04 novembre 2007
Pour un véritable service public ferré.
Un des apports du Grenelle de l'environnement consiste à consacrer le rôle prépondérant que l'on souhaite faire jouer au rail par rapport à la route dans les 50 prochaines années. Cette optique est la bonne. Les taux d'émission de CO² du rail par rapport à la route sont incomparables.
Pour autant, cette volonté n'aura de sens que si elle s'accompagne d'une véritable réforme du service public ferré, notamment en matière de transports de passagers.
Depuis quelques années la SNCF a transformé sa politique commerciale. D'une logique d'usagers, elle est passée à une logique de clients. Elle se veut, avec le réseau TGV, concurrentielle du transport aérien. Cette transformation s'est accompagnée de hausses tarifaires qui font que sur un certain nombre de destinations, les prix ont augmenté pour coller à ceux de l'avion, mais légèrement en-dessous. La nouvelle politique de prix mise en oeuvre par la SNCF sur son réseau national est tout sauf transparente. Le kilométrage parcouru n'a plus rien à voir avec la tarification. A titre d'exemple, récemment j'ai eu l'occasion de faire 2 trajets en TGV dans les mêmes périodes tarifaires. Contre toute attente, le trajet Paris-Laval s'est révélé 2€ plus cher que le Paris-Saint-Nazaire. Plus de 150 km supplémentaires sont parcourus pour le 2ème trajet. La nouvelle tarification se cale sur les tarifications des compagnies aériennes avec des billets moins chers plus ils sont réservés à l'avance et très chers à la dernière minute.
Cette politique va à l'encontre de deux logiques liées au Grenelle de l'environnement :
- De plus en plus de trajets se décident à la dernière minute qu'ils soient professionnels ou privés. Nous sommes bel et bien rentrés dans l'ère d'une société de l'instantanéité, de la consommation en temps réel, notamment grâce aux outils informatiques.
- Les trajets en train ne sont pas concurrentiels avec un trajet en voiture. cela vaut pour certains trajets pour un passager, pour la majorité d'entre eux pour deux et pour la totalité pour une famille.
La conjonction de ces deux facteurs rend le train moins attractif que la voiture.
C'est cela qu'il faut modifier dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
En premier lieu, il faut consacrer la place de la SNCF comme entreprise publique de service public ferroviaire, hors la concurrence. Il faut travailler pour constituer, à l'échelon européen des partenariats pour mailler un réseau européen du rail. Thalys est un bon début.
En second lieu, la politique tarifaire de la SNCF doit être revue. Elle doit consacrer son rôle de service public au service d'une logique de développement durable. Elle doit donc trouver d'autres financements que ceux des billets: de la publicité, des boutiques, des produits vendus à bord, des services vendus à bord, des aides d'Etat et des Régions... Elle doit sortir de cette logique de rentabilité commerciale et se consacrer à son rôle de transport d'avenir écologiquement plus viable et socialement intégrateur. Il n'est pas normal aujourd'hui, après les bonnes intentions affichées par le gouvernement qu'un moyen de transport beaucoup moins polluant que la route soit plus cher que celle-ci.
C'est un enjeu d'avenir. C'est un véritable enjeu politique à porter auprès des instances européennes et nationales. Je fais malheureusement peu confiance à JAcques BARROT et à Nicolas SARKOZY, tous deux adeptes de la libéralisation des réseaux pour porter ce combat.
Il nous revient à nous socialistes de le mener.
12:30 Publié dans Forêt , grands espaces , Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, socialiste, droite, gauche, transport ferré, développement durable, SNCF
30 octobre 2007
à pas comptés
Il sera difficile pour nous de reconquérir le pouvoir. Une discussion très formatrice et intéressante avec un de mes camarades et ami sur ce sujet la semaine dernière ne cesse de me travailler.
Dans les notes les plus anciennes sur ce blog, j'avais indiqué mes convictions sur notre difficulté à nous plier à un régime présidentiel sous le mode populiste où s'établit un lien direct entre le peuple et le président. Par essence notre relation au pouvoir est collective. Le régime parlementaire primo ministériel sied mieux au socialisme.
Les deux seules fois sous la cinquième république où nous sommes arrivés au pouvoir avec François MITTERRAND et Lionel JOSEPIN ce ne serait qu'un accident de l'histoire.
Notre rôle dans les années qui viennent va consister à dépersonnaliser le pouvoir préssidentiel. Nous n'y serons pas aidés tant l'élection présidentielle est devenue le moteur de notre vie politique et tant celui qui occupe la fonction accapare l'espace médiatique contre toutes les règles de transparence, d'équité et de pluralisme.
Néanmoins, nous allons avancer, parce que la démocratie et la république sont encore nos biens collectifs les plus précieux.
14:22 Publié dans Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Socialiste, gauche, république, démocratie, puijalon, politique, parlementarisme
15 octobre 2007
pour une gauche d'utopies (suite)
L'utopie peut faire peur. Elle est dans bien des cas associée à ce qui n'est pas réalisable ou réaliste.
Pourtant, sans une dose d'utopies - et je le mets sciemment au pluriel -, il est difficile d'éclairer l'avenir, il est difficile de l'inventer.
Je crois que notre parti, le parti socialiste, a trop souffert de sa culture de gestion. Dirigé par des cadres issus du même moule, celui d'une école où l'on apprend à gérer et pas à projeter, il s'est engourdi dans la recherche du maintien des avantages acquis.
Le PS a perdu sa part indispensable de parti visionnaire, qui propose une lecture de la société, une analyse des inégalités. Son rôle est de proposer une perspective pour les Français, d'ouvrir une trace, un sillon vers l'avenir. Nous avons perdu l'habitude de nous projeter.
D'ailleurs, il n'est qu'à relire ce que nous appelons "Projet" lors de nos congrès. L'échéance de nos projets s'arrête à 6 ans, au mieux à 10.
Aujourd'hui, il nous faut dépasser ce stade. Nous devons retrouver notre composante visionnaire. Nous devons proposer un projet de société à 30 ou 50 ans qui intègre les composantes que sont la mondialisation, l'inégalité croissante du partage des richesses, la raréfaction de certaines énergies et matières premières non renouvelables, la nécessaire protection de l'environnement, de la bio-diversité et le vieillissement de notre société.
Nous devons produire une analyse de ces phénomènes, nous devons en produire une grille de lecture et apporter des réponses avec les outils dont nous disposons pour corriger les effets néfastes et construire une société d'égalité, de solidarité et de durabilité.
Ces enjeux sont devant nous. Nous ne pouvons les ignorer lors de nos prochaines échéances.
Il y a une part de réalisme dans ces utopies. Il y a aussi une part de rêve. C'est ce que nous devons aspirer à construire.
Nous devrons proposer aussi des ajustements réguliers de notre lecture de la société pour accepter la part d'évolutions rapides de notre monde actuel.
10:30 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche, socialiste, PS, forge, puijalon, refondation
14 octobre 2007
Pour une gauche d'utopies
Trop souvent ces derniers temps, du côté notamment de notre candidate aux élections présidentielles ou des amis de STRAUSS-KAHN, on entend se développer le vocable de "gauche du réel".
Ce vocable et la construction du rapport au pouvoir qu'il implique sont en partie la cause de notre échec lors des deux dernières élections présidentielles. La gauche du réel nous renvoie juste à la gestion, au socialisme a minima. La gestion, la droite sait le faire aussi bien que nous. Si la seule chose que nous avons à proposer aux Français, c'est une gauche de gestion, alors on rentre dans la médiatisation de la personnalité, dans l'abolition des clivages entre la gauche et la droite... En fait dans le marasme politique dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui et qui empêche le PS de rebondir et de redécoller.
Au contraire, ce dont le PS a besoin aujourd'hui, c'est de construire une gauche d'utopies. Une gauche qui soit capable de défricher l'avenir, de le construire, de le promettre et de le réaliser. Point de grand soir, sans petit déjeuner le lendemain matin.
Nous vivons dans un monde où la production de richesse ne cesse de croître et où les inégalités sociales n'ont jamais été aussi fortes. Jamais, les revenus du travail n'ont été à ce point minorés face aux revenus du capital. Les 15 milliards d'Euros de cadeaux fiscaux de Nicolas SARKOZY aux Français les plus riches en sont le meilleur témoignage.
Alors, notre rôle aujourd'hui est de réarmer la gauche et de construire les outils pour mettre en oeuvre de nouvelles redistributions des richesses.
Notre monde vit ce paradoxe qu'au fur et à mesure que les libertés économiques gagnent du terrain, les libertés civiles se restreignent. Le marché se fait à ce prix.
Utopie ne veut pas dire irréalisme, ni explosion de la dépense publique. Au contraire.
Ce que les libéraux de l'acabit de SARKOZY n'ont pas compris, c'est que nous ne vivons pas dans un monde où la croissance et la richesse vont progresser indéfiniment. Les matières premières deviendront pour beaucoup d'entre elles une denrée rare. D'ici 50 ans nous pourrions entrer dans une économie de la pénurie du fait de la raréfaction d'un certain nombre de produits de première nécessité, pour l'industrie notamment.
C'est là que nous socialistes nous avons un rôle à jouer pour inventer les modes de redistribution de demain. C'est notamment dans le champ du développement durable et notamment des énergies renouvelables que nous devons nous investir en priorité pour gommer les effets néfastes de la mondialisation. Dans les pays de l'Afrique noire, nous avons un des taux d'ensoleillement les plus forts; de quoi produire une électricité solaire abondante, c'est-à-dire une source de développement pour ce continent.
Notre péché ces dernières années, c'est d'avoir oublié notre rôle de défricheurs d'Histoire. Nous sommes plus que des gestionnaires. Nous sommes des ambitieux pour l'humanité. Nous sommes des porteurs d'un développement économique qui source de développement social. Nous sommes la seule force politique aujourd'hui capable de porter le développement durable face au capitalisme aveugle et mangeur des ressources naturelles.
Le socialisme est loin d'être un concept ringard. C'est une idéologie d'avenir, qui a juste besoin de se transformer pour s'assumer.
15:55 Publié dans Jardin anglais , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche, socialiste, parti socialiste, utopie, croissance, SARKOZY
08 octobre 2007
L'ouverture au niveau local?
L'ouverture pour les élections municipales. Voici le nouveau crédo de l'UMP. L'idée est fine. Elle va un peu plus asphyxier le Parti socialiste.
Les socialistes feraient bien d'en prendre de la graine. Déjà pour pratiquer l'ouverture en interne et arrêter le sectarisme entre les courants, les tendances, les majoritaires et les autres. Notre parti ne sait pas valoriser ses richesses internes aujourd'hui.
Ensuite, il devrait largement s'ouvrir sur la société civile. Pas besoin d'aller chercher à droite. La société civile regorge de talents qui ne demandent qu'à s'exprimer et à rejoindre une liste de gauche porteuse d'une offre politique crédible.
09:54 Publié dans balcon , grands espaces , Jardin anglais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, politique, socialiste, municipales, ouverture
05 octobre 2007
Anticiper le vieillissement de notre société
Monsieur SARKOZY vient de faire un cadeau de 15 Milliards d'Euros aux français les plus fortunés sur 2007. Sur 5 ans, ce sont au moins 75 Milliards d'Euros qui seront ainsi bradés aux plus riches de nos concitoyens, soit près de 7,5% de la dette cumulée de l'Etat.
Ces 75 milliards auraient pu être utilisés autrement. Tel la cigale de La Fontaine, Monsieur SARKOZY mise tout sur le présent et ne prévoit pas.
les 15 milliards de cadeaux fiscaux de 2007 auraient trouvé un meilleur usage dans un grand plan d'Etat pour accueillir les personnes âgées.
Notre société se prépare à vivre dans les 15 ans qui viennent une mutation sociologique importante. Le nombre de sénior dépassera celui des actifs. Cette population vieillissante, il faudra bien la gérer. Pour l'heure rien n'est prévu.
La croissance fulgurante du nombre de personnes âgées nécessitera un développement des emplois de service d'aide à la personne, mais également des emplois médicaux et paramédicaux. Pour l'heure rien n'est prévu. Certaines spécialités médicales sont en manque de praticiens. Le nombre d'infirmières est toujours insuffisant.
Les structures d'accueil pour personnes âgées sont aussi largement insuffisantes, en nombre, en qualité et en répartition sur le territoire.
Notre société doit se préparer à ce choc au lieu de dilapider les fruits de la maigre croissance et d'augmenter la dette de l'Etat pour les générations futures.
Les jeunes actifs qui rentrent sur le marché du travail devront supporter les cotisations sociales pour les personnes âgées, les impôts pour former les futures générations; elles devront également produire pour vivre et générer de la croissance.
Il est temps de se réveiller et de proposer une vraie politique sociale.
10:12 Publié dans Verger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, puijalon, gauche, socialiste, retraites, vieillissement
03 octobre 2007
Une république exemplaire?
C'est vraiment ça la république exemplaire que nous promettait Sarkozy? Une république où tous les régimes spéciaux de retraite sont supprimés, sauf trois : celui des pêcheurs, celui des députés, celui des sénateurs...
C'est si pénible que cela le travail de député ou de sénateur?
La vertu en politique c'est de montrer l'exemple. Voilà la République de Sarkozy. Casse sociale pour les classes moyennes et les ouvriers. Privilèges pour les nantis. Le risque est une part inhérente de l'élection. L'alternance aussi.
Il est vraiment temps que l'on limite le nombre de mandats à 2 pour éviter de payer trop de pensions à nos vieux parlementaires... ça fera économiser un peu d'argent public.
09:32 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche, socialiste, sarkozy, puijalon, retraites, parlementaires
01 octobre 2007
Démocratie
Démocratie. Le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Voilà une notion moderne. Voilà un vrai sujet de politique pour nous socialistes en ce début de 21ème siècle englué dans des guerres injustifiables, des actes terroristes absurdes et gratuits.
La France que Nicolas SARKOZY est en train de nous tailler à coup de karcher, je ne la reconnais pas. De longue date, dans notre identité, nous avons un côté clair, celui de la lutte pour l'universalité, pour la démocratie, le combat pour l'émancipation, la liberté, la pensée. Cette tradition développée par les philosophes des Lumières a pourtant son pendant, son côté d'ombre. Cette part d'ombre nous l'avons vécue sous Pétain, avec l'instauration de règles spécifiques pour les juifs, puis avec la collaboration institutionnelle qui a cautionné et aidé la Shoah. Cette part d'ombre, nous l'avons vécue dans les guerres de décolonisation où certains membres de nos troupes, qui avaient connu la Libération, se sont adonnés à la torture.
Aujourd'hui, l'Etat UMP est de nouveau entré dans cette part d'ombre. Il faut que nous en prenions conscience. Les lois proposées par Messieurs SARKOZY, FILLON et HORTEFEUX nous ramènent à ces démons. Lorsque les immigrés, même clandestins, sont ramenés à des quotas, lorsque l'ADN est là pour justifier de l'identité, lorsque des Maires UMP (à Digoin) commencent à interdire les cantines à des enfants de sans-papiers, alors nous ne sommes plus dans l'espace de la République et de la Démocratie. Nous ne sommes plus dans les valeurs communes qui font que nous pouvons nous retrouver derrière un vivre ensemble. Quand les voix commencent à se taire, alors il commence à être trop tard.
Nicolas SARKOZY ne fait pas que parler le langage du Front National pour séduire ses électeurs. Il pratique ses actes.
Le rapport au pouvoir de Monsieur SARKOZY est inquiétant. Il se cache derrière sa frénésie une part d'impérialisme contraire à toutes nos valeurs républicaines et démocratiques. SA personne passe avant l'institution sur le site internet de l'Elysée.
Cet homme est dangereux. Non seulement, il casse nos acquis sociaux, ce que nous pourrons toujours reconstruire dès lors que nous serons prêts, mais il sape les fondements même de notre démocratie: la liberté d'expression, la contradiction, le débat, le pluralisme.
Il nous sera plus dur de nous reconstruire et de constituer une alternative crédible si nous le laissons faire les réformes institutionnelles créant un véritable régime présidentiel. Ce culte de la personnalité, ce culte de sa personne au détriment de la fonction sont dangereux pour nos institutions, pour la démocratie et pour nous-mêmes, citoyens.
Nous devons refuser la réforme visant à instaurer un régime présidentiel. C'est le meilleur contrepouvoir que l'on puisse créer dans le cadre de la République. Monsieur FILLON commence à le comprendre, lui qui commence à s'appuyer sur sa légitimité issue de l'élection du Parlement. Continuons dans cette voie du parlementarisme raisonné.
13:50 Publié dans Saisons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, socialiste, gauche, SARKOZY, opposition, démocratie
29 septembre 2007
Un flop fiscal!
Quelle est donc cette drôle de danse qu'entonnent à eux deux Monsieur SARKOZY et Monsieur FILLON. L'un parle de rigueur, lorsque l'autre a vendu pour 13 à 15 Milliards par an de cadeaux fiscaux à ceux qui en ont le moins besoin. L'un vient expliquer qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses et qu'il ne faut plus attendre de redistribution sociale, quand l'uatre vient vanter le juste retour aux riches de ce qui leur est dû. Derrière cette valse hésitation, ce numéro de duétiste, de mime asynchrone, se cache une autre réalité plus cruelle : la politique fiscale de Monsieur SARKOZY est un échec patent. Son choc fiscal, mère de toutes les réformes, qui devait engendrer un "grand bond en avant" de l'économie française, s'est simplement écrasé lourdement et est juste venu s'additionner à une dette de l'Etat déjà conséquente.
Que faire après? La justice sociale voudrait que ce qui indûment a été donné soit repris. La justice républicaine voudrait que cette dette de l'Etat alourdie pour les générations suivantes pour que la cigale SARKOZY puissent honorer ses promesses de pains et de de jeux soit allégée d'autant.
Car toute l'injustice de la politique de Monsieur SARKOZY réside en ce que non seulement, celle-ci accroît le poids d'une dette déjà lourde pour les générations futures (1000 milliards d'Euros!), mais en ce qu'elle ne sert qu'à allimenter l'air du temps.
Il n'est pas question de lourds investissements de transports en commun, d'hôpitaux publics, de construction de maisons de retraite pour préparer le papyboom, il n'est pas question d'un plan massif d'innovation pour créer l'économie du développement durable de demain, dont la France pourrait être le fer de lance. Non il est juste question de mener une politique libérale, réduisant les charges de ceux qui paient l'impôt, limitant la solidarité entre les couches sociales, détricotant les fondements d'une école apprenant à former des citoyens au profit d'une école formatant au marché du travail...
C'est de la petite politique, pour un petit homme d'Etat, qui gavé d'ambition personnelle, s'est aveuglé sur les besoins de la France.
Ce dont la France a besoin aujourd'hui c'est que l'Etat impulse une politique économique forte, impulse de l'investissement dans les grandes infrastructurese dont le pays et les Régions ont besoin pour préparer la fin de l'ère du pétrole. Ce dont la France a besoin c'est d'un coup de pouce énorme pour la recherche appliquée et fondamentale pour préparer cette future révolution économique.
18:40 Publié dans Potager , Saisons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, socialiste, gauche, SARKOZY, libéralisme, choc économique, puijalon
Fréquentation en hausse

Grâce à vous le Jardin politique a pris une nouvelle dimension. il fut même cité dans la nouvelle émission de Christine OCKRENT, dimanche soir dernier.
C'est un encouragement à continuer. La blogosphère ouvre des nouvelles pistes pour démocratiser la politique, la liberté de parole, dans une République qui aujourd'hui manque cruellement d'espaces de concertation, de dialogue.
Merci à tous.
11:12 Publié dans balcon , grands espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche, jardinpolitique, puijalon, socialiste, fréquentation


