06 octobre 2007
Sarko, virus de la démocratie
L'ouverture pratiquée par Nicolas SARKOZY représente un réel danger et une vraie plaie pour la démocratie.
Rien de pire en démocratie que la culture du consensus. Rien de pire que ce lent et émolient consensus universel qui fait oublier le goût du débat et qu'in fine, ce sont bien les représentants du peuple qui tranchent par leur vote.
Toute la volonté de SARKOZY réside bien dans ce soin appliqué pour diviser, affaiblir, anéantir tout ce qui ne pense pas comme lui, tout ce qui s'oppose à lui. Il en va ainsi du Parti socialiste chez qui il pioche des notables, il en va ainsi des syndicats asphyxiés par des réformes urgentes, rapides et des négociations à la hussarde.
Ce comportement est dangereux. il vise à installer une seule image dans l'opinion, celle du chef, celle du Président.
Décidément, cet homme est dangereux.
Il a su conquérir des pouvoirs immenses en anéantissant la gauche idéologiquement. Après avoir mené une bataille culturelle pour vulgariser son iédologie libérale de droite, il s'est attaché à tuer le Front national en le prvant de sa base électorale. Ceci fait, la victoire acquise, la mue impériale s'est entamée. il a alors entrepris de débaucher au sein du PS pour l'affaiblir et le diviser.
La résistance peine à s'organiser. Il est temps de forger un nouvel alliage pour la gauche. Il est temps d'inventer les nouvelles clés du socialisme du 21ème siècle. Il y a urgence à se mettre au travail, tant nos divisions sont profondes. Notre parti est aujourd'hui coupé en deux. La campagne des présidentielles inachevée sur le fond et la forme laisse béante la crise au sein du PS. Les nouveaux militants, ceux qui ont adhéré autour de Ségolène, n'ont pas encore de culture militante, ils n'ont pas d'histoire du socialisme. Un grand nombre d'entre eux sont des déçus de l'impasse BAYROU ou de la chute des centristes dans le camp de SARKOZY. Il y a urgence à les former, à leur donner des rudiments de notre histoire socialiste pour maintenir notre ancrage à gauche avant que le PS ne tombe définitivement dans un no man's land entre centrisme et social démocratie.
Nous avons un devoir de perpétrier la cause socialiste. celle-ci est loin d'être passéiste ou ringarde. Nous avons tous les éléments pour revivifier un clivage gauche droite et redonner l'envie de la lutte pour de nouvelles conquêtes sociales. Il est temps.
18:42 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, puijalon, gauche, sarkozy, socialisme
03 octobre 2007
des relents de monarchie
En fait, rien de nouveau dans la manière de gouverner de Monsieur ZARKOZY. C'est plutôt un retour fulgurant vers le passé.
Dimanche dernier notre monarque s'en fut dans son fief de Neuilly adouber son jeune baron et jeune premier contre l'avis des vassaux locaux... pour les prochaines municipales. Que voilà une pratique révolutionnaire du pouvoir présidentiel! On se croirait revenus au temps de Napoléon III où seul le candidat officiel du pouvoir avait droit d'utiliser une affiche blanche pendant les campagnes électorales. Obsédé par son image, celui-ci lors d'un résultat de plébicite se plut à dire : "Mon chiffre, j'ai retrouvé mon chiffre!" Toute ressemblance avec une course effrénée aux bons sondages serait naturellement purement fortuite.
Alors, maintenant, tel notre Badinguet impérial, notre bon Président s'en va courir la France. Partout où il passe, il s'affiche avec le candidat UMP aux prochaines élections locales. On le voit à Lyon, on cherche Gérard COLLOMB, Maire socialiste et Jean-Jack QUEYRANNE député local et Président de la Région en bonne pratique républicaine... Non, non, vous ne verrez que PERBEN. On le voit à Nantes, foin de Jean-Marc AYRAULT...
Il n'y a qu'un seul regret à avoir : à l'époque de Badinguet dit également "Napoléon le Petit" (Victor HUGO) les trains roulaient moins vite, la télé n'existait pas... Moins de matraquage médiatique.
Gageons que notre Badinguet nouvellement élu saura trouver une opposition forte dans les mois qui viennent, pour prouver que la République, la Démocratie ne sont pas mortes et que le socialisme municipal a encore de beaux jours devant lui.
18:13 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Sarkozy, socialisme, gauche, Neuilly
21 septembre 2007
Une vraie politique de marketing.
Si Nicolas SARKOZY a gagné la présidentielle, ce n'est pas un hasard. Il a mené une véritable campagne promotionnelle, à la manière d'une entreprise privée, allant chercher un à un le consommateur/client/électeur.
En face, notre mode de fonctionnement à la fois baroque, très autoritaire par moments, un peu soixante-huitard, mais surtout très désuni n'a pas fait le poids.
Nicolas SARKOZY a gagné parce qu'il a gagné la bataille culturelle pour imposer ses thématiques dans l'opinion française. Il avait un programme, néo-conservateur. Il a su créer les conditions de son acceptation par les Français.
En effet, il a d'abord ciblé les parts de marché minimum qui ne lui rapporteraient rien : les sans-papiers, les chômeurs dont le nombre, selon les statistiques officielles a considérablement baissé.
Ces catégories choisies, il a joué systématiquement de l'opposition entre deux classes, caressant l'une et fustigeant l'autre. Il a ainsi fustigé les immigrés sans ressources qui viennent piller les maigres réserves de notre système social en promettant à ceux qui cotisent une juste part en retour.
Il a opposé cette France qui travaille et attend un juste retour de son labeur à une France oisive des 35h et des chômeurs qui vivent de l'assistanat.
Il a ciblé la classe moyenne, il a trouvé un écho formidable chez les ouvriers dont le salaire est bien trop souvent peu supérieur aux minima sociaux.
Ayant gagné cette bataille culturelle dans l'opinion, ayant déporté le PS sur sa droite, notamment sur la question de la valeur travail et de l'objet même de la société, il n'avait plus qu'à dérouler son programme.
Je crois que nous devons en tirer toutes les conséquences à gauche. Il y a quelque chose de très sentimental dans notre approche de la démocratie participative, quelque chose de fondamental qui nous rapproche de la démocratie athénienne.
Pour autant, seule cette méthode ne peut rien contre l'agressivité d'une campagne de marketing qui cible une à une les catégories d'électeurs.
Il y a une relation client/fournisseur indéniable dans la politique en ce que chaque niveau d'élection s'accompagne de production de services publics pour les Français.
Face à cette droite dure, nous devons construire une gauche de combat. Une gauche qui se place sur le terrain des idées. Une gauche armée idéologiquement qui propose une lecture de la société, de la mondialisation, de la vie publique locale. Il nous revient en tant que parti politique de produire une offre politique. C'est ce que nous n'avons pas su faire en 2007. C'est ce que nous devons faire pour les élections locales.
La démocratie participative, à laquelle nous tenons, doit servir pour débattre de notre offre politique et pour la mettre en oeuvre, pas pour la construire. Les Français attendent de nous que nous produisions cette analyse de la société, que nous produisions des clés pour la comprendre et des solutions aux problèmes. Il nous revient de répondre à ces usagers du service public qui de plus en plus deviennent clients, de mesurer leurs attentes et de produire une offre derrière.
Nous sommes rentrés dans l'ère du capitalisme démocratique. Nous pouvons le nier. Mais nous continuerons de perdre.
Avant toute chose, il nous faut nous réarmer idéologiquement et définir ce qu'est le socialisme du 21ème siècle, pas le blairisme, la social-démocratie, juste le socialisme.
09:33 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, socialisme, Sarkozy, bataille culturelle, pouvoir, élections, puijalon
17 septembre 2007
Contre le cumul des candidatures!
Mon parti s'est fait le chantre du non cumul des mandats. Ce principe est en marche, mais lente.
Je crois que le meilleur moyen de limiter le cumul des mandats est de limiter le cumul des candidatures. Trop de candidats jonglent avec les candidatures au nom de leur notoriété. Une fois élus, quand ils y parviennent, ils choisissent le mandat qui les fait progresser dans leur carrière.
Je crois que ce mode de fonctionnement n'est pas digne de notre démocratie au 21ème siècle et n'est surtout pas respectueux du choix des électeurs.
Notre démocratie est malade de cette valse des mandats qui donne à penser qu'il y a des responsabilités qui valent la peine et d'autres qui sont mineures. Il est temps d'arrêter d'abuser les électeurs avec cette multiplication des candidatures à tout.
D'abord, cela va à l'encontre de la politique telle que je la conçois: la politique, le fond, passent après l'image et la notoriété. Je ne suis pas favorable à la république des notables, mais le suis à celle des idées.
Ensuite, cela crée des confusions dans l'esprit des électeurs qui ne savent plus quelles sont les compétences des différentes institutions. Les responsabililtés sont diluées, dans un cadre institutionnel où la clarté ne prévaut déjà pas.
Enfin, je crois que chaque niveau de responsabilité (maire, conseiller général, conseiller régional, député, sénateur, président de la république) appelle des qualités et des compétences différentes. Faire croire qu'il y a des surhommes capables de se fondre dans tous les mandats est une gageure.
Soyons enfin exemplaires en favorisant la diversité des expériences, des compétences et arrêtons cette course folle à la représentation qui ne sert ni le socialisme, ni la démocratie, mais que les ego.
Je souhaite que mon parti fasse de réels efforts en la matière. la rénovation de la vie politique est aussi à ce prix. Il y a plein de manières de faire de la politique. Il faut accepter de passer d'élu à citoyen et de citoyen à élu. Cet aller-retour est capital pour guérir les egos et préserver l'intérêt général.
09:58 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, thomas puijalon, rénovation, cumul des mandats, nouvelles pratiques, socialisme, élus


