06 novembre 2007
Le poisson, un produit de luxe?
Ceci est un poisson. Ce ne sera bientôt pour les Français les moins fortunés, qu'une image dans les livres, ou dans un reportage télé. Leurs enfants pourront saliver devant les aquariums, mais ils ne connaîtront plus le goût de ce savoureux met.
Pourquoi?
Parce qu'une fois de plus, Monsieur SARKOZY fait payer aux consommateurs son impuissance politique.
En effet, ce jour au Guilvinec, Nicolas SARKOZY a proposé aux pêcheurs une forme de taxe, ou plus pudiquement, une vignette, pour que les consommateurs prennent à leur charge la hausse des coûts du pétrole dans le coût du poisson.
C'est maintenant une habitude chez Nicolas SARKOZY, lorsqu'on ne sait pas comment financer une mesure, on la répercute sur les prix à la consommation, on la répecute sur le panier de la ménagère. L'essence est trop chère, Madame LAGARDE nous demande de prendre le vélo... Comment feront tous ces Français qui font plus de 80km par jour en voiture pour aller travailler? L'EPO sera-t-elle défisalisée?
Ce gouvernement et ce Président indécent méprisent le peuple. C'est peut-être là leur ressort fondamental.
Le poisson rappelons-le fait pratie des éléments qui stimulent la croissance, l'activité cérébrale, notamment des enfants. Désormais, grâce à Monsieur SARKOZY, le poisson va devenir un produit de luxe que bien des Français ne verront plus dans leur assiette. Sans doute, TF1 aura-t-il alors accès à beaucoup plus de cerveaux disponibles!
22:15 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, consommation, essence, hausse des prix, politique, droite, incurie
04 novembre 2007
Pour un véritable service public ferré.
Un des apports du Grenelle de l'environnement consiste à consacrer le rôle prépondérant que l'on souhaite faire jouer au rail par rapport à la route dans les 50 prochaines années. Cette optique est la bonne. Les taux d'émission de CO² du rail par rapport à la route sont incomparables.
Pour autant, cette volonté n'aura de sens que si elle s'accompagne d'une véritable réforme du service public ferré, notamment en matière de transports de passagers.
Depuis quelques années la SNCF a transformé sa politique commerciale. D'une logique d'usagers, elle est passée à une logique de clients. Elle se veut, avec le réseau TGV, concurrentielle du transport aérien. Cette transformation s'est accompagnée de hausses tarifaires qui font que sur un certain nombre de destinations, les prix ont augmenté pour coller à ceux de l'avion, mais légèrement en-dessous. La nouvelle politique de prix mise en oeuvre par la SNCF sur son réseau national est tout sauf transparente. Le kilométrage parcouru n'a plus rien à voir avec la tarification. A titre d'exemple, récemment j'ai eu l'occasion de faire 2 trajets en TGV dans les mêmes périodes tarifaires. Contre toute attente, le trajet Paris-Laval s'est révélé 2€ plus cher que le Paris-Saint-Nazaire. Plus de 150 km supplémentaires sont parcourus pour le 2ème trajet. La nouvelle tarification se cale sur les tarifications des compagnies aériennes avec des billets moins chers plus ils sont réservés à l'avance et très chers à la dernière minute.
Cette politique va à l'encontre de deux logiques liées au Grenelle de l'environnement :
- De plus en plus de trajets se décident à la dernière minute qu'ils soient professionnels ou privés. Nous sommes bel et bien rentrés dans l'ère d'une société de l'instantanéité, de la consommation en temps réel, notamment grâce aux outils informatiques.
- Les trajets en train ne sont pas concurrentiels avec un trajet en voiture. cela vaut pour certains trajets pour un passager, pour la majorité d'entre eux pour deux et pour la totalité pour une famille.
La conjonction de ces deux facteurs rend le train moins attractif que la voiture.
C'est cela qu'il faut modifier dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
En premier lieu, il faut consacrer la place de la SNCF comme entreprise publique de service public ferroviaire, hors la concurrence. Il faut travailler pour constituer, à l'échelon européen des partenariats pour mailler un réseau européen du rail. Thalys est un bon début.
En second lieu, la politique tarifaire de la SNCF doit être revue. Elle doit consacrer son rôle de service public au service d'une logique de développement durable. Elle doit donc trouver d'autres financements que ceux des billets: de la publicité, des boutiques, des produits vendus à bord, des services vendus à bord, des aides d'Etat et des Régions... Elle doit sortir de cette logique de rentabilité commerciale et se consacrer à son rôle de transport d'avenir écologiquement plus viable et socialement intégrateur. Il n'est pas normal aujourd'hui, après les bonnes intentions affichées par le gouvernement qu'un moyen de transport beaucoup moins polluant que la route soit plus cher que celle-ci.
C'est un enjeu d'avenir. C'est un véritable enjeu politique à porter auprès des instances européennes et nationales. Je fais malheureusement peu confiance à JAcques BARROT et à Nicolas SARKOZY, tous deux adeptes de la libéralisation des réseaux pour porter ce combat.
Il nous revient à nous socialistes de le mener.
12:30 Publié dans Forêt, grands espaces, Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, socialiste, droite, gauche, transport ferré, développement durable, SNCF
01 novembre 2007
Pour 19 000€
Nicolas SARKOZY a rejoint ses amis les grands patrons dans la course aux jolis revenus. Comme ses amis du MEDEF qui ont vu leurs conseils d'administration augmenter les revenus des PDG ces dernières années de plus de 12%, Nicolas SARKOZY profite aujourd'hui de l'effet d'aubaine d'un amendement UMP qui fait passer son traitement de Président de la République de 8200€ bruts mensuels à 19 000€ rejoignant ainsi le salaire du Premier ministre.
Que peut faire un Président avec 19 000€ par mois? Il voyage à nos frais. Celui qui a été élu voyage en plus aux frais de ses riches amis. Il est logé, nourri...
Cette brusque augmentation du train de vie du premier magistrat de France est à comparer aux pensions de retraite des cheminots de la SNCF qui vont diminuer, alors qu'ils cotisent plus que le régime général et travailleront autant... C'est une curieuse justice sociale qui consiste à créer de la dépense publique pour un seul, alors que partout elle est sous contrainte.
Cette rémunération pourrait encore se comprendre, si elle s'accompagnait de la fin des fonds spéciaux de l'Elysée, dont l'usage s'apparente à ceux du MEDEF dans leur obscurité. Or il n'en est rien. Depuis le début du premier septennat de Jacques CHIRAC, le budget de l'Elysée à progressé de 500% sans que les parlementaires puissent avoir accès aux comptes, au nom de la séparation des pouvoirs...
En parallèle, les Députés ont réformé leur régime spécial de retraite tout en conservant leurs meilleurs avantages...
Monsieur SARKOZY nous avait annoncé la rupture. Il est dans la plus pure continuité de l'Etat RPR où argents public et privé se mêlaient, où l'intérêt général maquillaient les intérêts personnels. Les deux seules choses qui ont changé c'est que l'UMP a remplacé le RPR et Nicolas SARKOZY a remplacé Jacques CHIRAC. Pour le reste la droite française a bien gardé ses traits majeurs : cupide, réactionnaire, indécente, corporatiste et petite bourgeoise. Rien de neuf là-dedans.
22:36 Publié dans Jardin anglais, Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, salaire, droite, UMP, éthique, Etat RPR
18 octobre 2007
Fausse concertation, grosse frustration...
Contrairement à beaucoup de mes concitoyens, j'aime bien les grèves. C'est l'occasion pour bon nombre de faire un peu d'exercice, de se remettre à marcher, de rencontrer des gens et de sortir la tête du métro, boulot, dodo. D'accord, j'admets, il faut faire partie des privilégiés dont le temps de transport à pied ou à vélo n'est pas trop long.
Celle-ci est particulière. Jamais le gouvernement auparavant n'avait communiqué sur une grève pour dire qu'elle serait massive et suivie. C'est une première.
C'est une forme toute sarkozienne de récupération politique et de délégitimation du corps social.
En démocratie le vote ne fait pas tout. S'arquebouter sur le résultat de la présidentielle ne légitime pas tout. Et surtout pas la violence institutionnelle d'un pouvoir qui fait mine de concerter, mais sur un projet tout ficelé sur lequel il n'y a rien ou presque à négocier.
Certes, il faut avancer sur la question des retraites. Certes, les régimes spéciaux (et à commencer par celui des députés et des sénateurs dont la pénibilité du travail reste vraiment à prouver tant l'absentéisme règne dans ces deux assemblées) ont vocation à disparaître.
Pour autant, la stigmatisation d'une catégorie de population comme le fait SARKOZY sur toutes les thématiques de son action depuis le lancement de sa campagne est contre-productive. Il ne serta à rien dans le dialogue social de montrer les agents des services publics comme des privilégiés. La plupart des fonctionnaires et des agents des services publics ont choisi de travailler dans le secteur public. Le régime des retraites faisait partie de l'attractivité de ces métiers. Il faisait partie des avantages qui compensaient d'autres faiblesses : celle des rémunérations, la non prise en compte des régimes indemnitaires dans le calcul de la pension de retraite...
A travers cette stigmatisation, c'est aussi nos services publics que Monsieur SARKOZY remet en cause. Mais quel pays européen peut se vanter d'avoir une capitale aussi bien desservie par les transports en commun (à part Londres dans quelques années vu son plan d'investissement de 28 Milliards d'Euros)? Quel pays peut se vanter d'avoir un réseau ferré à grande vitesse aussi performant, avec sur des distances de plus de 600km près de 85% des trains arrivant à l'heure? Combien de particuliers ou d'entreprises échaudés par la mise en conccurrence d'EDF et GDF demandent aujourd'hui la possibilité de revenir aux tarifs régulés?
Sincèrement, il est illégitime aujourd'hui de remettre en cause l'efficacité de nos services publics. Il est tout aussi illégitime de brandir cette oukase des privilégiés.
Les privilégiés ne sont pas là où Monsieur SARKOZY le dit. Les vrais privilégiés aujourd'hui, ce sont les 1000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions € qui vont bénéficier grâce au bouclier fiscal d'un cadea de 270 000€ chacun de la part de l'Etat UMP. Ce sont tous ceux qui ont bénéficié des 15 Milliards€ de cadeaux fiscaux votés par la majorité UMP pour remercier ses bons amis du MEDEF.
Rappelons enfin pour remettre les choses dans leur contexte que les régimes spéciaux ne couvrent que 5% du besoin de financement des retraites aujourd'hui. Une goutte d'eau dans la mer.
10:53 Publié dans Jardin anglais, Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, retraites, régimes spéciaux, droite, grève, services publics, politique
15 octobre 2007
Encore en République?
Allez faire un tour sur le site de la Présidence de la République. C'est à la fois effrayant et instructif.
A la fin de la visite, on ne peut que se poser la question suivante: "Sommes-nous encore en République?"
Passons le bandeau d'accueil où la vue en perspective de la cour d'honneur a fait place à la photo du Président avec derrière une vue du bâtiment qui se casse la gueule.
En allant plus loin dans l'exploration du site, pas un document qui ne s'ouvre sans que le bandeau avec la photo de SARKOZY n'apparaisse sur chaque page. Une image subliminale du nouveau prince africain qui gouverne la France.
Le CV du Président est tout aussi édifiant. Les fonctions politiques y sont rangées chronologiquement, sans distinction entre la "Présidence du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine", la fonction de Maire de Neuilly, de Député des Hauts-de-Seine, de "Secrétaire national du RPR chargé de la Jeunesse", de Ministre... On est bien là dans le vieux démon de l'ex-RPR de privatisation de la chose publique et de confusion entre la personne, la fonction élective et la fonction militante... Le lien pour vous faire une idée : http://www.elysee.fr/lepresident/
Un petit focus intéressant sur l'apparition partout de David MARTINON dont le compte de campagne à Neuilly va vite exploser. On se croirait dans une série américaine "à la Présidence"... Même le médaillon sur le rideau bleu y est!
Fin du fin en matière de propagande officielle PR TV. Une télévision de propagande où le pluralisme n'existe pas.
Ce GROLAND en réel pourrait prêter à rire si les gens qui le pilotent n'étaient pas aussi dangereux pour la République, pour la démocratie.
J'aime assez cette citation empruntée à mon camarade Benoît HAMON qui résume assez bien mon état d'esprit à la fin du tour d'horizon: "Au-delà de la droite et de la gauche, il y a la République qui doit être irréprochable parce qu'elle est le bien de tous. Il y a l'Etat qui doit être impartial."
14:19 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, SARKOZY, droite, Etat RPR, gauche, Elysée
Retrait des tests ADN
Il faut savoir où s'arrêter.
L'UMP, le Gouvernement et le Président sont allés trop loin sur cette question des tests ADN pour les candidats à l'immigration familiale en France.
Cette vision de la France nous renvoie à nos heures les plus sombres. Même des gaullistes historiques comme Charles PASQUA s'en font l'écho.
On peut tout faire en matière de politique sur la base d'un programme et de la légitimité du peuple... sauf toucher aux fondements de notre vivre ensemble, la République.
Des limites inacceptables ont été franchies avec l'usage des tests ADN.
Il est temps d'y mettre fin.
10:08 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, tests ADN, SARKOZY, droits de l'homme, droite, gauche
13 octobre 2007
MAM et l'oeil de la caméra
MAM nous a annoncé la multiplication des caméras de surveillance à Paris. Un véritable Big Brother, made in UMP, comme la droite sait nous en fabriquer de beaux. Après les tests ADN, voici les caméras. Il ne manque plus que les miradors et le tableau est complet.
C'est bien là la construction d'une France à deux vitesses que nous promet SARKOZY à tavers sa vaillante ministre de l'Intérieur.
De l'un, il y a ceux qui peuvent se protéger, qui figurent sous l'oeil de Big Brother. Disons-le sans fard, ce sont plutôt les beaux quartiers qui reçoivent ce type de matériel.
Puis il y a l'autre frange de la population, celle qui doit composer le 17 et ne pas attendre que les Sarkoboys de la Police fassent du flagrant délit, grâce aux yeux de Moscou habilement disséminés dans les bons endroits.
Belle image d'une France réconciliée avec elle-même que la droite nous construit.
Ceci ne veut bien sûr pas dire que je souscris aux caméras, loin s'en faut. Mais à travers ce énième épisode des mesures d'urgence de Monsieur SARKOZY, on voit bien que ce n'est pas la France qui travaille et se lève tôt le matin qui va bénéficier de ces mesures de sécurité.
14:23 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MAM, politique, sécurité, droite, gauche, SARKOZY, caméras
11 octobre 2007
L'immigration momifiée?
Généralement lorsque l'on crée un musée, c'est pour glorifier ou garder mémoire de ce qui n'est plus.
A ce titre, l'ouverture du Musée de l'Immigration, sans fanfare ni trompête du côté gouvernemental, est bien un signe. Le signe que l'immigration a été et n'est plus.
C'est un curieux parallèle de voir d'un côté un gouvernement qui légifère de manière pétainiste en fichant génétiquement les entrants et de l'autre s'ouvrir un musée à la gloire de l'immigration. Nous sommes dans le paradoxe politique le plus total.
Pour autant, je ne crois pas que l'histoire de l'immigration soit achevée en France. Le jour où nos actifs ne seront plus suffisants pour financer les retraites des papy boomers, tous ces Français haineux qui applaudissent SARKOZY aujourd'hui seront bien contents de trouver des cotisants pour leur payer leurs pensions.
20:56 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, immigration, musée de l'immigration, ADN, politique, gauche, droite
10 octobre 2007
Dedans et dehors?
La sortie de Fadela AMARA, secrétaire d'Etat d'ouverture sur l'instrumentalisation de l'immigration par le gouvernement et la droite, autour de la question des tetsts ADN, met bien en avant la fragilité de ces ministres d'ouverture.
Libres de parole et de tons, ils sont néanmoins prisonniers du contrat de gouvernement qu'ils ont passé avec celui qui les a nommés. Ils sont contraints à la solidarité totale avec le gouvernement. On ne peut être dedans et dehors, lorsque l'on est ministre.
C'est une vraie question d'éthique.
Oui, l'instauration des tests ADN contrevient à notre tradition républicaine et aux Droits de l'Homme qui y sont attachés. Oui, ils nous renvoient à nos heures les plus sombres, celles de Vichy, celles des guerres de décolonisation où des appelés recevaient l'ordre de remplir les registres d'état civil avant le décès des torturés. Il y a dans la manière de gérer la question de l'immigration un pas franchi du mauvais côté de notre histoire, du côté de nos mauvais instincts.
Alors après, il faut l'assumer. Ils font partie du gouvernement. Ils sont solidaires de ce gouvernement qui introduit le racisme comme manière de gouverner, qui fait de la génétique un outil de discrimination. On ne peut être dedans et dehors sur cette question-là. Cette manière de concevoir l'immigration n'est pas sortie du chapeau. Elle faisait partie du contrat de gouvernement. Elle a été déclamée sous toutes les tonalités, avec des accents proches du Front national, pendant toute la campagne des présidentielles. Elle faisait partie intégrante du projet de SARKOZY qui stigmatisait ces méchants immigrés qui venaient voler des prestations sociales aux bons français méritants par leur travail.
Alors, s'ils restent, ils cautionnent. il ne peut y avoir d'entre deux sur ces principes républicains. Ou on est dedans, ou on est dehors.
10:23 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tests ADN, SARKOZY, Politique, gauche, droite, ouverture, immigration
08 octobre 2007
L'ouverture à gauche?
Dans l'édition du Figaro de ce jour, Jack LANG déclare : "Les gouvernements de coalition, comme il en existe beaucoup en Europe, ne me paraissent pas être une anomalie. Ce qui pose problème dans l'ouverture à la française, c'est qu'elle apparaît comme un acte unliatéral du chef de l'Etat et non comme le fruit d'un dialogue, et encore moins d'un accord, avec les autres forces politiques. Si Lionel Jospin ou Ségolène Royal avaient été élus, ils auraient sans doute, tout comme l'a fait François Mitterrand, appelé au gouvernement certaines personnalités non socialistes."
Jack LANG a raison sur un point, il ne peut y avoir méprise entre l'ouverture et la coalition. Pour qu'il y ait coalition, il aurait fallu des négociations entre partis. Il aurait fallu un accord entre formations politiques. Tel n'est pas le cas. Le Parti socialiste est bien dans l'opposition.
Dès lors, toute nommination d'un socialiste au gouvernement peut s'appeler ouverture, pâle cache-sexe pour le véritable terme : débauchage.
Je n'imagine pas le Parti Socialiste, de Jaurès, Blum, Mitterrand et Jospin, cautionner les tests ADN pour les demandes de regroupement familial. Je n'imagine pas le Parti socialiste entrer dans une coalition allant jusqu'à l'extrême droite, puisque le traitement de la question de l'immigration par Monsieur HORTEFEUX répond aux attentes de l'électorat du FN.
Il n'y a de confusion possible que dans la tête de quelques personnes en quête de légitimité pour leur ego, conscient que dans 5 ans, ce ne sera plus l'époque de leur printemps. Ce ne sont que des individualités qui se soumettent à une seule règle : la solidarité politique pleine et entière avec le Chef de l'Etat et le Gouvernement. Le Gouvernement est un organe collectif.
Je ne vois pas ce qu'un socialiste peut faire dans un gouvernement qui nous renvoie à nos heures les plus sombres sur la question des migrations, qui casse le pouvoir d'achat des Français, qui plombe la croissance, qui tue les marges de manoeuvre budgétaires au profit d'une caste.
Je ne peux m'empêcher de voir là la faillite de notre candidature à l'élection présidentielle dans le fait que la garde rapprochée de la candidate saute le pas, qu'elle accrédite qu'il n'y a plus de clivage entre droite et gauche. Si la réforme est nécessaire, il y a encore débat sur la nature de cette réforme. Pour nous socialistes, elle ne peut s'incarner dans la politique thatchérienne pratiquée par le Président.
12:51 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, politique, parti socialiste, ouverture, rupture, gauche, droite


