04 octobre 2007
Séparation des pouvoirs?
La séparation des pouvoirs est un concept à géométrie variable chez Nicolas SARKOZY. Quand il s'agit de protéger sa femme d'une audtion devant le Parlement après la libération des infirmières bulgares, il y a impossiblité au nom de la séparation des pouvoirs entre Exécutif et Législatif.
Hier soir, nous avons assisté à l'excès inverse. Près de 500 parlementaires, députés et sénateurs, de la majorité convoqués à l'Elysée pour une séance d'exégèse de la politique de SARKOZY (comme s'il ne l'expliquait pas suffisamment tous les jours dans les médias), ou plutôt ce qui s'appelle un recadrage en règle: je suis le chef, je pratique l'ouverture, votre légitimité dépend de moi... En gros, bouclez là et rentrez dans le rang.
Forts courageux, nos parlementaires godillots se sont empressés en sortant de distiller la bonne parole que nous avions aussi vue et entendue : on imagine mal, dans lexercice sarkozyen du pouvoir ne pas filmer ce genre d'évènement où le Parlement s'abaisse, voire s'humilie outrageusement devant le Chef de l'Etat.
Il faudra qu'on nous explique comment dans ce cas précis les pouvoirs sont séparés...
C'est un bien triste spectacle.
09:44 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, parlement, opposition
24 août 2007
Renforcer les droits du Parlement, chiche?
Renforcer les droits du Parlement pour rééquilibrer les pouvoirs entre Exécutif et Législatif, c'était bien là une promesse du nouveau Président de la République. Une superbe commission, dont la feuille de route donne déjà le point d'arrivée, a même été créée pour cette question.
Pourtant, Nicolas SARKOZY vient de nous donner un bel exemple de sa conception de l'ouverture et du rôle de Parlement en refusant de laisser auditionner sas femme par la Commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares emprisonnées en Libye.
Aujourd'hui tout se traite à l'Elysée. Là où dans un fonctionnement optimum et normal de notre régime, le Ministre des Affaires étrangères aurait du jouer le rôle de médiateur, de messager, de négociateur, le Président a choisi d'envoyer comme émissaire personnel sa femme, flanquée du Secrétaire général de l'Elysée.
Au nom de la séparation des pouvoirs, il refuse qu'elle soit entendue par les représentants du peuple.
Alors, si tout est géré au niveau de l'Elysée, si les Ministres ne sont plus là que pour signer des décrets et défendre des textes devant le Parlement, ce dernier va rester sur sa faim pendant cinq ans. Tout sera du ressort de l'Elysée. Tout sera donc couvert par la séparation des pouvoirs.
Voici donc une conception du pouvoir et de son exercice, fort peu démocratique, fort peu moderne, fort peu ouverte. A quand le rétablissement de la lettre de cachet?
17:35 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Parlement, réforme des institutions, démocratie


