07 novembre 2007

de la souveraineté populaire...

54f248b9d7b00ecbe93ee9af0cdc7d3d.jpgDans notre République et notre démocratie, le souverain c'est le peuple. Pas le Président. Pas les partis qui concourent à l'expression politique.

Ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire. Pas même ses représentants.

Hier soir, le Parti socialiste s'est renié dans ses engagements politiques fondamentaux en remettant sine die la question du referendum sur le mini traité européen.

Pourquoi avoir tant ferraillé pour faire un referendum militant, pour imposer un referendum sur cette question à Jacques CHIRAC, si au premier retour de bourrasque, le PS renie ses engagements et ses fondamentaux démocratiques et républicains.

Comment, demain, les Français pourront-ils faire confiance à un parti qui se saborde et contribue à confisquer notre droit le plus fondamental : celui de l'expression de la souveraineté populaire?

Le PS se trompe en pensant que s'aligner sur SARKOZY évitera la désunion. En premier lieu, cela entretient la confusion. Le PS n'est pas capable aujourd'hui de produire sa propre vision sur l'Europe. C'est cela que les Français retiendront.

Il ne faut pas attendre non plus de SARKOZY qu'il joue les grands démocrates. Il ne l'est pas. Il vit avec ses ressorts fondamentaux de la droite qui considèrent que les institutions appartiennent aux descendants du Général et que toute autre forme de gouvernance serait de l'usurpation. Il est aujourd'hui, Napoléon le Petit, à ses dernières heures, composant avec les forces politiques, mais seul à bord.

Sortons de cette caricature de régime politique. Et retrouvons nos vraies valeurs démocrates, parlementaires, respectueuses du peuple et de l'inérêt général.

 

24 octobre 2007

une ligne politique, urgence pour le PS

a463021f8390ffe25c99ed5c8ae3cc03.jpgIl est urgent pour le PS d'établir une ligne politique claire et à gauche.

Les tentatives actuelles prônées par l'ex-candidate aux élections présidentielles de constituer un amas qui va des reliques du PCF au Modem en englobant les Verts, mais dont l'objectif premier est de marquer le PS au centre, sont une véritable calamité.

Considérer que l'on peut passer par pertes et profits le Parti socialiste et fonder un grand parti démocrate aux contours flous, sans ligne politique est une gageure.

Le socialisme n'est pas mort. Ses idéaux de progrès social, de justice, d'égalité n'ont jamais été aussi actuels qu'aujourd'hui alors que Sarkozy et ses amis massacrent notre modèle social et ouvrent la porte au capitalisme le plus sauvage et le plus violent qui soit.

Plus que jamais, nos idéaux sont vivants. Il manque seulement aujourd'hui des hommes et des femmes de conviction, qui n'hésitent pas entre des bobos et les classes populaires et moyennes. 

Il manque au PS cette voix qui porte l'espoir, qui porte le progrès social comme ligne politique et qui ne renonce pas face à la violence du capitalisme financier. Seul ajourd'hui, Benoît HAMON fait entendre cette petite voix. Elle est encore trop faible. Elle doit enfler, se répandre.

La colère contre la misère, contre l'injustice, contre la violence faite aux pauvres et aux étrangers doit prendre la place de l'atonie, de l'attente stratégique. C'est notre devoir.

22 octobre 2007

Un platane pour le PS!

3bfa56a13e14bbb17db30120287baa50.jpgDans une longue interview à Libération ce matin, Ségolène ROYAL explique sa continuelle prise de distance par rapport au PS. Elle donne sa version de son silence, de son rôle d'opposante et trace des pistes pour l'avenir depuis Rome.

Elle définit son rôle d'opposante de la sorte : "Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je la sens utile au débat démocratique. Mais cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos."

Ce silence est dérangeant, destabilisant. Les sujets n'ont pas manqué depuis le début de la mandature de Monsieur SARKOZY. Il a lancé toutes ses grandes réformes dès le départ, avec vitesse, précipitation, concertation tronquée.

La méthode même d'empaqueter tous les sujets en même temps pour noyer le PS, les syndicats et les citoyens aurait du faire l'objet d'une contestation.

Les débauchages qui empêchent de conserver une lisibilité du clivage gauche/droite auraient du être dénoncés. Ils affaiblissent le PS, ils affaiblissent la gauche.

Sur des sujets comme les tests ADN, la réforme de la carte judiciaire, les cadeaux fiscaux, la remise en cause du SDRIF et de la décentralisation, le financement de la Sécurité sociale, la fausse concertation sur les régimes spéciaux de retraites, il y avait matière à s'exprimer. Certains sujets comme les tests ADN touchent même à nos valeurs les plus profondes et à la République elle-même. Sur tout ceci silence.

L'opposition se construit dès le premier jour et sur les projets phares du Président, collectivement et pas à un moment décidé par la candidate seule.

Vouloir construire un grand parti de gauche à l'italienne est peut-être une solution. Pour autant, il faut en discuter et pas le construire derrière le dos du PS.

Tout ceci semble s'organiser comme si le marasme dans lequel est polongé le PS arrangeait l'ex candidate de 2007 et renforçait son rôle de recours.

 On juge les bons capitaines à leur capacité à tenir la barre dans les moments difficiles, où ça tangue, où l'équipage et la cargaison sont menacés, pas à son uniforme de parade à l'arrivée au port.

Alors, oui, ma déception pour Ségolène ROYAL est aussi grande que fut mon engouement pour sa méthode participative, dont il ne reste rien aujourd'hui.

On ne peut pas gagner en misant sur l'affaiblissement de son camp et sur la possibilité d'être le recours.

17 octobre 2007

La Madone et l'ADN

9d06c483d19997a9b291a95233af9964.jpgSégolène ROYAL, tout au long de sa campagne, a fait de la défense de la République, de la défense de "l'ordre juste" ses thèmes de prédilection.

Son silence face à la droite et à Nicolas SARKOZY sur la question des tests ADN est plus que troublant.

S'il est bien un combat républicain qui vaille la peine depuis le début du mandat SARKOZY, c'est bien celui-ci. C'est toute notre conception de la famille, de la vie en société, les fondements mêmes de notre République avec la mise à sac du principe d'égalité qui sont attaqués avec cet amendement.

Où est donc celle qui se prétend jouer un rôle pour la gauche dans les 10 ans qui viennent? Comment a-t-elle pu être absente des voix de tous bords qui se sont élevées pour dire leur indignation devant cette loi?

Il est des statures qu'il faut savoir utiliser. Il est des combats pour lesquels il faut savoir descendre dans la mêlée et défendre l'intérêt général.

Décidément, cette campagne présidentielle aura été jusqu'au bout du bout portée sur les apparences plus que sur les actes.

Le PS va encore pâtir de cette absence. Le silence des éléphants est bien souvent le signe de leur cimetière.

Il est plus que temps de refonder ce parti sur des vraies valeurs de gauche, sur des vraies valeurs démocratiques et républicaines. Le socialisme ne peut plus s'encombrer de ces gens plus soucieux de leur cote de populairité, de leur réélection et de leur image que de la misère qui progresse, de l'injustice qui gagne et du fascisme qui rampe.

Il est vraiment temps de forger le socialisme du 21ème siècle et de mettre fin à cette dérive droitière de ce parti en errance.

15 octobre 2007

pour une gauche d'utopies (suite)

1fb7da148c3a5de9b08b911575ab50e1.jpgL'utopie peut faire peur. Elle est dans bien des cas associée à ce qui n'est pas réalisable ou réaliste.

Pourtant, sans une dose d'utopies - et je le mets sciemment au pluriel -, il est difficile d'éclairer l'avenir, il est difficile de l'inventer.

Je crois que notre parti, le parti socialiste, a trop souffert de sa culture de gestion. Dirigé par des cadres issus du même moule, celui d'une école où l'on apprend à gérer et pas à projeter, il s'est engourdi dans la recherche du maintien des avantages acquis.

Le PS a perdu sa part indispensable de parti visionnaire, qui propose une lecture de la société, une analyse des inégalités. Son rôle est de proposer une perspective pour les Français, d'ouvrir une trace, un sillon vers l'avenir. Nous avons perdu l'habitude de nous projeter.

D'ailleurs, il n'est qu'à relire ce que nous appelons "Projet" lors de nos congrès. L'échéance de nos projets s'arrête à 6 ans, au mieux à 10.

Aujourd'hui, il nous faut dépasser ce stade. Nous devons retrouver notre composante visionnaire. Nous devons proposer un projet de société à 30 ou 50 ans qui intègre les composantes que sont la mondialisation, l'inégalité croissante du partage des richesses, la raréfaction de certaines énergies et matières premières non renouvelables, la nécessaire protection de l'environnement, de la bio-diversité et le vieillissement de notre société.

Nous devons produire une analyse de ces phénomènes, nous devons en produire une grille de lecture et apporter des réponses avec les outils dont nous disposons pour corriger les effets néfastes et construire une société d'égalité, de solidarité et de durabilité.

Ces enjeux sont devant nous. Nous ne pouvons les ignorer lors de nos prochaines échéances.

Il y a une part de réalisme dans ces utopies. Il y a aussi une part de rêve. C'est ce que nous devons aspirer à construire.

Nous devrons proposer aussi des ajustements réguliers de notre lecture de la société pour accepter la part d'évolutions rapides de notre monde actuel.

06 septembre 2007

Mon exigence

edfccb844f0f8f3b78f828111010c287.jpgUn de mes camarades du PS d'Issy m'a fait part de mon exigence, dans le cadre de notre débat interne sur la préparation des municipales à Issy, ne sachant pas trop s'il devait m'admirer ou me haïr.

Jusqu'à présent je me suis exprimé sur mes idées, mais je me suis peu dévoilé sur moi-même.

Mon exigence en matière de démocratie, de transparence et de respect de la Ré-publique ne date pas d'hier. Plusieurs éléments dans mon parcours l'expliquent.

Je suis issu d'une famille militante. Mes parents ont une vie associative variée, deux de mes grands-parents ont été résistants puis artisans de la construction européenne tout de suite après la guerre.

Des mes humanités en classe prépa littéraire, je retiens une foi inébranlable dans l'importance de la chose publique (res publica); Cicéron notamment a été l'artisan de la construction de mon goût pour le débat, pour l'échange des idées préalables nécessaires à la prise de décision. D'Aristote, entre autres, je retiens combien la dmocratie est une donnée fragile. Elle suppose une vigilance constante pour ne pas se dégrader en tyrannie ou en aristocratie. De mes grands-parents, je retiens ce goût sacré pour la liberté. Qu'importe la liberté économique, si nous ne sommes pas libres de penser, de nous exprimer, de participer à l'édification de notre société.  Vivre en hommes libres, en citoyens est un des biens ultimes que nous possédons. Combien meurent aujourd'hui pour tenter d'exercer ce droit.

Il en découle pour moi, une exigence très grande envers nos pratiques, envers le pouvoir et ceux qui l'exercent.

Notre rôle de citoyen est autant de nous engager pour nous exprimer que de veiller. Notre vigilance doit s'exercer constamment pour prévenir les appétîts féroces de quelques uns.

Je ne me reconnais donc pas dans la manière de gouverner de Nicolas SARKOZY. Je ne me reconnais pas plus dans le fonctionnement actuel de mon parti qui a oublié ses idéaux d'émancipation des citoyens, ses idéaux de justice sociale et de progrès de l'humanité.

Veiller ne suffit pas. Il faut prendre part au débat, il faut s'exprimer et agir. De multiples manières. Etre élu n'est pas pour moi un but, une fin en soi. Mon ambition est d'acquérir avant tout de la sagesse (sapientia), du recul pour mieux analyser, être plus juste. Cette recherche d'une vertu citoyenne et socialiste, je veux la mettre aujourd'hui au service de la refondation de mon parti.

05 septembre 2007

Du jardin politique

6e93bd81d56802cb660c30b27096d68f.jpgVous êtes de plus en plus nombreux à faire un tour dans le jardin politique. Le nombre des visites croît de jour en jour.

C'est un encouragement à continuer. J'aimerai que nous puissions encore franchir des pas pour que ce blog devienne un espace de débat et d'envoi de contributions pour penser la politique autrement.

Certains d'entre vous, et je les en remercie, m'ont indiqué apprécier le caractère décalé des images qui accompagnent les notes. Elles sont pour moi un instrument de recul précieux lorsque j'écris. Elles me permettent avant de coucher mes idées, de penser la tonalité des notes, leurs couleurs, de prendre du recul par rapport à ce que je souhaite partager et mettre en ligne. Elles me permettent aussi de prendre de la distance, lorsque l'actualité se fait trop cruelle ou injuste.

Je travaille actuellement avec un de mes proches amis à une refonte du blog sous un système avec plus de fonctionnalités. Je cherche notamment un modèle de blog qui fonctionne selon un espace circulaire où chaque élément du jardin pourrait trouver sa place comme couché sur une carte ou un plan de jardin. Je cherche à faire disparaître cette verticalité déroulante et descendante très occidentale qui casse la liberté d'aller et venir, de cheminer. Si vous avez des intuitions, je suis preneur.

J'espère, malgré le fait que ce jardin est un lieu de convictions, que chacun pourra y laisser un élément de son passage. Merci à tous.

27 août 2007

Déception!

8e51cad124514a308ab57ecca1a05f64.jpgDéception... c'est le mot qui caractérise le mieux mon sentiment et mon analyse à propos de celle qui fut notre candidate aux élections présidentielles. La méthode participative était intérerssante. Elle ouvrait de vraies perspectives de renouveau pour un parti trop longtemps fermé, replié sur lui-même et devenu coupé de la société.

Pourtant, ses récentes déclarations sur le SMIC à 1500€ et les 35heures sèment le doute, et plus encore fânent ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant chez elle: la transparence, la liberté de ton...

En effet, comment répéter à l'envi pendant toutes la campagne présidentielle "je suis une femme libre", je ne suis attachée à aucun parti... et après cette même campagne, affirmer que l'on ne croyait pas aux mesures qu'elle portait pour le PS.

Une femme libre l'aurait dit avant. Elle ne se serait pas présentée devant les Français en créant une telle imposture. Comme souvent en politique, il y a loin entre les annonces et la réalité des faits.

Les nouvelles pratiques ont encore du chemin à faire. Pour l'heure, le mien avec la passionaria du PS prend fin. Attaché à des valeurs citoyennes, à la manifestation de la vérité, au progrès social, je ne peux me reconnaître dans ces méthodes d'un autre âge. Certes le fond prime sur la forme. Encore faut-il qu'il se manifeste!

 

09 juillet 2007

Une refondation assistée...

6147a156e23d3aa7f89d21a0a543179a.jpgEt si finalement, Nicolas SARKOZY devenait le meilleur auxiliaire du PS pour faire sa refondation. A force de faire sortir du jeu politique interne du PS les éléphants qui ont du mal à se recycler et à passer la main, en leur offrant des fins de carrière inespérées dans l'opposition, le PS va devenir un champ des possibles pour une nouvelle génération bridée par ses ainés.

Même si la méthode reste contestable et dangereuse, c'est peut-être une chance à saisir pour nous.