondation assistée...

6147a156e23d3aa7f89d21a0a543179a.jpgEt si finalement, Nicolas SARKOZY devenait le meilleur auxiliaire du PS pour faire sa refondation. A force de faire sortir du jeu politique interne du PS les éléphants qui ont du mal à se recycler et à passer la main, en leur offrant des fins de carrière inespérées dans l'opposition, le PS va devenir un champ des possibles pour une nouvelle génération bridée par ses ainés.

Même si la méthode reste contestable et dangereuse, c'est peut-être une chance à saisir pour nous.