07 novembre 2007

de la souveraineté populaire...

54f248b9d7b00ecbe93ee9af0cdc7d3d.jpgDans notre République et notre démocratie, le souverain c'est le peuple. Pas le Président. Pas les partis qui concourent à l'expression politique.

Ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire. Pas même ses représentants.

Hier soir, le Parti socialiste s'est renié dans ses engagements politiques fondamentaux en remettant sine die la question du referendum sur le mini traité européen.

Pourquoi avoir tant ferraillé pour faire un referendum militant, pour imposer un referendum sur cette question à Jacques CHIRAC, si au premier retour de bourrasque, le PS renie ses engagements et ses fondamentaux démocratiques et républicains.

Comment, demain, les Français pourront-ils faire confiance à un parti qui se saborde et contribue à confisquer notre droit le plus fondamental : celui de l'expression de la souveraineté populaire?

Le PS se trompe en pensant que s'aligner sur SARKOZY évitera la désunion. En premier lieu, cela entretient la confusion. Le PS n'est pas capable aujourd'hui de produire sa propre vision sur l'Europe. C'est cela que les Français retiendront.

Il ne faut pas attendre non plus de SARKOZY qu'il joue les grands démocrates. Il ne l'est pas. Il vit avec ses ressorts fondamentaux de la droite qui considèrent que les institutions appartiennent aux descendants du Général et que toute autre forme de gouvernance serait de l'usurpation. Il est aujourd'hui, Napoléon le Petit, à ses dernières heures, composant avec les forces politiques, mais seul à bord.

Sortons de cette caricature de régime politique. Et retrouvons nos vraies valeurs démocrates, parlementaires, respectueuses du peuple et de l'inérêt général.

 

06 novembre 2007

Les socialistes et l'Europe

cd368efd01f54928fa9488fbdef9605d.jpgLe PS a tranché ce soir en bureau national. Il votera pour le mini traité européen. Et il remettra à plus tard la question du référendum. A quand? quand les élections municipales seront passées...

Une fois de plus la vision de ce parti ne dépasse pas l'horizon des 4 mois. Une fois de plus, il n'y aura pas de construction d'une politique européenne de gauche.

François HOLLANDE souhaitait "qu'il y ait une position pour que soit connue la position des socialistes"... Sans doute est-ce là le signe d'un des derniers souffles d'un premier secrétaire agonisant, sans pouvoir, sans ligne politique claire, sans volonté et sans vision pour l'avenir.

A quand le choix de la ligne politique par SMS?

C'est tout sauf de la politique, c'est tout sauf une opposition.

Je comprends la position de Benoît HAMON qui a ce soir démissionné de son mandat de secrétaire national, à cause de la cacophonie ambiante...

Ceux qui disaient il y a deux ans qu'il n'y avait pas de plan B en sont pour leurs frais aujourd'hui...

Maintenant, c'est tout le PS qui sera derrière SARKOZY...

Communiqué de Benoît HAMON: 

Démission du Secrétariat National à l’Europe.

 

Paris, le 06 Novembre 2007

Le Parti Socialiste a décidé à la majorité des voix du bureau national d’approuver le traité simplifié proposé à la ratification du parlement par Nicolas Sarkozy.

Il y a bientôt 2 ans, le Parti Socialiste, conscient de l’importance de se rassembler pour battre la droite, faisait le choix, à l’occasion de son congrès, d’opérer une synthèse entre ses principales sensibilités. Cette synthèse, quelques mois après le référendum sur le traité constitutionnel qui avait vu, malgré la campagne du PS en faveur du oui, une majorité de Français refuser ce texte, proposait notamment de dépasser le clivage entre les partisans du Oui et les partisans du Non. La synthèse avait vocation à rappeler que si les socialistes s’étaient opposés sur la stratégie, ils étaient rassemblés sur le projet européen.

Aujourd’hui le Parti Socialiste s’est une nouvelle fois divisé en deux blocs sur l’appréciation du contenu du texte. Il est même divisé sur l’opportunité de soumettre le texte à référendum alors qu’il avait fait de ce principe une « obligation démocratique » lors de la campagne présidentielle et que ce principe est soutenu par une large majorité des français.

Invitée à commencer la rénovation du PS en disant oui au mini traité, une majorité du bureau national a choisi d’approuver un texte qu’elle a été presque unanime à juger médiocre 15 jours auparavant. Simultanément, les argumentaires lapidaires refont surface pour sommer les socialistes de ne pas rater ce nouveau rendez-vous de l’Histoire.

Pourtant, il existait un moyen de dire notre insatisfaction sur le fond, de rester solidaire avec les socio-démocrates européens et cohérents avec nos engagements de campagne en appelant à un référendum afin de ne pas se substituer à la souveraineté populaire. Il existait un moyen de rassembler les socialistes. Cette position était évoquée par les représentants de toutes les sensibilités du PS dans le groupe de travail sur le Traité Simplifié que le Bureau national m’a demandé d’animer depuis l’été. Cette position, identique à celle adoptée par les socialistes lors du référendum européen de 1972 sur la proposition de François Mitterrand était, au nom de la cohérence et de l’unité de la gauche : l’abstention ou la non participation au vote.

Une autre voie a été choisie. Je m’y plie. Elle porte pourtant en elle le ferment de la division. Secrétaire national en charge du projet européen, nommé pour permettre le dépassement du clivage entre le oui et le non, je déplore notre échec. Je remets donc aujourd’hui ma démission du secrétariat national à François Hollande

Construire l'avenir du PS et de la gauche.

568f05f3eecc389ca3f1ae6abf83ecad.jpgQuelques mois que j'attendais ce moment. Un texte a circulé annonçant la création d'un "think tank", "La Forge" sous l'égide de Benoît HAMON, député européen.

Sa vocation est de réarmer idéologiquement le PS pour construire la gauche de demain. Une gauche de gauche qui s'assume face à une droite décomplexée et qui est parée idéologiquement à un affrontement politique revigorant le clivage gauche-droite.

Ce sera chose faite samedi prochain. Cette structure va prendre son envol, ou plutôt le bruit du métal va cliqueter.

C'est ce que j'attendais pour sortir le PS de sa molle torpeur, de ses atermoiments. Enfin un espace où le nous prime sur le je. Enfin un espace où des socialistes vont penser plus loin que l'échéance électorale d'après (soit 4 mois aujourd'hui!).

Pour plus de détails, consultez l'article du blog de Régis JUANICO.

Il y a quelque chose de très prometteur, rien que dans le nom choisi, celui d'une intense activité, de la transformation de la matière brute en matière polie, un rappel au mouvemnt ouvriériste et un clin d'oeil aux start-up...

Je me retrouve pleinement dans ses propos de Benoît tirés de France soir : "La droite l'a emporté cette année, parce qu'elle avait préparé depuis longtemps la bataille culturelle. Je souhaite participer au réarmement politique et idéologique de la gauche avec le lancement de ce "think tank". Il rassemblera des hommes et des femmes de gauche qui, tels des forgerons, travailleront à la production d'idées. Il s'agira de faire du lobbying et reconstruire le clivage gauche-droite là où il est pertinent. Face à une droite décomplexée, nous nous devons être une gauche sérieusement et résolument de gauche."

 

01 novembre 2007

La Forge

f46cd7941a99bd9bc5a0dc07f1e0baea.jpgBenoît Hamon lance le 10 novembre prochain La Forge, un collectif de réflexion dont le but est de réarmer idéologiquement le PS.

Ancré à gauche, tourné vers l'avenir, ce collectif doit muscler notre mode de pensée. Vous vous en doutez, je me reconnais dans cette ligne politique. Vous continuerez à en entendre parler.

un avant goût:5d968d1229e69f243bce064979441cf6.pdf

24 octobre 2007

une ligne politique, urgence pour le PS

a463021f8390ffe25c99ed5c8ae3cc03.jpgIl est urgent pour le PS d'établir une ligne politique claire et à gauche.

Les tentatives actuelles prônées par l'ex-candidate aux élections présidentielles de constituer un amas qui va des reliques du PCF au Modem en englobant les Verts, mais dont l'objectif premier est de marquer le PS au centre, sont une véritable calamité.

Considérer que l'on peut passer par pertes et profits le Parti socialiste et fonder un grand parti démocrate aux contours flous, sans ligne politique est une gageure.

Le socialisme n'est pas mort. Ses idéaux de progrès social, de justice, d'égalité n'ont jamais été aussi actuels qu'aujourd'hui alors que Sarkozy et ses amis massacrent notre modèle social et ouvrent la porte au capitalisme le plus sauvage et le plus violent qui soit.

Plus que jamais, nos idéaux sont vivants. Il manque seulement aujourd'hui des hommes et des femmes de conviction, qui n'hésitent pas entre des bobos et les classes populaires et moyennes. 

Il manque au PS cette voix qui porte l'espoir, qui porte le progrès social comme ligne politique et qui ne renonce pas face à la violence du capitalisme financier. Seul ajourd'hui, Benoît HAMON fait entendre cette petite voix. Elle est encore trop faible. Elle doit enfler, se répandre.

La colère contre la misère, contre l'injustice, contre la violence faite aux pauvres et aux étrangers doit prendre la place de l'atonie, de l'attente stratégique. C'est notre devoir.

23 octobre 2007

la charrue avant les boeufs!

bb2a08298f1a50a7471253626e739755.jpgAlors que notre candidate aux élections présidentielles est absente de tous les rendez-vous du PS depuis les élections, de tous les rendez-vous avec l'opposition à Nicolas SARKOZY, elle nous a proposé hier dans Libération une grande nouveauté pour le PS : il faut d'abord trouver le leader, avant le projet!

Bien entendu, il faut comprendre que le leader, c'est elle.

C'est sans doute que nous, socialistes, n'avons pas pêché par le flou des propositions lors des dernières élections présidentielles.

En fait, ce mode de fonctionnement caporaliste m'horipile plus que tout. Il est exactement l'inverse de ce que doit faire le PS aujourd'hui: produire une analyse de la société et construire un projet de société pour les 20 ans qui viennent.

La question du moment n'est absolument pas de savoir qui est le chef. Cette question se tranchera dès lors que le Parti socialiste saura ce qu'il pense, ce qu'il propose.

Concentrons-nous d'abord sur notre réarmement idéologique, sur la définition de notre électorat central, sur la construction d'une grille d'analyse de la société, de la mondialisation.

Après on verra qui incarne le mieux cet embryon de projet.

Pour l'heure je suis très échaudé par le flou des propositions aux élections présidentielles, je suis très agacé par cette américanisation de notre vie politique où les ballons, les banderolles, les photos dans la presse comptent plus que le fond.

Que Ségolène commence par nous dire, elle qui défendit un projet qui n'était pas le sien, quelles sont ses idées, quel est son projet, quelle est sa vision pour la France!

Idée contre idée, ligne politique contre ligne politique, projets contre projets, c'est sur cette base que doit se jouer notre futur congrès.

22 octobre 2007

Un platane pour le PS!

3bfa56a13e14bbb17db30120287baa50.jpgDans une longue interview à Libération ce matin, Ségolène ROYAL explique sa continuelle prise de distance par rapport au PS. Elle donne sa version de son silence, de son rôle d'opposante et trace des pistes pour l'avenir depuis Rome.

Elle définit son rôle d'opposante de la sorte : "Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je la sens utile au débat démocratique. Mais cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos."

Ce silence est dérangeant, destabilisant. Les sujets n'ont pas manqué depuis le début de la mandature de Monsieur SARKOZY. Il a lancé toutes ses grandes réformes dès le départ, avec vitesse, précipitation, concertation tronquée.

La méthode même d'empaqueter tous les sujets en même temps pour noyer le PS, les syndicats et les citoyens aurait du faire l'objet d'une contestation.

Les débauchages qui empêchent de conserver une lisibilité du clivage gauche/droite auraient du être dénoncés. Ils affaiblissent le PS, ils affaiblissent la gauche.

Sur des sujets comme les tests ADN, la réforme de la carte judiciaire, les cadeaux fiscaux, la remise en cause du SDRIF et de la décentralisation, le financement de la Sécurité sociale, la fausse concertation sur les régimes spéciaux de retraites, il y avait matière à s'exprimer. Certains sujets comme les tests ADN touchent même à nos valeurs les plus profondes et à la République elle-même. Sur tout ceci silence.

L'opposition se construit dès le premier jour et sur les projets phares du Président, collectivement et pas à un moment décidé par la candidate seule.

Vouloir construire un grand parti de gauche à l'italienne est peut-être une solution. Pour autant, il faut en discuter et pas le construire derrière le dos du PS.

Tout ceci semble s'organiser comme si le marasme dans lequel est polongé le PS arrangeait l'ex candidate de 2007 et renforçait son rôle de recours.

 On juge les bons capitaines à leur capacité à tenir la barre dans les moments difficiles, où ça tangue, où l'équipage et la cargaison sont menacés, pas à son uniforme de parade à l'arrivée au port.

Alors, oui, ma déception pour Ségolène ROYAL est aussi grande que fut mon engouement pour sa méthode participative, dont il ne reste rien aujourd'hui.

On ne peut pas gagner en misant sur l'affaiblissement de son camp et sur la possibilité d'être le recours.

21 octobre 2007

Des adhérents locaux du PS toujours en nombre

ebb933ef869205c227d749fe59432c73.jpgPendant la campagne interne pour la désignation de la tête de liste aux municipales d'Issy, mon camarade Joseph DION s'est fait attaquer très durement sur la gestion de la section socialiste à laquelle j'appartiens. Il n'aurait pas su accueillir les nouveaux adhérents.

J'ai connu moi-même une vauge d'adhésions massives lorsque je fus secrétaire de section en 2002 au moment du coup de tonnerre de la présidentielle. 100 nouveaux adhérents arrivèrent en 15 jours! Nous étions à peine 10 lors de nos réunions à l'époque. Comment faire face? Que dire? Que faire? C'est complexe. Et Joseph a vécu la même situation avec les adhérents à 20€ qui eux pour le coup ne participent pas financièrement à la vie des sections.

Alors l'accuser d'avoir fait fuire des nouveaux est à la fois mal venu, déplacé et incongru.

Un article du Parisien la semaine dernière faisait part de l'hémorragie que connaît le PS depuis l'élection présidentielle. Certaines sections ont connu une perte de plus de 58% de leurs adhérents.

Nous n'en sommes pas là. Au contraire. Nous pouvons affirmer que Joseph, même s'il n'a pas été investi a plutôt bien réussi à capitaliser ces nouveaux adhérents. Comme partout nous avons une marge de progrès.

Ils sont très difficiles à appréhender, n'étant pas formés, n'ayant pas de culture socialiste pour nombre d'entre eux. Ils sont venus pour Ségolène. Il faut faire ensemble maintenant. Il faut avancer. Avec un risque majeur que notre parti continue à se déporter sur sa droite.

Nous saurons être au rendrez-vous pour défendre une ligne de gauche, au service des classes moyennes et des couches populaires, au service de la justice sociale et de la lutte pour le progrès.

17 octobre 2007

La Madone et l'ADN

9d06c483d19997a9b291a95233af9964.jpgSégolène ROYAL, tout au long de sa campagne, a fait de la défense de la République, de la défense de "l'ordre juste" ses thèmes de prédilection.

Son silence face à la droite et à Nicolas SARKOZY sur la question des tests ADN est plus que troublant.

S'il est bien un combat républicain qui vaille la peine depuis le début du mandat SARKOZY, c'est bien celui-ci. C'est toute notre conception de la famille, de la vie en société, les fondements mêmes de notre République avec la mise à sac du principe d'égalité qui sont attaqués avec cet amendement.

Où est donc celle qui se prétend jouer un rôle pour la gauche dans les 10 ans qui viennent? Comment a-t-elle pu être absente des voix de tous bords qui se sont élevées pour dire leur indignation devant cette loi?

Il est des statures qu'il faut savoir utiliser. Il est des combats pour lesquels il faut savoir descendre dans la mêlée et défendre l'intérêt général.

Décidément, cette campagne présidentielle aura été jusqu'au bout du bout portée sur les apparences plus que sur les actes.

Le PS va encore pâtir de cette absence. Le silence des éléphants est bien souvent le signe de leur cimetière.

Il est plus que temps de refonder ce parti sur des vraies valeurs de gauche, sur des vraies valeurs démocratiques et républicaines. Le socialisme ne peut plus s'encombrer de ces gens plus soucieux de leur cote de populairité, de leur réélection et de leur image que de la misère qui progresse, de l'injustice qui gagne et du fascisme qui rampe.

Il est vraiment temps de forger le socialisme du 21ème siècle et de mettre fin à cette dérive droitière de ce parti en errance.

14 octobre 2007

Pour une gauche d'utopies

a3ab62ae33f7e4df276d84c9e96c88cf.jpgTrop souvent ces derniers temps, du côté notamment de notre candidate aux élections présidentielles ou des amis de STRAUSS-KAHN, on entend se développer le vocable de "gauche du réel".

Ce vocable et la construction du rapport au pouvoir qu'il implique sont en partie la cause de notre échec lors des deux dernières élections présidentielles. La gauche du réel nous renvoie juste à la gestion, au socialisme a minima. La gestion, la droite sait le faire aussi bien que nous. Si la seule chose que nous avons à proposer aux Français, c'est une gauche de gestion, alors on rentre dans la médiatisation de la personnalité, dans l'abolition des clivages entre la gauche et la droite... En fait dans le marasme politique dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui et qui empêche le PS de rebondir et de redécoller.

Au contraire, ce dont le PS a besoin aujourd'hui, c'est de construire une gauche d'utopies. Une gauche qui soit capable de défricher l'avenir, de le construire, de le promettre et de le réaliser. Point de grand soir, sans petit déjeuner le lendemain matin.

Nous vivons dans un monde où la production de richesse ne cesse de croître et où les inégalités sociales n'ont jamais été aussi fortes. Jamais, les revenus du travail n'ont été à ce point minorés face aux revenus du capital. Les 15 milliards d'Euros de cadeaux fiscaux de Nicolas SARKOZY aux Français les plus riches en sont le meilleur témoignage.

Alors, notre rôle aujourd'hui est de réarmer la gauche et de construire les outils pour mettre en oeuvre de nouvelles redistributions des richesses.

Notre monde vit ce paradoxe qu'au fur et à mesure que les libertés économiques gagnent du terrain, les libertés civiles se restreignent. Le marché se fait à ce prix.

Utopie ne veut pas dire irréalisme, ni explosion de la dépense publique. Au contraire.

Ce que les libéraux de l'acabit de SARKOZY n'ont pas compris, c'est que nous ne vivons pas dans un monde où la croissance et la richesse vont progresser indéfiniment. Les matières premières deviendront pour beaucoup d'entre elles une denrée rare. D'ici 50 ans nous pourrions entrer dans une économie de la pénurie du fait de la raréfaction d'un certain nombre de produits de première nécessité, pour l'industrie notamment.

C'est là que nous socialistes nous avons un rôle à jouer pour inventer les modes de redistribution de demain. C'est notamment dans le champ du développement durable et notamment des énergies renouvelables que nous devons nous investir en priorité pour gommer les effets néfastes de la mondialisation. Dans les pays de l'Afrique noire, nous avons un des taux d'ensoleillement les plus forts; de quoi produire une électricité solaire abondante, c'est-à-dire une source de développement pour ce continent.

Notre péché ces dernières années, c'est d'avoir oublié notre rôle de défricheurs d'Histoire. Nous sommes plus que des gestionnaires. Nous sommes des ambitieux pour l'humanité. Nous sommes des porteurs d'un développement économique qui source de développement social. Nous sommes la seule force politique aujourd'hui capable de porter le développement durable face au capitalisme aveugle et mangeur des ressources naturelles.

Le socialisme est loin d'être un concept ringard. C'est une idéologie d'avenir, qui a juste besoin de se transformer pour s'assumer.

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