18 octobre 2007
Fausse concertation, grosse frustration...
Contrairement à beaucoup de mes concitoyens, j'aime bien les grèves. C'est l'occasion pour bon nombre de faire un peu d'exercice, de se remettre à marcher, de rencontrer des gens et de sortir la tête du métro, boulot, dodo. D'accord, j'admets, il faut faire partie des privilégiés dont le temps de transport à pied ou à vélo n'est pas trop long.
Celle-ci est particulière. Jamais le gouvernement auparavant n'avait communiqué sur une grève pour dire qu'elle serait massive et suivie. C'est une première.
C'est une forme toute sarkozienne de récupération politique et de délégitimation du corps social.
En démocratie le vote ne fait pas tout. S'arquebouter sur le résultat de la présidentielle ne légitime pas tout. Et surtout pas la violence institutionnelle d'un pouvoir qui fait mine de concerter, mais sur un projet tout ficelé sur lequel il n'y a rien ou presque à négocier.
Certes, il faut avancer sur la question des retraites. Certes, les régimes spéciaux (et à commencer par celui des députés et des sénateurs dont la pénibilité du travail reste vraiment à prouver tant l'absentéisme règne dans ces deux assemblées) ont vocation à disparaître.
Pour autant, la stigmatisation d'une catégorie de population comme le fait SARKOZY sur toutes les thématiques de son action depuis le lancement de sa campagne est contre-productive. Il ne serta à rien dans le dialogue social de montrer les agents des services publics comme des privilégiés. La plupart des fonctionnaires et des agents des services publics ont choisi de travailler dans le secteur public. Le régime des retraites faisait partie de l'attractivité de ces métiers. Il faisait partie des avantages qui compensaient d'autres faiblesses : celle des rémunérations, la non prise en compte des régimes indemnitaires dans le calcul de la pension de retraite...
A travers cette stigmatisation, c'est aussi nos services publics que Monsieur SARKOZY remet en cause. Mais quel pays européen peut se vanter d'avoir une capitale aussi bien desservie par les transports en commun (à part Londres dans quelques années vu son plan d'investissement de 28 Milliards d'Euros)? Quel pays peut se vanter d'avoir un réseau ferré à grande vitesse aussi performant, avec sur des distances de plus de 600km près de 85% des trains arrivant à l'heure? Combien de particuliers ou d'entreprises échaudés par la mise en conccurrence d'EDF et GDF demandent aujourd'hui la possibilité de revenir aux tarifs régulés?
Sincèrement, il est illégitime aujourd'hui de remettre en cause l'efficacité de nos services publics. Il est tout aussi illégitime de brandir cette oukase des privilégiés.
Les privilégiés ne sont pas là où Monsieur SARKOZY le dit. Les vrais privilégiés aujourd'hui, ce sont les 1000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions € qui vont bénéficier grâce au bouclier fiscal d'un cadea de 270 000€ chacun de la part de l'Etat UMP. Ce sont tous ceux qui ont bénéficié des 15 Milliards€ de cadeaux fiscaux votés par la majorité UMP pour remercier ses bons amis du MEDEF.
Rappelons enfin pour remettre les choses dans leur contexte que les régimes spéciaux ne couvrent que 5% du besoin de financement des retraites aujourd'hui. Une goutte d'eau dans la mer.
10:53 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, retraites, régimes spéciaux, droite, grève, services publics, politique
05 octobre 2007
Anticiper le vieillissement de notre société
Monsieur SARKOZY vient de faire un cadeau de 15 Milliards d'Euros aux français les plus fortunés sur 2007. Sur 5 ans, ce sont au moins 75 Milliards d'Euros qui seront ainsi bradés aux plus riches de nos concitoyens, soit près de 7,5% de la dette cumulée de l'Etat.
Ces 75 milliards auraient pu être utilisés autrement. Tel la cigale de La Fontaine, Monsieur SARKOZY mise tout sur le présent et ne prévoit pas.
les 15 milliards de cadeaux fiscaux de 2007 auraient trouvé un meilleur usage dans un grand plan d'Etat pour accueillir les personnes âgées.
Notre société se prépare à vivre dans les 15 ans qui viennent une mutation sociologique importante. Le nombre de sénior dépassera celui des actifs. Cette population vieillissante, il faudra bien la gérer. Pour l'heure rien n'est prévu.
La croissance fulgurante du nombre de personnes âgées nécessitera un développement des emplois de service d'aide à la personne, mais également des emplois médicaux et paramédicaux. Pour l'heure rien n'est prévu. Certaines spécialités médicales sont en manque de praticiens. Le nombre d'infirmières est toujours insuffisant.
Les structures d'accueil pour personnes âgées sont aussi largement insuffisantes, en nombre, en qualité et en répartition sur le territoire.
Notre société doit se préparer à ce choc au lieu de dilapider les fruits de la maigre croissance et d'augmenter la dette de l'Etat pour les générations futures.
Les jeunes actifs qui rentrent sur le marché du travail devront supporter les cotisations sociales pour les personnes âgées, les impôts pour former les futures générations; elles devront également produire pour vivre et générer de la croissance.
Il est temps de se réveiller et de proposer une vraie politique sociale.
10:12 Publié dans Verger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, puijalon, gauche, socialiste, retraites, vieillissement
03 octobre 2007
Une république exemplaire?
C'est vraiment ça la république exemplaire que nous promettait Sarkozy? Une république où tous les régimes spéciaux de retraite sont supprimés, sauf trois : celui des pêcheurs, celui des députés, celui des sénateurs...
C'est si pénible que cela le travail de député ou de sénateur?
La vertu en politique c'est de montrer l'exemple. Voilà la République de Sarkozy. Casse sociale pour les classes moyennes et les ouvriers. Privilèges pour les nantis. Le risque est une part inhérente de l'élection. L'alternance aussi.
Il est vraiment temps que l'on limite le nombre de mandats à 2 pour éviter de payer trop de pensions à nos vieux parlementaires... ça fera économiser un peu d'argent public.
09:32 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche, socialiste, sarkozy, puijalon, retraites, parlementaires
19 septembre 2007
Une administration sous pression
Qu'il doit être dur de travailler au sein des services municipaux d'Issy et de l'Agglomération d'Arc de Seine. Le turn over des postes dans les revues professionnelles est peut-être un indice.
Il ne doit pas être évident pour des fonctionnaires compétents, soucieux du service public, du service rendu à la population, de se retrouver sans cesse pris entre le marteau et l'enclume, en pleine lumière.
Sans cesse, notre Secrétaire d'Etat à la Fonction publique vante les mérites de sa gestion municipale, expliquant qu'il y avait trop de fonctionnaires, comment il a délégué au secteur concurrentiel des secteurs aussi sensibles que la gestion des ressources humaines... Sans cesse il rappelle que la rémunération des fonctionnaires est bonne, que leur régime de retraite est indécent...
Comment avoir encore le courage de franchir le seuil des bâtiments administratifs le matin, dans ces conditions? il faut une sacrée dose de foi dans le service public pour résister à cette pression. Il faut une sacrée motivation. Elle est admirable.
Cette administration compétente a besoin d'autres modes de gestion, de vraies ressources humaines à l'écoute et au service des agents pour les aider dans leur plan de carrière et améliorer le service rendu à la population. Cette administration a besoin qu'on s'occupe d'elle avec plus d'attention et nécessite un vrai management. On n'a jamais atteint l'optimum en matière de service rendu, on peut toujours progresser. Le bien-être des agents, l'ambiance au travail, le management sont autant d'ingrédient qui peuvent donner le sourire le matin. Tout un programme.
10:54 Publié dans balcon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Issy, politique, fonction publique, santini, administration, retraites, salaires


